Quantcast

Présentation

Publications

Les gendarmes face au crime
Par le capitaine de gendarmerie Benoït Haberbusch, chargé d'études au service historique de la défense.

Geste Edition, 2012, 304 p., 22€.


Vichy et la Shoah. Enquête sur le paradoxe français
de Michel Alain, Paris 2012, diffusion Sofédis, 25€.



Flics, chronique d'un désastre annoncé

de Elisabeth Weissman, Stock, 2012, 198 p., 12,50€.

Journée d'étude

Namur, 11 mai 2012

Les commissaires de police sous la Révolution et l'Empire

FUNDP - Namur, Faculté de philisophie et de lettres

Auditoire L33 - Entrée libre

Lire le programme de la journée

INFORMATION PRATIQUE

Archives nationales
Nouvelle navette gratuite entre Paris
et les A.N de
Fontainebleau
Une information pratique importante pour
tous les chercheurs
:
A l'occasion de la rentrée universitaire 2010,
à partir du 19 octobre, les Archives nationales
ont mis en place tous les mardis et jeudis,
sur une période test de 3 mois (octobre à
décembre), un nouveau système de navette
gratuite reliant Paris et Fontainebleau.
Voir la page spéciale des Archives Nationales

 

 

 

 

 

Bibliographies

Histoire de la police (& de la gendarmerie)
Généralités
Mémoires et thèses en ligne


 

Recherches sur le blog

Mardi 27 novembre 2 27 /11 /Nov 23:07

L'hébergeur Overblog ne nous permettant pas de stocker aisément les très longues Lettres aux amis... avec leurs archives et la bibliographie, un nouveau site Politeia a été créé et hébergera petit à petit tout ce que l'on trouvait sur ce blog.

 

Vous pouvez déjà lire la dernière Lettres aux amis... 2012/11 en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

http://politeiablog.jimdo.com/les-lettres-aux-amis/lettre-2012-11/

 

En vous priant de nous excuser pour les désagréments occasionnés...

Par Stéphane LEMERCIER
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 avril 3 04 /04 /Avr 21:37

 

 

Chers collègues et chers amis,

 

Je sais, ces Lettressont de plus en plus « lourdes », mais l’actualité est très riche, même trop… Vous trouverez dans cette Lettre quelques nouvelles fraîches, d’autres qui le sont un peu moins… et des « urgences » : colloques, appels à communiquer, livres, articles… et puis quelques « dossiers » récents comme l’affaire de Toulouse ou la naissance aux forceps d’une section « criminologie » au CNU et la qualité de ses « experts » …

Bien cordialement

jmb

 



 

Actualité / commémoration…

 

Le 29 mai prochain marquera le 70eanniversaire de la 8eordonnance allemande qui instaurait, à partir du début de juin 1942, le port obligatoire de l’étoile jaune dans la zone occupée prélude aux grandes rafles de l’été…

Comme l’écrit fort justement Thierry Noël-Guitelman, « cette date n'a pas été inscrite dans le calendrier mémoriel contesté de notre république. La France ne célébrera pas le 70e anniversaire de l'instauration de l'étoile jaune, car cette date, la France a préféré l'oublier. Trop synonyme de déshonneur, d'infamie, d'humiliation » : le contraire de la « bataille » de Glières en quelque sorte et dans ce cas ce n’est hélas pas un mythe !

Rappelons aux « amis » que ce furent les policiers et gendarmes français qui eurent la charge d’appliquer cette ordonnance comme toutes les précédentes et de vérifier que les juifs âgés de 6 ans et plus portaient bien leur étoile, que celle-ci était bien visible et cousue « à petits points »…

Des milliers de contrevenants furent arrêtés pour « défaut d’étoile », « dissimulation d’étoile », étoile mal ou non cousue… qui constituaient autant d’infractions à une ordonnance qui avait force de loi et que les conventions d’armistice imposaient à l’administration française de faire respecter. Les aryens « amis des juifs » qui, par solidarité, portèrent des étoiles fantaisistes (« Zazou », « Swing », « Auvergnat », « Papou »…) furent également arrêtés : une circulaire de la préfecture de police datée du 28 prévoyait le cas des aryens qui porteraient indûment l’étoile…

Ces questions, comme également celle de l’exemption de cette mesure qui fut accordée de façon exceptionnelle font l’objet d’un blog de Thierry Noël-Guitelman :

http://etoilejaune-anniversaire.blogspot.com

(dont l’auteur cherche un doctorant intéressé par une thèse sur le sujet (quasi vierge à ma connaissance) des exemptions du port de l'étoile.

Avis aux étudiants et directeurs de thèses…)

 

Pour approfondir le sujet :

Une soirée au Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l’Asnier :

« Le 29 mai, une soirée spéciale est organisée au Mémorial, en présence de Jean-Marc Berlière, professeur d'histoire contemporaine (université de Bourgogne), de Cédric Gruat, historien et réalisateur, d'Emmanuel Debono, professeur d'histoire, représentant de la Fondation Spielberg en France. »

Un livre à lire :

Le journal inédit pendant 69 ans d’une « amie des juifs » arrêtée et internée aux Tourelles puis à Drancy : J’Ai voulu porter l’étoile jaune. Journal de Françoise Siefridt, chrétienne et résistante, Robert Laffont, 2010, 215p.

 

 

 

 

 

  1. Des livres, des revues…

 

  Gendarmes face crime Benoît HABERBUSCH, Les Gendarmes face au crime, Geste édition, 2012, 304 p. , 22€

Le livre du capitaine de gendarmerie Benoît Haberbusch, chargé d’études au service historique de la Défense (SHD), apporte un éclairage original sur le rôle ignoré de la gendarmerie dans les enquêtes criminelles durant l’entre-deux-guerres.

Symbole de la méconnaissance sur ce sujet, la littérature populaire de l’époque a imposé quelques figures emblématiques, comme le commissaire Maigret, le détective Hercule Poirot ou le journaliste Rouletabille sans qu’aucun gendarme n’ait été le personnage récurrent de romans policiers. De la même manière, les actualités ont braqué leurs projecteurs sur les policiers des fameuses brigades régionales mobiles à l’occasion des enquêtes judiciaires les plus retentissantes, telles que les affaires Seznec ou Stavisky, en omettant d’évoquer le travail préliminaire des gendarmes.

Pourtant, la police judiciaire, mission traditionnelle de la gendarmerie, gagne en vitalité entre 1918 et 1939 sous l’impulsion d’une nouvelle génération d’officiers et de gradés désireux de se spécialiser dans ce domaine. Parallèlement, les progrès réalisés à l’époque en matière de motorisation et de télécommunication favorisent l’efficacité des enquêteurs de l’arme. Par ailleurs, la gendarmerie développe ses propres fichiers au début des années 1930 et met en place ses premières unités spécialisées dans la lutte contre les malfaiteurs, notamment les forcenés, plusieurs décennies avant la création du groupement d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN).

Pour réaliser son étude, le capitaine Haberbusch a exploité des sources inédites au SHD, aux Archives nationales et départementales. Il a aussi complété ses recherches avec des sources imprimées issues de la presse nationale, la presse locale et corporatiste. En s’appuyant sur cette documentation abondante, l’auteur retrace avec force détails quelques-unes des enquêtes criminelles menées par ces militaires dans les années 1920 et 1930.

 

Herbert REINKE, grand spécialiste et figure pionnière de l’histoire de la police nous fait part d’une excellente nouvelle : les trois livres résultant du projet sur l'histoire du Bundeskriminalamt/BKA sont désormais disponibles en format pdf sur le site du BKA :

 

http://www.bka.de/DE/Publikationen/BKA-Historie/bkaHistorie__node.html?__nnn=true

 



MICHEL (Alain), Vichy et la Shoah. Enquête sur le paradoxe français,Vichy-et-shoah.jpg 2012, Paris, CLD, 402p., Diffusion Sofédis, 25 euros, ISBN 978-2-85443-549-8

Enfin disponible, un livre annoncé dans une précédente Lettre et qui nous replonge dans la complexité d’une époque en nous sortant des clichés et du prêt à penser qui dominent et sont répétés de façon définitive voire incantatoire…

 

Crédits photo : © Rue des Archives

Sous le contrôle de la police française, le 14 mai 1941, gare d’Austerlitz, à Paris, des Juifs montent dans des trains les menant dans les camps d’internement de Beaune-la-Rolande ou Pithiviers (Loiret).

 

4e de couverture :

 

Vichy et la Shoah - enquête sur le paradoxe français

Quel rôle joua le régime de Vichy dans l’application de « la Solution finale de la question juive » ? Depuis trente ans, en France, l’affaire semble entendue : le régime de Vichy a été un complice actif du génocide perpétré par les nazis.

Pourtant, face à cette thèse officielle, des pierres d’achoppement subsistent : comment expliquer, en effet, que 75% des Juifs vivant en France pendant la guerre aient pu échapper à la Shoah ? Et comment expliquer, aussi, que la France fut le pays d’Europe où les réseaux de sauvetage juifs furent les plus nombreux, les plus actifs et les plus efficaces ? Autant de « paradoxes français ».

Fort d’une première étude sur les Éclaireurs israélites de France pendant la Seconde Guerre mondiale et fin connaisseur des recherches internationales sur la Shoah, Alain Michel reprend le dossier à sa source. Il présente des chiffres et pose des questions qui dérangent.

Ainsi, l’antisémitisme de Vichy, qui distinguait juifs nationaux et juifs étrangers, a-t-il vraiment poursuivi les mêmes objectifs que les nazis ? L’existence même du gouvernement de Vichy a-t-elle permis, ou non, de ralentir la machine génocidaire ? Peut-on expliquer, comme le fit le président Jacques Chirac en juillet 1995, l’ampleur des sauvetages par la seule action courageuse des Français qui auraient pallié ainsi les errements de leur gouvernement ?

Des questions souvent ignorées du public français et des réponses qui bouleversent notre connaissance de la Shoah en France.

 

Auteur :

Alain Michel vit en Israël. Docteur en histoire (Sorbonne), il a été le responsable du bureau francophone de l'Ecole internationale pour l'enseignement de la Shoah à Yad Vashem (2004-2009), il est aussi le fondateur et le directeur des éditions Elkana. En décembre 2009, il a abandonné son poste à Yad Vashem pour mieux se consacrer à l’écriture de ce livre achevé à l’American University (Washington DC).

Préfacier :

Richard Prasquier est président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)

 

 

François Dieu et Paul Mbanzoulou (dir.),L'architecture carcérale : Des mots et des murs, 2012, Toulouse, Privat, 124p., 24,50€

 

Un sujet et des approches originaux sur la prison.

De très belles illustrations aussi.

Archi carcer

 

 

 

WEISMAN Elisabeth,Flics. Chronique d'un désastre annoncé, Stock, 2012, 198p., 12,50€

29012012

 

Présentation de l'éditeur Flics-chronique.jpg

Les flics vont mal. Pris eux aussi comme tous les fonctionnaires de l’État dans la tourmente de l’entreprise de déconstruction lancée par l’équipe au pouvoir contre les services publics, mais avec ce paradoxe : alors que le pouvoir fait de la lutte pour la sécurité son fonds de commerce, il attaque de plein fouet les conditions d’exercice et la nature même des missions dévolues à la police républicaine. Étranglés par une réduction drastique d’effectifs, (11 000 effectifs en moins depuis 2004), les policiers sont empêchés d’assurer un véritable service de proximité, d’accueil et de secours sur le terrain. Soumis à la dictature du chiffre qui les pousse à faire de l’interpellation et du contrôle à tout va, ils sont contraints de se livrer à des pratiques aux frontières de l’illégalité, le profilage ethnique par exemple. Accablés de directives ultra sécuritaires, ils voient leurs fonctions de prévention détournées au profit exclusif de la répression. Managés à coup de peur, de prime et de triche, ils ont le sentiment de ne plus travailler que pour fournir à la hiérarchie des résultats qui pourront être utilisés à des fins de communication politique. Expropriés de leur mission républicaine de service public, ils sont pris dans les rais d’une idéologie racisante consistant à stigmatiser toute une partie de la population reléguée dans des ghettos de misère à la périphérie des grandes villes, qu’on leur demandera d’aller pacifier, au cours d’opérations coups de poing, sans autre objectif que d’épater la galerie et rassurer l’électeur en voie de lepénisation.

Tandis que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant continue ses sorties fracassantes sur sa volonté d’éradiquer la délinquance à coup d’effets d’annonces, les policiers sur le terrain font les frais du double langage. Ni effectifs ni moyens supplémentaires ne leur sont alloués, mais ce sont au contraire les polices municipales, les réserves civiles, les officines privées de sécurité et les systèmes de vidéo-surveillance qui sont convoqués en lieu et place de la police nationale. Aux risques et périls de nos libertés démocratiques.

 

Biographie de l'auteur

Diplômée de Sciences Po, journaliste, essayiste, Élisabeth Weissman revendique un regard politique sur la société. Elle a déjà exploré l’emprise du libéralisme économique sur notre intimité dans La Nouvelle Guerre du sexe, puis la résistance des fonctionnaires face à l’invasion du champ public par la logique marchande dans La désobéissance éthique.

 

 

 

"Police et Justice pénale" (C. LAZERGES, dir.), Archives de politique criminelle, 2012, n°33

 

 Sommaire :

Police-et-justice.jpg Avant-propos par C. Lazerges ; A propos d'un rapport de la Cour des comptes sur la politique de sécurité par P. Joxe ; La police est-elle encore une activité régalienne ? par J.Chevallier ; Le contrôle du Parquet sur la police judiciaire par J.-P. Dintilhac ; Le contrôle de la déontologie des forces de police par la commission nationale de déontologie de la sécurité par R. Beauvais ; Police et LOPPSI 2 : quels enjeux pour la justice pénale ? par S. Grunvald ; La garde à vue sous le regard du Contrôleur général des lieux de privation de liberté par V. Delbos ; De l'échec de la police nationale à l'avènement incertain des polices municipales par C. Mouhanna ; Secret professionnel et devoir de réserve dans la police. Le pouvoir disciplinaire face aux lanceurs d'alerte par F. Ocqueteau et P. Pichon ; Police et CPS : de quelques paradoxes résultant de la séparation des autorités répressives par N. Jeanne ; La police judiciaire dans le procès pénal italien : questions anciennes et scénarios inédits par L. Lupària ; La « police de proximité » en Allemagne par H. Weiss et H. Henrion ; La police de proximité en Grèce par I. Rodopoulos ; Le contrôle civil de la sécurité intérieure en Turquie : entre concurrence des pouvoirs et relations principal - agent par S. Roche

 

 

 

 

 

Photographies

La chose est un peu ancienne, j’en conviens, mais le lien fonctionne toujours :

 

Livre de Jean-Pierre Rey, Un an de police dans les cités

 

http://www.lefigaro.fr/photos/2011/02/21/01013-20110221DIMWWW00485-plongee-dans-le-monde-de-la-police.php

 

 

Une œuvre et un sujet originaux…

Ce vieil Alphonse n’en reviendrait pas…

Stéphanie SOLINAS,Sans titre, M.Bertillon, éditions RVB Books

Bertillon---Solinas.jpg

*stéphanie solinas
http://www.stephaniesolinas.com

 

Et puis quand on parle fichage, on pense DCRI et un livre vient faire le point sur l’affaire de Tarnac… et finalement cela tombe à pic après l’identification du tueur de Toulouse et toutes les questions que pose l’attitude de la DCRI…

David DUFRESNE, Tarnac, magasin général, Calmann-Lévy, 498p., 20€

 

 

Présentation de l'éditeur

« Cela faisait une quinzaine de jours que les VTTistes tournaient dans le village. Ils avaient tout sillonné, tout monté, et Dieu sait que ça grimpe à Tarnac. Cette nuit de juillet 2008, les cyclistes avaient roulé jusqu’à la ferme du Goutailloux. Le temps était frais, idéal pour une sortie nocturne. Au second virage, à moins que ce ne soit le troisième, il faisait nuit, plus personne ne sait avec exactitude, les cyclistes se sont arrêtés et ont commencé à creuser la terre pour y colmater une vieille souche d’un conifère quelconque. À cette heure-ci, la montagne dort, hormis les biches qui profitent du calme pour se promener, et les cyclistes s’affairaient sans bruit. L’avantage de choisir une courbe, c’est d’être assuré que les voitures vont ralentir. Et pour l’appareil photographique que les agents de la direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) étaient en train d’installer dans le tronc d’arbre mort, cet atout est précieux. Pendant des semaines, l’appareil allait mitrailler automatiquement toutes les plaques minéralogiques de passage. Et quelques sauts de biches, aussi. Ensuite, on n’a plus jamais revu les cyclistes. Ils sont rentrés chez eux, en région parisienne, leur vélo dans le coffre.

L’agent de la DCRI me sourit :

Le plus pénible, c’était d’aller relever les bandes et recharger les batteries des caméras. À chaque fois, ça multipliait les risques de se faire gauler. »

UNE CONTRE-ENQUÊTE AU COEUR D’UNE AFFAIRE D’ÉTAT.

Sur l’affaire de Tarnac – du nom du village où furent arrêtés Julien Coupat et ses proches, suspectés de sabotages de lignes TGV en novembre 2008 –, un récit à la première personne, subtil et documenté.

 

L'auteur

DAVID DUFRESNE est journaliste indépendant, après des années à Libération et Mediapart. Réalisateur de documentaires, dont Prison Valley, récompensé dans le monde entier, il signe ici son dixième livre, fruit de trois ans d’enquête au cœur du pouvoir et du contre-pouvoir.

 

 

 

  1. Séminaires, journées d’études…

 

Paris, 23 avril, Metis :

 

L’Orchestre rouge : une réalité et un mythe

 

Après la séance du 12 mars consacrée à BERIA ET LES SERVICES SECRETS AU CENTRE DU POUVOIR POLITIQUE, un autre sujet incontournable quand on parle de l’URSS et du renseignement : l’Orchestre rouge (Rote Kapelle) comme l’ont appelé les services allemands

On connaît le livre de Gilles Perrault qui, victime et initiateur du mythe, a tout faux ou presque sur un sujet qu’il a largement contribué à embrouiller…

Pour réellement savoir et pour revisiter ce réseau du GRU (les services de renseignements militaires de l’URSS), il existe un spécialiste incontournable : Guillaume Bourgeois. Il sera l’invité du prochain séminaire de METIS : à ne pas rater !!!!

 

 

 

Namur, 11 mai 2012 :

 

LES COMMISSAIRES DE POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L’EMPIRE

 

 

  1. Appels à communications et à contributions / Calls for papers…



Intelligence Services and Activities of the European Powers:

France, Germany, Great Britain and Italy

 

International Intelligence History Association (IIHA)

2012 Annual Conference

École Militaire, Paris, 1-3 June 2012

 

Intelligence Services and Activities of the European

Powers: France, Germany, Great Britain and Italy

The four European powers - France, Germany, Great Britain and Italy - enjoy a long and

varied history of intelligence services and activities. Many of these services have played

important roles in wars, conflicts, diplomacy, politics, economics and peace-making, both

within Europe and on the global arena. From the Roman world to today’s Arab Spring

revolutions, intelligence has played a major role in the development of the major European

powers and their military, economic and diplomatic power and influence. Intelligence played

a role both in acquiring world empires and in their demise, and is today playing a crucial role

in Europe’s security and foreign policies. We are seeking original papers on the intelligence

services, activities, operations or influence of these four European countries, of any time

period, from the antique to the present day. The conference theme this year is broad, both in

terms of the periods covered and of the focus of papers: this will provide a wide discussion

and comparison of a variety of themes relating to intelligence in and beyond Europe. We

especially encourage paper proposals from young researchers and doctoral students as well as

from established scholars.

Please submit your paper proposal (abstract of 150-300 words) by email to the IIHA

Executive Director at roschinski@gmx.info Please also indicate if you wish to make use of a

PowerPoint presentation. The deadline for proposal submissions is 5th April 2012.

Acceptance notifications will go out by the end of April.

Conference presenters are encouraged to submit their revised paper in the form of an article

to the association’s Journal of Intelligence History within two months after the conference.



Colonial Policing


Corps habillés.Politique des métiers de l'ordre


Les corps habillés (i.e. militaires, gendarmes, policiers, gardes nationaux, gardiens de préfectures, gardes-frontières, forestiers, sapeurs-pompiers, etc.) constituent un champ professionnel central dans les appareils d'Etat africains. Formant dans certains Etats jusqu'à près de la moitié des fonctionnaires, présents à tous les étages des appareils d'Etat, des carrefours de circulation aux antichambres du pouvoir, ils participent à plein du fonctionnement de l'Etat postcolonial. Redécouverts récemment par les organisations internationales et les bailleurs de fonds sur le mode de la "Réforme du Secteur de la Sécurité" (SSR), ils restent mal connus des sciences sociales. Alors que les acteurs non étatiques de l'exercice de la violence sont de mieux en mieux étudiés, les fonctionnaires en charge de l'exercice de la violence d'État restent un objet à explorer.

 

Calendrier

Les propositions d’une page maximum sont à envoyer à Marielle Debos et Joël Glasman jusqu’au 15 avril 2012. Les articles retenus seront attendus pour le 15 juin 2012. Après le processus d’évaluation conduit par Politique africaine, les articles acceptés paraîtront dans le dossier du numéro de décembre 2012.

Contact:

Marielle Debos, mdebos@u-paris10.fr

Joel Glasman, glasmanj@cms.hu-berlin.de

 


  Pour lire la suite  (et la traduction en anglais)

 

 

Nouvelle revue en ligne dhistoire du droit recherche contributeurs :

 

Une nouvelle revue électronique – Historia et Ius- dédiée aux études d’histoire juridique de l’époque médiévale, moderne et contemporaine va paraître à l’initiative de quelques chercheurs italiens. La revue peut compter sur la collaboration d’historiens européens qui, avec les organisateurs, font partie du conseil de rédaction.
Historia et Iusest un périodique semestriel articulé en deux parties : la première – Etudes– est vouée aux articles soumis à une évaluation préalable fondée sur le système de la double blind peer review ; la deuxième – Interventions – contient des communications, des projets de recherche et comptes rendus de livres.
Simple d’utilisation, la revue entend contribuer à la diffusion des recherches historico-juridiques et favoriser l’échange des idées et des méthodes. Les articles retenus seront publiés indifféremment en langues italienne, française, anglaise, espagnole ou allemande.

Historia et Iusinvite tous les chercheurs qui s’intéressent à l’histoire du droit à présenter des textes pour la publication dans le premier numéro de la revue, prévue pour le 1er juillet 2012. L’appel à contributions se trouve à l’adresse : http://www.historiaetius.eu/call-for-papers.html

 

 

 

Projet original recherche contributeurs :

Dictionnaire de la méchanceté

Sous la direction de Lucien Faggion et Christophe Regina

Éditions Max Milo

(http://www.maxmilo.com/)

Si le titre de ce dictionnaire peut écorcher les oreilles, paraître provocateur, voire surprendre par la thématique retenue, il n’en demeure pas moins très actuel et intéressant. Qu’est ce que la méchanceté ? Selon Furetière, la « méschanceté » n’est rien d’autre que la « scélératesse » et la « malignité ». De nos jours encore, la méchanceté renvoie au désir de heurter, de blesser, davantage peut-être par les mots perfides que par les gestes. La méchanceté n’en demeure pas moins redoutable pour ceux et celles qui l’éprouvent et la subissent, victimes d’eux-mêmes et de l’autre ; elle ne connaît nulle frontière et peut se manifester en tout lieux et en toute occasion, les causes de cette méchanceté étant par ailleurs plus intéressantes que les formes prises par le méchant pour blesser celui ou celle à qui il souhaite faire du tort.

Pourquoi faire la part belle à la méchanceté, alors qu’il serait sans doute plus  louable d’évoquer les vertus et tout ce qui concourt à fonder la beauté et la noblesse des Hommes ? S’attarder sur la méchanceté et ses possibles, décliner les façons de la penser et de la vivre, de la subir ou de l’exercer, c’est s’intéresser à une facette peu valorisée de la sensibilité d’autant plus importante que chaque individu, de près ou de loin, est amené, un jour, à se montrer méchant. Certains plus que d’autres aiment à se complaire et à se fourvoyer dans la méchanceté au point d’en faire un art de vivre, voire une force, là où d’autres au contraire, rattrapés par leur conscience, s’en veulent d’avoir fait preuve d’un si vil expédient. Philosophes, auteurs, historiens, sociologues, anthropologues, théologiens et d’autres, se sont intéressés, d’une manière ou d’une autre, aux sources et aux motivations qui pouvaient conduire des individus à agir avec méchanceté. Les proverbes, les aphorismes et les Écritures, accordent une large place à la méchanceté et aux méchants, trahissant aussi un trait de caractère qui interpelle la morale, la doxa, et la société. Il ne s’agit pas dans ce dictionnaire de faire une psychanalyse des comportements tenus pour méchants, mais de s’intéresser à la façon dont la méchanceté a pu se manifester de l’Antiquité à nos jours.

Pour lire la suite et accéder à la fiche de contribution

Histoire préfectorale : création d’un comité d’histoire au ministère de l’Intérieur :

JORF n°0073 du 25 mars 2012 / Texte n°9

Arrêté du 5 mars 2012 portant création du comité pour l’histoire préfectorale au ministère de l’intérieur

Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration,

Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation ;

Vu le décret n° 87-389 du 15 juin 1987 modifié relatif à l’organisation des services d’administration centrale,

Arrête :

Article 1

Il est créé auprès du ministre de l’intérieur un comité pour l’histoire préfectorale dont les missions sont ainsi définies :

favoriser le développement des travaux sur l’histoire préfectorale, sous toutes leurs formes, et proposer toutes directions de recherche ;

promouvoir l’organisation, en relation avec les milieux universitaires et scientifiques, des séminaires, colloques ou autres manifestations touchant à l’histoire préfectorale ;

diffuser ces travaux et assurer leur promotion auprès du public ;

suggérer au ministre de l’intérieur toute action utile et le conseiller sur toute question concernant l’histoire préfectorale.

Article 2

Le comité pour l’histoire préfectorale est présidé par le ministre de l’intérieur.

Un vice-président et un secrétaire du comité sont désignés par le ministre de l’intérieur parmi les membres visés à l’article 4. Le vice-président supplée le président et assume, en liaison avec le secrétaire, la direction du comité.

Article 3

Les membres permanents du comité pour l’histoire préfectorale sont :

le président de l’association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’intérieur, ou son représentant ;

le secrétaire général du ministère de l’intérieur ou son représentant ;

le secrétaire général adjoint, directeur de la modernisation et de l’action territoriale, ou son représentant ;

le sous-directeur du corps préfectoral et des administrateurs civils ou son représentant ;

le directeur chargé des Archives de France ou son représentant.

Article 4

Les autres membres du comité pour l’histoire préfectorale sont désignés par le ministre de l’intérieur en raison de leurs compétences particulières.

Le président peut également, en fonction des activités du comité, recueillir l’avis de toute personne qualifiée.

Article 5

Le comité se réunit au moins une fois par an en formation plénière. Il peut également être réuni chaque fois que son président le juge opportun ou à la demande du quart de ses membres.

La sous-direction du corps préfectoral et des administrateurs civils assure le secrétariat du comité. À ce titre, elle a en charge le fonctionnement du comité, sa gestion et son animation ainsi que la réalisation des missions définies à l’article 1er, en liaison avec les membres du comité et selon les directives du président.

Article 6

Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 5 mars 2012.

Claude Guéant

Pour ceux qui n’ont pas encore goûté aux charmes de l’histoire institutionnelle…

 

 

  1. Débats

Qui n’ont (bien entendu) rien à voir avec ce qui précède…

 

Un historien censuré par le ministère de la Culture : http://www.francesoir.fr/actualite/politique/guerre-d-algerie-un-historien-censure-par-le-ministere-de-la-culture-177749.html

 

Guerre d'Algérie : Un historien censuré par le ministère de la Culture

Le texte d'un historien sur la fin de la guerre d'Algérie, à l'occasion de la commémoration des accords d'Evian de 1962, a été au dernier moment largement amputé par les Archives de France. L'article risquait, dit-on, de « rouvrir d'anciennes blessures ».

Le ministère de la Culture, sous la houlette de Frédéric Mitterrand, a censuré l'article d'un historien.SIPA

 

Guy Pervillé n'en revient toujours pas. Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirail, il avait été contacté en novembre 2010 par Hervé Lemoine, directeur chargé des Archives de France, afin de rédiger un article sur la fin de la guerre d'Algérie. Un exercicea priori sans difficulté pour ce spécialiste de la colonisation et de la décolonisation de l'ancien territoire français. Le texte, envoyé une première fois, lui est retourné accompagné de quelques demandes de corrections mineures. L'universitaire les accepte sans protester. Il renvoie son article définitif le 17 juin 2011. Celui-ci devait ensuite paraître dans une publication annuelle éditée par le ministère de la Culture et de la Communication et intitulée Commémorations nationales 2012, une sorte de guide des célébrations de l'année à venir.

80% du texte supprimé

Six mois plus tard, un peu avant Noël, l'historien apprend que le Haut-Comité aux Célébrations nationales, en charge de l'édition de cette revue et qui dépend directement du service interministériel des Archives de France, a décidé de couper 80% de son texte. Guy Pervillé n'a pas été consulté. « J'ai trouvé cela surprenant et tout à fait anormal,a-t-il confié à France-Soir. Je n'avais pas eu de nouvelles depuis six mois... Rien ne me laissait présager cela.». Pour ce chercheur reconnu, la sanction est incompréhensible : « Je pensais que j'avais tout fait pour traiter ce sujet délicat de la manière la plus objective possible, comme on me le demandait. Il s'agit du premier acte de censure que j'aie subi en quarante ans de carrière ».

Choqué, l'historien décide de poster l'article dans son intégralité sur son blog. Et invite les internautes à le comparer à la version courte disponible sur le site internet des Archives de France. Tous les passages qui pouvaient prêter à controverses - la situation des harkis, le cas des Français musulmans, le rôle réel de l'OAS... - ont été effacés pour ne laisser place qu'à un texte évasif d'une vingtaine de lignes. « Je pense qu'il fallait rappeler les faits pour mieux en discuter. Les censurer ne peut qu'attiser les rancœurs des uns et des autres», commente Guy Pervillé.

Historiens et archivistes protestent

Très vite, des historiens et des archivistes dénoncent la censure exercée par les Archives de France, placé directement sous la houlette de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture. « Je suis très perplexe du traitement accordé à la "Fin de la guerre d'Algérie" qui n'a droit qu'à une demie-page non signée alors que tous les autres textes offrent un panorama divers de nos meilleurs historiens », explique une conservatrice générale du patrimoine sur un forum professionnel. Elle parle de «vide sidéral» à propos de la seule et unique phrase qui évoque les violences meurtrières qui ont accompagné et suivi l'indépendance du pays.

Du côté des Archives de France, on admet que « le texte n'a pas été publié dans son intégralité ». Mais la parade est toute trouvée : « Après réflexion, nous avons pensé que cet article risquait de rouvrir d'anciennes blessures. Nous voulons éviter toute polémique, se justifie Philippe-Georges Richard, conservateur général du patrimoine et délégué aux commémorations nationales. Ce recueil est destiné à éveiller la curiosité et le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie n'est un scoop pour personne», argumente-t-il en précisant que cette décision ne remet « absolument pas» en cause le travail de Guy Pervillé : «Il avait été choisi pour son objectivité et la pondération de son jugement».

"Il faut se mouiller"

Pourquoi effacer alors les quatre cinquième de son travail ? Xavier de la Selle avance une théorie : «Je ne connais pas les dessous de ce dossier,assure le président de l'Association des Archivistes français. Mais il y a une forme de lâcheté dans la décision du ministère de la Culture qui semble avoir peur de la portée politique du sujet». Même si de nombreux travaux sur la guerre d'Algérie ont été publiés ces dernières années, le dossier reste en effet encore délicat, et même explosif. Surtout à trois mois du premier tour de l'élection présidentielle. «Il y a beaucoup d'éléments sur la guerre d'Algérie qui doivent être portés devant le public. Il faut se mouiller, confronter les points de vue, renchérit Xavier de la Selle. Censurer tout cela, cela veut dire vouloir occulter les épisodes complexes qui font partie de notre histoire». Pourtant, pour les Archives de France, la décision de censurer un article à vocationa prioriassez confidentielle, est « une question de bon sens, pas de politique».

Par Philippe Peter

 

 

 

 

 

Une bien belle histoire d’amitié et de fidélité :

La criminologie au CNU… ou la république irréprochable des amis de mes amis, version criminologique.

 

Reprenons dans l’ordre cette incroyable palinodie qui a vu, au mépris de toutes les règles, un certain nombre de mesures tenant du passe-droit et du bon vouloir du prince…:

 

Source Blogs LeMonde.fr 11 mars 2012

 

<<Criminologie : le monde universitaire face à la « bande à Bauer »

 

Le Conseil National des Universités va-t-il bientôt accueillir malgré l’avis unanime de ses représentantsune nouvelle section de « Criminologie » ? Il ne reste plus qu’un bon mois à ses promoteurs pour y parvenir, avant une élection présidentielle qui risque de ruiner leurs efforts et leur stratégie et de rebattre les cartes dans ce domaine comme dans d’autres. Ce projet est en effet trop évidemment politisé pour sortir indemne du changement politique qui semble s’annoncer. Décryptage sans concession, documents à l’appui.

  Pour lire la suite

 

 

 

5.Archives

 

Lu sur l’excellent et chaudement recommandé site des archiveilleurs :

http://www.diigo.com/user/firentsu/archiveille

 

 

Pie XII et les juifs : le Vatican lève un coin du voile - Le Point

 

Le Point.fr - Publié le 29/02/2012 à 20:18

L'Église catholique a dévoilé, mercredi, des documents secrets visant à prouver que Pie XII a bien aidé les juifs durant la Shoah.

 

Pie XII était accusé par les historiens d'avoir gardé le silence durant la Shoah, alors que plus d'un millier de juifs de Rome étaient déportés. © AFP

 

Le Vatican a dévoilé, mercredi, des documents secrets visant à montrer l'attention envers les juifs du pape Pie XII, controversé pour son attitude durant la Seconde Guerre mondiale, et a promis l'ouverture prochaine des archives complètes sur cette période sombre. L'attitude de Pie XII (1939-1958) est fortement controversée par de nombreux historiens. Il est accusé d'avoir gardé le silence pendant la Shoah, alors que plus d'un millier de juifs de Rome étaient déportés, raflés dans le ghetto situé à quelques encablures du Vatican, de l'autre côté du Tibre.

 

L'Église catholique a toujours affirmé que Pie XII avait contribué à aider les juifs cachés dans des institutions religieuses et avait gardé le silence pour les protéger. Le débat historique a rebondi depuis que Benoît XVI a signé en décembre 2009 le décret ouvrant la voie à sa béatification. "La recherche sur la période Pie XII a généré plus de deux millions de documents et d'informations sur les prisonniers de guerre", a affirmé le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, en ouvrant l'exposition, accueillie jusqu'au 9 septembre aux musées du Capitole.

 

"Lumière sur les secrets"

Intitulée "Lux in arcana" ("Lumière sur les secrets" en latin), elle dévoile de nombreux documents historiques, des minutes du procès de Galileo Galilei à l'excommunication de Martin Luther. Y est également exposé un rapport du nonce Francesco Borgongini-Duca après avoir visité, en 1941, sept camps de concentration en Italie. Lors de sa visite dans l'un d'entre eux, il avait été accueilli par le rabbin Naftali Frostig-Adler par l'antique salut biblique "Bénie soit ton arrivée". On y découvre également une lettre, envoyée en 1942, où les détenus remercient le pape pour la fourniture de vêtements et son "intérêt pour (leur) bien-être physique, spirituel et moral".

 

La publication de l'intégralité des archives sur cette période, réclamées avec force notamment par la communauté juive de Rome, est prévue pour "dans un an ou deux", a promis le chef des archives vaticanes, Sergio Pagano, ajoutant toutefois : "La décision finale appartient au pape." La "volonté de Benoît XVI d'accélérer l'ouverture de ces archives, qui est aussi un moyen de faire taire les voix dissonantes sur le pontificat de Pie XII, ne peut que bénéficier à l'Église", a-t-il estimé.

 

 

Le Centre des Archives Industrielles et Techniques de la Moselle

Jusqu’alors stockées dans de mauvaises conditions de conservation dans plusieurs bâtiments de l'entreprise, les archives des HBL , ont été transférées dans le « magasin central Jeanne-d'Arc », un ancien magasin de matériel minier de 3500 m2, construit entre 1946 et 1947. En 2007, archives et bâtiment ont été cédés au Département de la Moselle afin de pérenniser la mémoire de l'industrie charbonnière.

Après 11 mois de travaux, le site a rouvert ses portes au public le 1er août 2011.

L'annexe Jeanne-d'Arc a changé de nom à cette date. Elle a été rebaptisée "Centre des archives industrielles et techniques de la Moselle".

- 8,5 kilomètres linéaires d'archives papier sur une période allant de 1816 à 2007

- 20 000 photographies et diapositives sur les mineurs, la vie de l'entreprise, et les installations minières.

- 4000 livres sur les mines, les industries mosellanes et l'histoire locale.

- 4500 films environ.

- 80 revues et périodiques environ, sur les mines, l'énergie et l'histoire locale.

- 100 000 plans : installations nécessaires à l'extraction du charbon et logements construits par les HBL et les sociétés houillères.

Salle de lecture (fermée au public le lundi et le vendredi) : Tél : 03 87 78 06 78 et courriel : archives@cg57.fr

 

 

Le nouveau site des Archives nationales d'outre-mer : 2000 photos sur l'Indochine, Madagascar, le Mali...

 

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anom/fr/

 

 

Des Nouvelles mises en lignes sur le site du NARA

 

http://www.archives.gov/iwg/

 

The Nazi War Crimes and Japanese Imperial Government Records Interagency Working Group

 

The Nazi War Crimes and Japanese Imperial Government Records Interagency Working Group (IWG) locates, identifies, inventories, and recommends for declassification, currently classified U.S. records relating to Nazi and Japanese Imperial Government war crimes. Once declassified, these records are released to the American public. The group, consisting of high-level representatives from federal agencies and public members, was established by the Nazi War Crimes Disclosure Act and the Japanese Imperial Government Disclosure Act.

 

Since 1999, the IWG has declassified and opened to the public an estimated 8 million pages of documents, including 1.2 million pages of OSS records; 74,000 pages of CIA name and subject files; more than 350,000 pages of FBI subject files; and nearly 300,000 pages of Army intelligence files. The once secret records are helping to shape our understanding of the Holocaust, war crimes, World War II and postwar activities of U.S. and Allied intelligence agencies.

 

The IWG has issued two interim reports to Congress (in October 1999 and March 2002), and it issues news releases and occasional newsletters, and has published a book. Several publications are forthcoming.

 

Rappel aux « amis » : des tonnes d’archives déclassifiées provenant du FBI, de la CIA sont accessibles en ligne …

 

 

 

Deux albums photos d'Adolf Hitler retrouvés à Dallas

Par Hélène Hofman - 28/03/2012

Les albums-photos avaient été pris dans la maison d’Hitler à la fin de la seconde guerre mondiale par deux soldats américains qui voulaient «garder un souvenir ».

http://www.jolpress.com/article/adolf-hitler-albums-photos-etats-unis-deux-albums-retrouves-dallas-548580.html

 

 

 

 

Les Cheminots dans la résistance, éditions de la Vie du Rail, 2011, 216p., 35€

 

La publication d’archives, aussi bien reproduites et présentées est assez rare et trop précieuse pour que je ne mentionne pas ce livre même s’il y est peu (et rarement quoique…) question de police…

Cheminots-ds-resistance.jpg

 

 

Présentation de l’éditeur : Quelle est la place réelle de la Résistance dans la France des années noires ? Que savons-nous, aujourd'hui, soixante-cinq ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, des cheminots dans cette Résistance ? Ce livre va au-delà des images toutes faites associant rail et Résistance (le saboteur et son pain de plastic). Il montre comment des agents de la SNCF sont entrés en Résistance et pourquoi ; comment ceux qui ont fait ce choix ont pu agir au c ur d'une entreprise dont le réseau était à la fois une cible stratégique et un outil à préserver parce qu il jouait, dans le contexte de pénuries de l'époque, un rôle économique crucial dans le quotidien des Français.

 

 

Mardi 3 avril 2012, Cornette de Saint-Cyr,
hôtel Salomon de Rothschild, 11 rue Berryer, 75008 Paris, 19 heures

"Peines et châtiments d'autrefois"
La collection d'objets et d'archives de Fernand Meyssonnier (1931-2008), dernier bourreau de France (en réalité des départements français d’Algérie), créateur d'un musée privé à Fontaine-de-Vaucluse (Vaucluse), dit "musée de la Justice et des Châtiments" devait être vendue aux enchères… [Catalogue: http://www.cornette.auction.fr]
Dans un premier temps plusieurs documents publics ont été retirés du catalogue avant la vente. Puis, devant l’émotion soulevée (Meyssonnier a exécuté plus de 170 condamnés en Algérie et beaucoup d’objets et d’articles mis en ventes étaient à la « limite » de la décence), la vente a été annulée…


Le CEVIPOF enrichit son fonds d’archives

Inventaires des archives électorales et des tracts politiques

 

Les deux inventaires des archives électorales et des tracts politiques

ont été mis à jour jusqu'en 2012, grâce au travail d'ajout effectué par

Ménéhould Pelletier Doisy.

http://www.cevipof.com/fr/le-centre/le-centre-de-documentation/

On y trouve des documents éphémères intéressants pour leur contenu

mais aussi du point de vue iconographique qui reflètent la vie

politique et sociale française depuis une soixantaine d'années.

Odile Gaultier-Voituriez

Centre de recherches politiques de Sciences Po

 

 

 

Et pour sourire…

 

The problem with the scholar as “archivist,” or is there a problem?

Posted on February 28, 2012by Kate T.

I have a problem, dear readers. And I think the solution to my problem is that I need to get over my problem. But let’s get to the end of the post and see if you think that’s the right solution.

Regular readers will remember past discussion here about “the increasingly common use of “archive” as a verb,” the use of the phrase “citizen archivist,” and the evolving relationship between archivists and historians. I was reminded of some of these discussions as I started to delve more seriously into resources about the digital humanities to prepare to write a blog post and the role of the archivist in digital humanities. This is not that post. This post returns to the same old semantic ground as earlier posts. What should my reaction be when I hear scholars talk about the “archives” they have created, collected, or manage? Because right now my reaction is pretty much akin to my dog’s when the mailman approaches. A low threatening growl, possibly followed by sharp nasty barking if the situation escalates (well, I’ve never actually barked at a scholar, but you get the picture). When my dog does this, I try to calm her down and explain that the mailman is our friend. He brings us something we need. She is not swayed by these arguments. Neither does it matter that the mailman delivers mail almost every day and never enters the house. You’d think she’d get over her instinctual reaction to protect her turf, and yet every time she growls.

Before the advent of our wonderful digital age, scholars collected (primarily) copies of the materials on which they based their research. Slides, photographs, photocopies, transcriptions. I’m sure university archives are used to weeding through these kinds of personal research collections. Did scholars call their materials “archives” back then too? Probably, but I would guess they had a better understanding that what they had assembled was more akin to a personal archives–their own research collection–than an “archive” in the strict sense of the word.

But today, as we have previously discussed, just as you are curating your snack collection when you pull those Doritos off the supermarket shelf, any collection or assemblage of copies of original materials gets called “an archive.” When a scholar says her students are creating archives when they are assembling collections of links to digitized archival materials, does she really not understand what’s wrong with that usage? Does a scholar not understand that when she talks about the “archive” that she’s created, that I’m confused because I don’t know whether she’s talking about a collection of copies or a collection of original materials, and moreover, that this is an important distinction?

And what of scholars who are collecting copies of potential digital ephemera? Harvesting copies of things from the web that today are something publicly available but tomorrow may be unique and valuable scholarly collections? Do these collections have a more valid claim to the word “archives”? Should I growl at them too because they talking about “archiving” things and aren’t involving any real archivists?

And so, back to my problem. I don’t want to be like my dog. Scholars and historians who work with or collect archival materials–whether originals or copies–are our friends, just like the mailman. And, like the mailman, they will keep encroaching on archival turf (semantically and otherwise) day after day, taking no mind of a little growling. As we’ve previously discussed, the world does not care about what it truly means to be an archivist or for materials to be “an archives.” They use the words the way they want to. And it’s possible that we should even be flattered, as the term “archives” may be employed by scholars to add an air of increased importance or academic heft to their digital projects.

Intellectually, I know the popularist approach is the right one. In other words, if David Ferriero wants to call someone who tags images a “citizen archivist” because it makes that person feel more valued and empowered, then I should just get over my qualms. The important thing is that people are contributing to the descriptions of records and getting more involved with the archives. If historians are working with digital collections of archival materials, that’s the important thing. It’s all good, right? And I, maybe more than most archivists, want to see our profession move out of the background and get more attention for the work that we do and the collections that we care for. So I should just relax and embrace everyone, like a laid-back Golden Retriever, right?

Fertörakos #16″ courtesy of Thomas Lieser

Ah, but there’s still a problem. People do appreciate our collections.

Scholars and the public love it when they have access to our collections, in person or online. Everyone loves the old stuff in archives, and they love to interact with it. But most of them (scholars included?) have little or no understanding that there’s a profession and discipline behind that old stuff. Yesterday afternoon on Twitter an archivist wrote:

was just told, by one of the Town employees who is taking over the archives, “An archive is just like a library, how hard can it be?”

Sometimes when my dog growls, it’s not the mailman. I’m sure that the archivist in this case took some time explaining to the archives’ new custodian that it is not, in fact, just like a library. If a scholar truly does not understand the difference between a digital collection and an archive, then we archivists have a problem. That’s hardly a new observation. As a profession we’ve known for a long time that we need to do a better job of promoting the value of what we do. And for scholars who do have some understanding of the true meaning of archive but still think it’s appropriate to use it for their own collections of copies, we need to try to make them understand that for many archivists this appropriation of the word shows disrespect for the professionals who are trained to care for archives.

So, to wrap up with my extended dog simile, I don’t want to be like my dog who growls at the mailman everyday but I don’t want to be like the lovable Golden Retriever who growls at no one. I think I should emulate the watchful sheepdog, who lets the flock have their freedom until they stray out of bounds. Then, it’s time to go to work.

Sheepdog in action” courtesy of Carron Brown

 

 

  1. Dernière minute :

Plusieurs “full studentships & post PhD available”

 

4 full studentships available (in the broad areas mentioned) and up to

9 fee-waivers (5 for FT students and 4 for PT PhDs).

 

http://www.northumbria.ac.uk/sd/academic/sass/res_con/studentship300611/

 

 

 

 

 

***

 

 

 

That’s all folks ! comme dirait Tex Avery…

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 18:49

 

Chers collègues et chers amis,

 

Dans le droit fil de ce que j’écrivais dans la dernière Lettreconcernant l’idéal d’une police neutre, au service de la démocratie et des citoyens (et non du gouvernement ou du parti au pouvoir) telle que l’appelait de ses vœux, au début du XXe siècle, un policier futur directeur de la Sûreté générale puis préfet de police du nom de Célestin Hennion, il semblerait que lassés d’être instrumentalisés par le pouvoir en place, un certain nombre de hauts fonctionnaires de la place Beauvau partagent ces aspirations :

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/14/les-conjures-de-beauvau-revent-d-un-etat-neutre_1643093_1471069.html

 

>> Les conjurés de Beauvau rêvent d'un "État neutre"

| 14.02.12 | 12h58 • Mis à jour le 14.02.12 | 16h21

 

 

Claude-GUEANT.jpg

Le Ministre de l'Intérieur Claude Guéant (conférence de presse le 17 janvier 2012 à Paris.AFP/MARTIN BUREAU)

 

Leur groupe se surnomme Calvignac, du nom d'un syndicaliste socialiste du Tarn, figure du secteur minier à la fin du XIXe siècle. Il est composé d'une douzaine de hauts fonctionnaires issus du corps préfectoral, âgés de 35 à 45 ans, avec des CV copieux. Certains travaillent au ministère de l'intérieur, d'autres en région. Ils veulent devenir les nouveaux cadres "sécurité" d'une gauche revenue aux affaires.

Rencontres discrètes

Amis ou collègues de promotion à l'ENA, ils se retrouvent tous les quinze jours depuis l'automne. Soit dans les salons de la présidence du Sénat, poste avancé de la reconquête socialiste du pouvoir, soit dans l'arrière-salle de restaurants prudemment éloignés de la place Beauvau. "On sait que, dès notre sortie du bois, une véritable chasse aux sorcières sera organisée contre nous par Claude Guéant", frissonne l'un d'entre eux.

Ils travaillent en effet au cœur de l'appareil sarkozyste : le ministère de l'intérieur, aujourd'hui confié à un fidèle entre les fidèles. Leur point commun, outre un usage redoutable de circonvolutions administratives ? Ils souhaitent la victoire de François Hollande mais… réclament avant tout un "Etat impartial".

CRITIQUES

Les hauts fonctionnaires du groupe Calvignac se disent de gauche, même si certains ont voté Sarkozy en 2007. Ils rêvent de l'alternance, mais redoutent en même temps les règlements de comptes, les têtes qui roulent, les copains promus, les vieux réseaux réactivés. "Sarkozy a théorisé que la loyauté personnelle est plus importante que tout, explique l'un d'eux. On ne veut pas d'un État de gauche mais d'un État neutre."

Le groupe dénonce la révision générale des politiques publiques qui a "théorisé le mouvement pour le mouvement, sans autre idée que de réduire les effectifs". Il critique aussi l'obsession statistique en matière de délinquance et d'immigration.

Après avoir participé à des groupes de travail, auprès de Laurent Fabius ou au cercle de réflexion Terra Nova, certains ont sollicité François Rebsamen, le "M. Sécurité" du camp Hollande. Ce dernier les a gentiment éconduits, expliquant que "six groupes" travaillaient déjà sur la sécurité. Pour se faire entendre, Calvignac réfléchit donc à une tribune, à l'instar du groupe Marly au Quai d'Orsay : ces diplomates anonymes avaient signé un réquisitoire fracassant contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, en février 2011, dans Le Monde.

Cette fois, deux mois avant le premier tour, le risque est relatif. "Les résistants de la dernière heure sont toujours les plus bruyants", sifflent plusieurs préfets tombés en disgrâce sous l'ère Sarkozy ou marqués à gauche.

Ariane Chemin et Piotr Smolar

Article paru dans l'édition du 15.02.12<<



 

  1. Des livres, des articles…

 

David Barrie and Susan Broomhall (edit.) A History of Police and Masculinities 1700-2010, Routledge, London-New York, 2012, 320 p., 28.49 £


History-of-police-and-masculinities.jpgChapters by: Bromhall and Barrie, David Garrioch, Matthew McCormack, Simona Mori, Francis Dodsworth, Haia Shpayer-Makov, Dean Wilson, Guy Reel, Joanne Klein, Gerda W. Ray, Marisa Silvestri

This unique collection brings together leading international scholars to explore how ideologies about masculinities have shaped police culture, policy and institutional organization from the eighteenth century to the present day. It addresses an under-researched area of historical inquiry, providing the first in-depth study of how gender ideologies have shaped law enforcement and civic governance under ‘old’ and ‘new’ police models, tracing links, continuities, and changes between them. The book opens up scholarly understanding of the ways in which policing reflected, sustained, embodied and enforced ideas of masculinities in historic and modern contexts, as well as how conceptions of masculinities were, and continue to be, interpreted through representations of the police in various forms of print and popular culture.

The research covers the UK, Europe, Australia and America and explores police typologies in different international and institutional contexts, using varied approaches, sources and interpretive frameworks drawn from historical and criminological traditions. This book will be essential reading for academics, students and those in interested in gender, culture, police and criminal justice history as well as police practitioners.

David G. Barrie is lecturer in British history at The University of Western Australia. His research interests include crime and punishment in eighteenth- and nineteenth-century Scotland. He is author of Police in the Age of Improvement: Police Development and the Civic Tradition in Scotland, 1775-1865 (Willan Publishing, 2008), which was awarded‘best first book’ in Scottish history by the international committee of the Frank Watson Book Prize. He has published widely on Scottish policing in leading international journals.

Susan Broomhall is Winthrop Professor in history at The University of Western Australia. Her research focuses on early modern gender history. Most recently she is editor (with Jaqueline Van Ghent) of Governing Masculinities in the Early Modern Period: Regulating Selves and Others (Ashgate, 2011) and author (with Jennifer Spinks) of Early Modern Women in the Low Countries: Feminising Sources and Interpretations of the Past (Ashgate, 2011).


Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, François Duprat, l'homme qui réinventa l'extrême-droite de l'OAS au Front National, Paris, Denoël, 382p., 23,50€

 

DUPRAT.jpgUne enquête exemplaire, une recherche et une utilisation pertinentes des archives de police utilisées avec discernement, méthode et lucidité : des raretés qui me font recommander chaleureusement ce livre à tous les « amis » c’est un modèle (jmb)

Présentation de l'éditeur

Mort dans un attentat à la voiture piégée le 18 mars 1978, François Duprat est devenu "le martyr de l'extrême droite", un personnage rêvé pour les affabulations complotistes. Mais il est aussi un mythe politique qui déborde le Front national, une figure emblématique des années 60 et 70 capable de déchaîner les passions et les fantasmes les plus irrationnels. Vingt ans durant, il s'est voué à réinventer l'extrême droite, d'Occident au Front national, d'Ordre nouveau aux milieux néonazis. Stratège du FN, dont il était le numéro 2, il imposa à Jean-Marie Le Pen le slogan "un million de chômeurs c'est un million d'immigrés en trop". Pionnier dans la diffusion du négationnisme, professeur débonnaire, théoricien fanatique, politicien pragmatique et homme de I'ombre lié à plusieurs services de renseignement: François Duprat était mystérieux et complexe. Il s'est propulsé au travers de son époque en y laissant une odeur de soufre. Remonter le fil de sa vie, c'est parcourir l'Afrique et le Moyen-Orient, s'immerger dans la décolonisation et la guerre froide, traverser Mai 68 et les bagarres du Quartier latin, décrypter les rivalités au sein de l'extrême droite et la machinerie politique de la Ve République. Dans leur ouvrage, Nicolas Lebourg et Joseph
Beauregard le suivent ainsi pas à pas dans sa tortueuse trajectoire et tentent d'éclaircir les circonstances de son spectaculaire assassinat, jamais élucidé. Fruit de quatre années
d'enquête, cette biographie s'appuie sur de nombreux entretiens (famille, hommes politiques, militants, adversaires, hommes de l'ombre) ainsi que sur des archives policières et
judiciaires inédites. François Duprat y apparaît comme le révélateur ales tourments inavouables de la vie politique française.

Les auteurs

Joseph Reauregard est auteur et documentariste (Les Avocats du salopard… la série d’émission « ma première nuit en… »).

Nicolas Lebourg est historien (Université de Perpignan-Via Domina).
Spécialiste des extrêmes droites, il a publié notamment
Le Monde vu de la plus extrême droite(2010).

 

Jérémie GAUTHIER, « Des corps étrange(r)s dans la police ? Les policiers minoritaires à Paris et à Berlin, Lauréat du deuxième prix « jeune auteur 2010 », Sociologie du Travail, Vol. 53, n°4, pp. 460-477.

 

À lire également du même auteur :

Jérémie Gauthier, 2012, Générations et frustration : deux pistes d'interprétation du racisme policier, in Contretemps,

 

http://www.contretemps.eu/interventions/g%C3%A9n%C3%A9rations-frustration-deux-pistes-interpr%C3%A9tation-racisme-policier

 

 

Un article :

 

Kazemian, Lila ; Cusson, Maurice ; Le Blanc, Marc, "Des jeunes délinquants devenus meurtriers : une étude des carrières criminelles des délinquants homicidaires" in Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifiquevol. 64, n° 4 (2011). - p. 413-430.

 

 

  1. Séminaires, journées d’études…

 

Séminaire de l'Université Paris-Sorbonne Gendarmeries, polices, Défense et société, XIXe-XXIe siècle

Mardi 21 février - Maison de la Recherche - salle D 040 (RDC) - 17 h-19h

Gendarmes français en Afghanistan :

Force publique et OPEX

A/ Introduction (Jean-Noël Luc)


I - Une montagne, des oasis et des groupes ethniques au carrefour de l’Asie
1. L’Hindou Kouch, la forteresse
2. « Mieux vaut Kaboul sans or que Kaboul sans neige »
3. 40% de Pachtounes, 25% de Tadjiks, 20 % d’Hazaras, 10% d’Ouzbeks : comment peut-on être afghan ?
4. De la route de l’Inde au corridor énergétique : un pays convoité

II - De Zaher Shah à Hamid Karzaï : « Quand le poète se tait, le canon parle »
1. 1973-1996 : Un coup d’État peut en cacher un autre
2. 1996-2001 : l’époque du « Ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice »
3. Depuis 2001 : La seconde guerre de l’Afghanistan

III - « L’introuvable État afghan » ?
1. Un héritage absent : l’État-nation
2. (Re)construire le monopole de la violence légitime
3. Pendant la guerre, les affaires continuent

B) Projection de Gendarmes français en Afghanistan(film documentaire)

C) Le témoignage d'un acteur
L'action et la vie des gendarmes français en Afghanistan,

par le chef d'escadron Philippe Pacaud (chef de la cellule instruction Afghanistan, Groupement blindé de la gendarmerie mobile)

 

  1. Soutenance de thèse

 

 

Jérémie Gauthier, a soutenu une thèse de sociologie, intitulée « Origines contrôlées. La police à l’épreuve de la question minoritaire à Paris et à Berlin », le jeudi 23 février 2012.

 

 

 

 

  1. Recherches et travaux en cours (2011-2012) …

 

au séminaire de l’Université Paris-Sorbonne : Gendarmeries, polices, Défense et société (XIXe-XXIe siècles)

 

Faire la police : acteurs et représentations

Être garde républicain mobile dans l’Alsace-Lorraine des années 1930 : esprit de corps, missions et vie privée (Marie-Charlotte JAMES – M1).

DEMARCONNAY Luc, Commander une force publique sous occupation : la direction de la gendarmerie de 1940 à 1945, doctorat.

Les dossiers d’épuration au service de la prosopographie des policiers parisiens des années noires (Charles CHESTER – M2).

L’espace du préfet de police d’après Maurice Papon (1958-1967). Quel territoire ? Quelle autorité ? (Julie DUCAMP – M2).

Quand les policiers et les gendarmes pensent la police, de la Libération à 1968 : les messages des témoignages écrits et oraux (Aaron TÀREGGA – M2).

 

Les systèmes policiers

DAGNICOURT Éric, Les Gardiens de la cité : la garde républicaine 1871-1914, doctorat.

HEBEISEN Philippe, Le Rôle de la police en Suisse occidentale (Neuchâtel, Fribourg, Berne). Acteurs, pratiques et impacts, 1848-1914, doctorat, Neuchâtel – Paris IV, sous la codir. de Laurent Tissot et J.-N. Luc.

LOPEZ Laurent, Policiers et gendarmes sous la Troisième République (1878-1914) : relations, complémentarités, concurrences, en matière de maintien de l’ordre et de police judiciaire, doctorat sous la codir. de J.-N. Luc et Jean-Marc Berlière.

 

 

Surveillance générale et maintien de l’ordre

La police de renseignement de la Restauration et la surveillance des réseaux maçonniques (Édouard CHALON- M2).

NURET Christophe, Maintenir l’ordre sous la monarchie bourgeoise : la garde municipale de Paris (1830-1848), doctorat.

Les CRS face aux grévistes de novembre-décembre 1947 (Nicolas ELY-TREILLE – M1).

Le drame d’Ouvéa (1988) et ses protagonistes vus par la presse (Dauphine de VAUGELAS – M1).

Le GIGN, de décembre 1994 à janvier 1997), héros de la presse, vitrine de la gendarmerie ? (Alexandre GUILHEM – M2).

CATHALA François, La Défense face aux phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) des années 1950 à nos jours : témoignages, enquêtes et analyses de la gendarmerie et des autres forces armées, doctorat.

 

Exportation du modèle gendarmique et circulation des savoirs policiers

« Nous avons pris cela des Français et nous espérons dans quelques années avoir d’aussi bons résultats qu’eux » : l’exportation du modèle gendarmique français dans le Mexique de Maximilien Ier, 1863-1867 (Adrien KIPPEURT – M2).

GUECHAOUI Abdessatar, La Gendarmerie dans la Régence de Tunis, de 1881 à 1939, doctorat, Sousse – Paris IV, sous la codir d’Ali Noureddine et J.-N. Luc.

SALLÉ Camille, De la colonisation à l’assistance technique : la gendarmerie française au Cameroun, de la fin des années 1930 aux années 1960, doctorat.

LECLERCQ Davy, Les gendarmes français dans l’Allemagne occupée, entre maintien de l'ordre, renseignement et politique de réconciliation, doctorat, sous la codir. de J.-N Luc et de Rainer Hudemann.

 

Criminalité et police judiciaire

La brigade mondaine à Paris dans les années 1930 entre régulation de la prostitution et recherche du renseignement (Philippe DUCASSE – M1).

L’exercice de la police judiciaire par la gendarmerie prévôtale en Indochine entre 1946 et 1954 (Pierre-Yves Le Quellec – M2).

ZANON Matthieu, Prostitution, proxénétisme et police des mœurs dans le Paris des Trente Glorieuses, doctorat.

 

Missions des temps de guerre

La collecte du renseignement par la gendarmerie départementale pendant la Grande Guerre (Mélanie PESLERBE – M2).

SAÏT Aziz, Les Prévôtés, de la « drôle de guerre » à « l’étrange défaite ». Organisation et missions (1939-1940), doctorat.

La première légion de marche de la garde républicaine en Cochinchine, de 1947 à 1949, entre guerre, maintien de l’ordre et pacification (Antoine EUDE – M1).

L’enlèvement et l’emprisonnement des supplétifs de l’armée française à la fin de la Guerre d’Algérie (Fatima BESNACI-LANCOU – M2).

 

 

5.Appels à communications…



3-5 September 2012, Ghent University, Faculty of Law (Belgium)

Crime, Justice, Social Control and Security’:
Call for papers

 

The first GERN summer school on ‘Crime, Justice, Social Control and Security‘ will take place from 3-5 September 2012at Ghent University, Faculty of Law(Belgium).

 

Target group:

 

PhD students working in the domain of “Crime, Justice, Social Control and Security” who are in an early stage (but not at the very beginning) of their PhD-project and who have already preliminarily explored some problems that they encounter in their project but are in the stage of making strategic choices, i.e. finding solutions and making cutting-edge decisions (such as setting restrictions, operational choices, measurement issues, target populations).

 

Content and form of the summer school:

 

Theme: “Making strategic choices in researching issues on Crime, Justice, Social Control and Security

 

The transition from theoretical assumptions to empirically defining what kind of inquiry you will do and how you will achieve the ultimate research goals is a challenging part of a PhD study. Many PhD students experience doubts at that stage because they realise that making one decision sometimes cuts off other directions. The intention of the seminar is to make students aware of the different strategic choices they have to make in operationalizing their theoretical framework and defining their field of study.

 

The seminar in Ghent will include a combination of courses (by foreign professors/lecturers) and paper presentations by PhD students:

On the one hand lecturers will be asked to develop on themes during their lectures that are of common interest for PhD students working in the domain of Crime, Justice, Social Control and Security. These courses are ex cathedra and plenary.

 

Lecturers:   

Prof. dr. Joanna Shapland (Sheffield University) 

Prof. dr. Adam Crawford (Leeds University)

Prof. dr. Jacques de Maillard (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines/CESDIP)Prof. dr. Paul Ponsaers (Ghent University)

On the other hand the students are expected to intensely prepare the seminar by writing and presenting a paper. These papers are reviewed by the lecturers. During the seminar, the PhD students present their papers and then get feedback from the lecturers as well as from the other PhD students.

 

 

Information for the participants

 

Content of the paper:

 

First of all, the students are expected to outline their theoretical framework: what are the main research questions and the key concepts; how are these concepts defined by other scholars; how are these key concepts related to theoretical or epistemological frameworks ... Subsequently, it is expected that the students explain their empirical design and explain and defend the choices they make in operationalizing their theoretical framework.

 

The papers which are handed in canbe included in a new peer reviewed series “GERN Research Paper Series” which will be published after the Summer School (Basis: no obligation for the participants, no guarantee of publication).

 

How to subscribe?

  • PhD students have to submit an extensive abstract (2 pages) and an explicit letter of engagement (by the supervisor of the PhD and/or the director of the research unit) in the participation at the Summer School by the 16th of April 2012.

  • The candidates have to hand in a paper in English or French (6.000 words) by the 30th of July 2012

Abstracts and papers have to be sent to Jannie.Noppe@UGent.be.



Copenhague, octobre 2012 : Biotechnologies & immigration

5.Débats…

 

Laréalisation d’un vieux rêve ?

 

« Il ne suffit pas à la police de sûreté d'avoir des agents habiles, il faut encore qu'ils puissent trouver en toute occurrence des renseignements aussi complets que possible sur les gens qu'ils soupçonnent ou qu'ils ont mission de découvrir. De là la nécessité d'un service d'archives très riches et méticuleusement tenues à jour […] il ne faudrait pas croire que les archives ne doivent renfermer que les dossiers des criminels condamnés ou même poursuivis. Il y a grand intérêt à constituer des dossiers préventifs, une police vraiment bien faite étant celle qui tend davantage à prévenir et à prévoir qu'à réprimer : les jeunes voyous [...] faisant l'école buissonnière […] à qui il faut s'attendre à avoir affaire un jour ou l'autre pour des vols d'abord peu importants puis qualifiés […] les avorteuses et les médecins avorteurs… »

(Edmond Locard, un des pionniers de la « Police technique et scientifique », grande figure de la criminalistique pendant un demi-siècle » La Police ce qu’elle est, ce qu’elle devrait être, 1919)

Ce vœu d’Edmond Locard est peut-être en cours de réalisation :


http://philippebernard.blog.lemonde.fr/2012/02/03/le-cyber-pilori-dope-laudience-des-journaux/

 

 

 

 

Guy Môquet (le retour)

 

Le cinéaste Volker Schlöndorf a réalisé un film consacré aux dernières heures des otages fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941 à la suite de l’attentat contre le Feldkommandant Hotz à Nantes, deux jours auparavant.

Le téléfilm sera diffusé sur Arte le 23 mars

 

« L’académicien Goncourt », P. Assouline évoque l’événement dans son blog :

http://passouline.blog.lemonde.fr/2012/02/05/les-desarrois-du-capitaine-junger/#xtor=RSS-32280322

 

Pour une étude historique, menée à partir des sources et archives disponibles (jamais utilisées jusqu’alors) et non des mémoires (héroïsées et instrumentalisées) et témoignages (idéologiques), on se reportera à :

 

J.-M. Berlière et Franck Liaigre, L’Affaire Guy Môquet. Enquête sur une mystification officielle, Larousse, 2009.

 

  

Affaire-Guy-Moquet.jpg

 

 

J.-M. Berlière et Franck Liaigre, Le Sang des communistes. Les bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941, Fayard, 2004 (notamment pp.21-92 et 127-148)

 

 

Le-sang-des-communistes.jpg

 

Deux ouvrages qui ne nous ont pas fait que des amis…

Il est vrai que l’histoire et la foi ne font pas bon ménage et comme l’écrivait Marc Bloch (Testament, 1941) qui souhaitait que fussent inscrits ces mots sur sa tombe

« dilexit veritatem » :« Je tiens la complaisance envers le, mensonge, de quelques prétextes qu'elle puisse se parer, pour la pire lèpre de l'âme. »

 

 

Les BAC toujours…

Manuel Boucher, « Portrait d’un policier de la brigade anti-criminalité dans une « cité ghetto » française »

À lire dans la revue en ligne Champ pénal pour éviter de dire et d’écrire n’importe quoi sur le sujet …

 

http://champpenal.revues.org/8214

 

 

Manuel Boucher, « Portrait d’un policier de la brigade anti-criminalité dans une « cité ghetto » française », Champ pénal/Penal field [En ligne], Vol. IX | 2012, mis en ligne le 30 janvier 2012, Consulté le 07 février 2012. URL :

 

http://champpenal.revues.org/8214 ; DOI : 10.4000/champpenal.8214

 

Manuel Boucher

Directeur du Laboratoire d’Etude et de Recherche Sociales (LERS) de l’Institut du Développement Social (IDS) de Haute Normandie et membre associé au Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (CADIS).

 

6.Archives

 

Une machine pour reconstruire le puzzle des archives de la Stasi

 

Archives-Stasi-copie-1.jpg

afp.com/John Macdougall

BERLIN - Pour reconstituer le puzzle géant de milliers d'archives de la Stasi mises en pièces lors de la chute de la RDA, l'Allemagne compte sur la reconstruction numérique par ordinateur, un projet pharaonique dont la phase pilote est en cours d'achèvement.

Novembre 1989: devant les caméras du monde entier, les Berlinois s'attaquent à coups de pioche au Mur de la honte, en passe de s'écrouler.

Parallèlement, à l'abri des regards, un autre travail de destruction avait également commencé: la Stasi, toute puissante police politique du régime est-allemand, tentait de faire disparaître ses secrets.

Pendant plusieurs semaines, des agents du ministère de la Sécurité d'Etat se sont ainsi acharnés à déchirer des centaines de milliers de dossiers, rapports d'enquête, et autres compte-rendus d'interrogatoires, avant que la population investisse les locaux du ministère et interrompe ce travail d'anéantissement.

Au total, 15.500 sacs contenant chacun entre 50.000 et 80.000 bouts de papier ont ainsi été récupérés. Et, en 1995, a commencé un travail de reconstitution de ces archives... à la main.

Le projet s'appuyait sur le désir de mener à son terme un travail de mémoire auquel les Allemands sont particulièrement attachés : depuis l'ouverture au public des archives de la police secrète, dont on célèbre les vingt ans samedi, l'Office fédéral en charge des archives de la Stasi (BStU) a reçu 2,83 millions de demandes de renseignement.

- machine expérimentale -

Mais le côté vertigineux de l'entreprise pouvait aussi à terme la faire échouer. "En 2000, le Bundestag nous a demandé de chercher des possibilités pour accélérer cette reconstruction", explique à l'AFP Joachim Häussler, l'un des responsables du programme au BStU.

"Nous nous sommes dits que c'était un défi pour l'Institut Fraunhofer", raconte de son côté l'ingénieur Bertram Nikolay qui, au sein de cet organisme spécialisé dans la recherche appliquée, a eu l'idée de mettre au point un processus de "reconstruction virtuelle" assisté par ordinateur.

Une machine expérimentale a d'abord été mise au point puis "nous avons lancé au premier trimestre 2007 une phase pilote", raconte M. Häussler, installé dans une pièce de l'ex-siège de la Stasi transformé en centre d'archives et en musée, à Lichtenberg, triste quartier de l'ex-Berlin Est.

A côté de lui, sur de grandes tables, six de ses collaborateurs vident à la lumière des néons et dans un silence religieux le contenu des fameux sacs. Leur travail consiste à effectuer un premier tri, à classer les morceaux dans des boîtes dont le contenu sera ensuite scanné.

A partir des éléments ainsi répertoriés et enregistrés, la "reconstruction virtuelle" peut alors commencer: en s'appuyant sur des paramètres tels que la couleur du papier, le quadrillage, le style des caractères, ou le type d'écriture (dactylo ou manuelle), elle va alors associer les morceaux entre eux.

"Nous avons pour l'instant digitalisé le contenu de 70 sacs", souligne M. Nikolay, précisant qu'au terme de la phase pilote, c'est-à-dire "dans quelques mois", le contenu de 400 sacs doit être reconstitué.

Au total, huit millions d'euros d'argent public ont été consacrés à cette phase. Et pour passer à l'étape suivante, il en faudra bien plus. Combien ' MM. Häussler et Nikolay ont besoin de la phase de test pour le savoir.

Le début du processus global de "reconstitution virtuelle" ne commencera "au plus tôt" qu'en 2013 "mais plus vraisemblablement en 2014", assure M. Nikolay, "persuadé" de l'existence d'une véritable volonté politique de mener à bien ce projet.

L'intérêt du public, lui, ne semble en tout cas pas faiblir: en 2011, 80.611 nouvelles demandes concernant les archives ont été déposées à la BStU.

Par  

 

 

 

Haute Commission interalliée des territoires rhénans et du Haut-commissariat français auprès de la HCITR (1919-1930)

 

Le 8 février 2012 à 18 heures a été présenté aux Archives nationales (Palais Soubise) l'inventaire des archives de la Haute CommissionInteralliée des territoires rhénans et du Haut-commissariat françaisauprès de la HCITR (1919-1930). Cet inventaire électronique est

l'aboutissement d'un projet de coopération européen qui a réuni pendantplusieurs années les Archives nationales, les archives du ministère desAffaires étrangères et l'Institut historique allemand. Il a égalementreçu le soutien financier de la DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft).

 

Appelées aussi « Papiers Tirard », du nom du président de la HCITR et haut-commissaire français, ces archives (cotées AJ9) présentent untableau précis de la Rhénanie durant son occupation par les puissancesinteralliées en application du traité de Versailles entre 1919 et 1930.L'extrême richesse de ce fonds, qui concerne tout aussi bien la viepolitique, économique ou culturelle, et dont la description est désormais facilement accessible via Internet, permet de réajuster l'étatde la recherche historique sur cette époque et d'éclairer notamment les

relations franco-allemandes dans le contexte de l'après-guerre.

 

Cet inventaire est consultable à l'adresse suivante :

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anparis/chan/fonds/edi/sm/AJ/EDIAJ01a22.html

 

Florence de Peyronnet-Dryden

Institut historique allemand / Deutsches historisches Institut

8, rue du Parc-Royal

FR-75003 Paris

Tel. +33 (0) 1 44 54 51 63

fpeyronnet-dryden@dhi-paris.fr

 

www.dhi-paris.fr

 

 

Shoah : la SNCF, société des chemins de fer française, ouvre ses archives

 

Source: Les Archiveilleurs

 

Lu sur le site RFI :

http://www.rfi.fr/europe/20120204-shoah-sncf-societe-chemins-fer-francaise-ouvre-archives

>>Shoah : la SNCF, société des chemins de fer française, ouvre ses archives

Photo prise en 1942 de l'embarquement de personnes d'origine juive, dans des wagons de marchandises, au camp de Drancy, en région parisienne, pour être déportés vers les camps de concentration allemands.

AFP

(NB : si la photographie est réellement prise en 1942 et s’il s’agit d’un convoi de juifs internés à Drancy, la légende est imprécise elle devrait dire  : «  déportés vers Auschwitz depuis la gare du Bourget » / JMB)

 

>> La SNCF, Société nationale des chemins de fer français, fait un nouveau pas vers la transparence sur son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a annoncé, vendredi 3 février 2012, qu'elle avait déposé une copie de la totalité de ses archives dans trois centres de recherches sur la Shoah.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, 76.000 juifs ont été transportés dans les wagons de marchandises de la SNCF, d'abord à travers tout le pays puis vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944.

La SNCF pouvait-elle s'y opposer ? C'est à cette délicate question que la justice française a eu à répondre en 2006, après une action intentée par la famille Lipietz dont les parents ont été déportés dans des trains de la Société nationale des chemins de fer. La justice lui a donné raison en première instance avant de se déclarer incompétente en appel.

Une affaire qui plombe la société sur le marché américain

Il y a un an, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, avait reconnu que la SNCF avait été un rouage de la machine nazie. Mais si trois copies des archives ont été déposées (l'une au Mémorial de la Shoah à Paris, au centre Yad Vashem à Jérusalem et une troisième à l'Holocaust Museum de Washington), ce vendredi, c'est parce que cette affaire a largement dépassé le cadre de l'hexagone.

Malgré un site tout en anglais destiné à expliquer le contexte historiquede la Deuxième Guerre mondiale, la SNCF s'est vue écartée de deux contrats de lignes à grande vitesse aux Etats-Unis. L'histoire au secours du protectionnisme américain.

Autre source, Holocaust Rail Victims, un site qui milite lui pour que la SNCF paie réparations aux victimes de l'Holocauste.<<

Cf sur le même sujet La Croixavec quelques réactions :

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-SNCF-ouvre-toutes-ses-archives-des-annees-1939-1945-_EP_-2012-02-05-765629

>> La SNCF ouvre toutes ses archives des années 1939-1945

L’entreprise vient de déposer une copie de l’intégralité de ses archives numérisées de la Seconde Guerre mondiale dans trois centres spécialisés dans la mémoire de la Shoah.

Ce geste intervient alors que le rôle de la SNCF dans la déportation de 76 000 juifs en France continue de faire débat.

Quelle est la nature des archives transmises ?

La SNCF a annoncé, vendredi, qu’elle venait de déposer une copie de la « totalité »de ses archives numérisées de la période 1939-1945 auprès du Mémorial de la Shoah de Paris, du Centre Yad Vashem à Jérusalem et de l’Holocaust Museum à Washington. Il s’agit de documents relatifs au fonctionnement de l’entreprise, dont les trains de marchandises ont transporté 76 000 juifs vers les camps d’extermination entre 1942 et 1944. La collecte de ces archives avait commencé en 1992.

Quelle est l’importance de ce geste ?

Ce geste a une portée symbolique à la veille des commémorations de la déportation des juifs de France amorcée voilà soixante-dix ans, en 1942. Il vise aussi à « faciliter le travail des chercheurs »et à « renforcer une démarche de transparence » . Cet objectif ne convainc pas tout le monde. Après la Libération, les dirigeants de la SNCF ont plaidé que les convois avaient été réquisitionnés sous la contrainte, à la demande de l’occupant allemand. Cette version a été par la suite défendue par l’historien Christian Bachelier et l’avocat Serge Klarsfeld. André Kaspi, historien de la Seconde Guerre mondiale et favorable à cette thèse, estime « important »le nouveau geste de l’entreprise.

Tel n’est pas l’avis des tenants de la « responsabilité »de la SNCF, qui reprochent à sa direction de l’époque de ne pas s’être opposée à l’utilisation des trains. Alain Lipietz, ancien député européen des Verts, qui en 2003 avait enclenché une action devant la juridiction administrative contre l’entreprise au nom de son père Georges Lipietz, juge que « la SNCF numérise les archives qu’elle veut ou qu’elle peut ». Rositta Kenigsberg, du Centre d’éducation et de recherche sur l’Holocauste, à Miami, ne se déclare « pas si sûre que ce geste d’ouverture ne soit pas une nouvelle tactique (…) pour relancer les tentatives jusqu’à présent manquées de faire des affaires aux États-Unis » .

Est-ce la fin des procès sur le rôle de la SNCF dans la Shoah ?

Pas forcément, surtout si ces archives contiennent des éléments à charge. Associations juives et descendants de déportés restent mobilisés. La famille de Georges Lipietz avait fait condamner, en 2006, par le tribunal administratif de Toulouse, la SNCF à verser des dédommagements. Ce jugement a été annulé en 2007 en appel et par le Conseil d’État, au motif que le fond du litige relève plutôt de la juridiction judiciaire.

ANTOINE FOUCHET <<

 

 

 

***

 

 

 

That’s all folks / C’est tout pour cette fois-ci...

Avec toutes nos excuses pour le retard dans la mise en ligne de la lettre !

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 février 7 12 /02 /Fév 17:40

Chers collègues et chers amis,
Les polémiques, dérapages, scandales, coups-fourrés, enquêtes truquées, corruption, révélations qui touchent le monde policier des BAC à l’IGS en passant par la DCRI et la PJ, se multipliant,  il a semblé opportun de rappeler quelques-uns des idéaux fondant une police républicaine tels qu’ils  furent exprimés, il y a un bon siècle, par le premier policier de carrière (il avait débuté comme inspecteur auxiliaire) devenu successivement directeur de la Sûreté générale —l’ancêtre du DGPN en quelque sorte— puis Préfet de police, après avoir été un des initiateurs de l’idée mutualiste et syndicale dans une police dont il n’ignorait ni les faiblesses, ni les travers, ni l’importance dans une démocratie qui venait notamment de traverser l’affaire Dreyfus dans laquelle il avait pris ouvertement parti…
Bien cordialement
Jmb
PS : quelques appels à communications annoncés sont URGENTISSIMES !!!


“Let’s have a dream”
(version C. Hennion, début XXe siècle)
« La pratique de l'autorité est toujours une chose délicate ; elle l'est plus encore dans un régime démocratique qui, par sa nature même, par les satisfactions qu'il accorde aux instincts de liberté si profonds chez l'homme, l'entraîne plus facilement hors des limites du respect nécessaire à la liberté d'autrui. La fonction de police est presque toute entière dans la contrainte imposée à la liberté des uns au profit de la liberté des autres...  On semble trouver naturel, alors qu'on exige un stage assez long de la plupart des employés de l'État, même quand leur emploi comporte plus de routine que d'initiative, de jeter d'emblée dans les fonctions de police qui touchent à tous les intérêts matériels et moraux du pays, des hommes jeunes dont le cerveau et la conscience n'ont été scrutés que par un examen puéril, permettant à peine de se rendre compte de leurs connaissances premières. Sans aucune direction effective, guidés par leur seule inspiration, ces nouveaux magistrats devront suffire à la lutte qu'ils engagent dès le jour de leur nomination, contre les mauvais instincts de l'humanité. Et ces hommes qui disposeront souvent des intérets, de la liberté, de l'honneur de leurs concitoyens, qui sont appelés à les conseiller et à les punir, devront tout puiser dans leur propre fond...  C'est pourquoi l'institution d'une École de Police s'impose. Un timide essai avait été fait ; il faut reprendre cette tentative en l'élargissant. Il est vraiment étrange qu'à l'aube du XXe S., après 35 ans de République, nous en soyons encore à réclamer l'établissement d'un enseignement théorique et pratique à l'usage d'hommes qui se destinent à une profession dont la complexité n'a point d'égale »...
Ainsi s'exprimait Célestin HENNION, à la tête d'une délégation de commissaires de police de la Sûreté Générale, devant le ministre de l'Intérieur, en 1906.
Devenu Directeur de la Sûreté Générale, il reprenait dans un "projet de réforme des polices municipales" datant de 1910 l'idée de la création d'une école de formation :
"L'intérêt bien compris d'une démocratie commande d'élever le niveau de la police et non de l'abaisser. L'homme qui peut tenir dans sa main la liberté, la réputation, la fortune, en un mot le malheur ou le bonheur d'un autre homme, n'aura jamais l'âme trop haute ni la conscience trop soucieuse d'équité. C'est à l'école de police que les fonctionnaires apprendront à penser par eux-mêmes...à comprendre l'importance de leur fonction et les services qu'elle peut rendre à la collectivité."

N’ignorant ni l’image négative de la police, ni les impératifs moraux qui devaient guider son action…
« La police traîne un lourd héritage ; mêlée à toutes les passions des hommes, obligée souvent de les endiguer, forcée toujours d'opposer l'intérêt public à la coalition des intérêts privés, elle sent souvent peser sur elle des rancunes que les siècles ont accumulées au cours de l'histoire si troublée de notre pays : jacqueries, émeutes, révolutions, grèves tragiques, elle a tout vu, tout supporté, et par un phénomène que je ne suis pas encore parvenu à m'expliquer depuis si longtemps qu'il fait l'objet de mes réflexions, elle a conservé la haine implacable des uns, sans acquérir ni la reconnaissance, ni même l'entière confiance des autres. Plus on lui réclame de justice, moins on en témoigne à son encontre, moins on lui pardonne ses erreurs, plus on lui fait de procès de tendance. Et pourtant, je ne connais pas de profession où il se dépense plus d'efforts généreux et désintéressés. »

… il mit en pratique ses idées en inaugurant "son" "Ecole Pratique Professionnelle des services actifs de la Préfecture de Police", le 25 mai 1914 avec un idéal qui peut faire aujourd’hui sourire  :

« La police ne représente pas seulement la Force, elle représente aussi le Droit et qui ne sent quelles garanties doivent offrir les représentants du Droit dans la société moderne ? ... Comment admettre que ceux-là mêmes qui seront chargés de veiller sur les droits des citoyens, de les rappeler à la tolérance, à la justice, de les juger souvent avant les juges, comment admettre dis-je, que ceux-là ne soient pas eux-mêmes des hommes de haute et pure conscience ? Et comment développer en eux les idées généreuses qui doivent les animer, sinon par un enseignement approprié au rôle qu'ils doivent remplir ?"

Faisons un rêve…


1. Des livres…


■ Philippe ROBERT, Renée ZAUBERMAN, Mesurer la délinquance, Les Presses de SciencesPo (« La Bibliothèque du citoyen »), 2011, 179 pages, 15€ Mesurer-la-delinquance.jpg

Depuis la fin du XIXe siècle et les enjeux électoraux et politique que la sécurité a représentés dans la démocratie parlementaire, la statistique criminelle a été instrumentalisée pour dire tout et son contraire : montée de la criminalité, des infractions/crimes et délits, impéritie de la police ou de la gendarmerie, réussites ou fiascos des politiques menées… le politique a fait un usage de plus en plus immodéré de chiffres surveillés comme la fièvre d’un malade, mais terriblement sujets à caution ou difficiles à interpréter…
C’est dire combien cet ouvrage, clair et intelligent, écrit par deux des meilleurs connaisseurs de la question vient à point nommé…
À lire pour ne pas mourir idiot et dire n’importe quoi au Café du Commerce…
 

Le Mot de l'éditeur : La mesure de la délinquance
Les assertions gratuites ou contradictoires sur l’importance et l’évolution de la délinquance polluent un débat nourri de statistiques que chacun manie à sa guise et où l’État détient le monopole des sources et du traitement.
Voici un ouvrage qui apporte une perspective scientifique dans la mesure de la délinquance. Après une histoire des méthodes de mesure et de leurs mutations contemporaines, les auteurs font apparaître les grandes évolutions de la délinquance : augmentation du vol de masse avec l’essor de la consommation depuis les années 1960 ; augmentation du vol avec violence et montée d’une petite violence expressive à partir du milieu des années 1980 – années de fracture sociale ; flambée, depuis les années 2000, d’une répression davantage concentrée sur la défense de l’ordre public (trafic de produits prohibés, immigration irrégulière) que sur la sécurité du citoyen.
Il plaide enfin pour trois évolutions majeures : une mesure de la délinquance analysée sur le temps long ; une mesure qui ne soit plus le monopole du pouvoir et qui combine différents types de données ; une relance urgente de la mesure de la délinquance financière et de celle des élites.
Un diagnostic indispensable pour comprendre la situation actuelle de la délinquance.
Philippe Robert, directeur de recherches émérite au CNRS (Cesdip), travaille sur les politiques de sécurité et sur la mesure de la délinquance.
Renée Zauberman, chargée de recherches au CNRS (Cesdip), travaille sur les enquêtes de victimation et l’analyse du fonctionnement du système pénal.

Pour compléter, une tribune des auteurs dans Le Monde



■ Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens, L’espion du président, Robert Laffont, 2012

Un travail sérieux d’investigation de trois journalistes (avec les qualités et défauts du genre) sur le « patron » de la DCRI que le dit patron compare à « une belle blonde que beaucoup, dans le monde, voudraient avoir dans leur plumard » (sic) …
(on notera le style bien différent de celui de Hennion…)


Espion du président


Présentation éditeur :
Bernard Squarcini n'a pas usurpé son surnom. "Le Squale" chasse depuis trente ans dans le milieu du renseignement, son élément. L'un après l'autre il a écarté tous ses rivaux. Il dirige aujourd'hui le plus puissant service de contre-espionnage que la France ait jamais connu : la Direction centrale du renseignement intérieur. La DCRI est l'œuvre de Nicolas Sarkozy qui l'a créée le 28 juin 2008 et l'a confiée naturellement à celui qui nage dans son sillage depuis 2002. Bernard Squarcini était censé en finir avec la police politique qu'incarnaient les célèbres RG, soupçonnés de verser dans les secrets d'alcôve et les barbouzeries en tout genre. Officiellement, le "FBI à la française" devait se concentrer sur la seule défense de l'intérêt général. Au terme de notre enquête, nous pouvons l'affirmer : c'est tout le contraire. Jamais un service de renseignement n'aura été autant instrumentalisé au profit d'un seul homme, Nicolas Sarkozy.
Ci-dessous un article d’Ariane Chemin paru dans le Monde :
>> Ils avaient visiblement l'habitude de fréquenter de longue date Bernard Squarcini. De boire des coups avec lui et de le tutoyer. A trois mois de la présidentielle, trois journalistes spécialisés dans la police, Christophe Labbé et Olivia Recasens, du Point, et Didier Hassoux, du Canard Enchaîné, ont décidé de vider leurs carnets. Dans L'espion du Président, qui vient de paraître chez Robert Laffont (284 pages, 19 euros), ils recensent les "coups" du patron du renseignement intérieur, décortiquent ses réseaux, auscultent ses amitiés : d'Henri Proglio, le PDG d'EDF, à Michel Tomi, l'influent patron corse de cercles de jeux africains, en passant par l'homme d'affaires Alexandre Dhjouri. Et racontent comment la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née en 2008 pour faire oublier les barbouzeries des célèbres RG, a été selon eux "dévoyée au service d'un camp et d'intérêt privés", devenant une sorte de "police politique de Nicolas Sarkozy".
 "J'ai réussi à mettre en commun la rigueur des 'ST' et le bordel des RG. J'ai récupéré deux mémères, j'en ai fait une belle blonde. Que beaucoup, dans le monde, voudraient avoir dans leur plumard", résume un jour Bernard Squarcini à l'un de ses interlocuteurs que l'on devine masculin. Une efficacité remise en cause par Joël Bouchité, ex-patron des RG, abondamment cité, qui a démenti au Monde avoir tenu ces propos.
Mais la contre-enquête est difficile. Davantage encore que tout autre fonctionnaire, un contre-espion est tenu au silence. En échange de moult précautions (rendez-vous fixés via des cabines téléphoniques ou dans des boites à lettres dormantes), les auteurs ont, disent-ils, trouvé quelques "traîtres" pour se faire raconter la "belle blonde" de Levallois. Et notamment le "groupe des opérations spéciales", celui, leur dit-on, où "tout est illégal", où "depuis l'arrivée de Squarcini, l'effraction s'est institutionnalisée", et où "il n'y a qu'une règle: le pas vu pas pris". Parano ? Les auteurs racontent qu'il a fallu deux fois "changer la serrure de l'appartement parisien qui a servi de QG" à leur enquête. Et que leur ordinateur aurait été siphonné.
 
Selon un des officiers qui a accepté de jouer les "taupes", l'état-major de la DCRI a "demandé en 2010 un travail sur Mediapart et [son directeur, Edwy] Plenel parce qu'ils énervent le Château". "Certains ont refusé mais on a su en interne que d'autres l'avaient fait", ajoute cette source anonyme.
 
Les auteurs racontent aussi comment la DCRI s'est rendue spécialiste de "poussettes" (d'intox). M. Bouchité lui-même leur aurait conseillé d'enquêter sur le pseudo "alcoolisme" de Martine Aubry durant la campagne des primaires, avant évidemment de démentir haut et fort au téléphone, lorsque la responsable socialiste l'appelle pour l'accuser du forfait…
 
TROPISME CORSE

Les auteurs pointent enfin le tropisme corse de Bernard Squarcini, fils spirituel de Charles Pasqua, littéralement obsédé par son île, où il recrute ses plus fidèles limiers. L'Espion du président raconte comment le patron de la DCRI choisit ses camps dans une Corse en proie au grand banditisme. Celui d'Alain Orsoni, ex leader nationaliste aujourd'hui patron du club de football d'Ajaccio ; celui de feu Richard Casanova, caïd de la Brise de Mer, qui lui aurait donné Yvan Colonna. Du cercle de jeux Wagram au somptueux domaine de Murtoli, les héritiers de Casanova peuvent aujourd'hui compter sur la protection du "Squale", écrivent les auteurs.
Fin décembre 2011, Bernard Squarcini avait déjeuné avec un des auteurs au restaurant parisien la Villa corse, son repaire, où une table porte son nom sur une plaque en laiton. "Fais ton bouquin. S'il est bon, je te paie un coup à boire, sinon, je te pète le nez." Le patron du contre-espionnage français a choisi une voie médiane : la plainte en diffamation.

Ariane Chemin <<


■ Annoncé (un peu) prématurément, Ainsi finissent les salauds est (enfin) dans toutes les bonnes librairies et même les gares…
Ainsi finissent..


■ Peter Leßmann-Faust, Die preußische Schutzpolizei in der Weimarer Republik. Streifendienst und Straßenkampf,
Frankfurt am Main 2012 (=Verlag für Polizeiwissenschaft), ISBN 978-3-86676-196-4, 383 p., € 29,90

Excellente nouvelle que la réédition de cet ouvrage (enrichi et remanié) écrit par un des plus anciens « amis de la police » en Allemagne (avec Herbert Reinke et Alf Ludke) qui a étudié et montré dans quelles conditions la police de Prusse, prise dans la violence des affrontements entre communistes et nazis fut un des derniers remparts de la République de Weimar.
Un livre à lire absolument pour tous ceux qui pratiquent la langue de Goethe…


Peter Lebman

NB : pour les autres, rappelons qu’il existe un texte (en français) de Peter Lessman-Faust sur le même sujet paru dans
J.-M. Berlière et D. Peschanski (dir.), Pouvoirs et polices au XXe siècle, Bruxelles, Complexe, 1997 (pp. 45-61)
Ouvrage collectif (essentiel et pionnier) qui reprenait les communications du premier colloque international tenu en France sur ces sujets et qui doit toujours être trouvable sur le marché de l’occasion ou dans les bonnes bibliothèques de recherche.





Colonial policing  (1) :

Bénédicte Brunet-La Ruche, « Discipliner les villes coloniales » : la police et l’ordre urbain au Dahomey pendant l’entre-deux-guerres

À lire en ligne sur CRIMINOCORPUS


■ Colonial policing (2) :
Alice Hill : “Policing a plurality of worlds: The Nigeria Police in metropolitan Kano” paru in African Affairs (London, OXFORD) (2012) 111 (442): 46-66. doi: 10.1093/afraf/adr078

First published online: December 14, 2011
1. ↵*Alice Hills (a.e.hills@leeds.ac.uk) is Chair of Conflict and Security in the School of Politics and International Studies, University of Leeds. The research for this article was funded by the Economic and Social Research Council (reference RES-00-22-4030). Thanks are due to Aminu Dukku, Issa Sadiq Radda, the University of Cambridge's Radzinowicz Library and Centre of African Studies, and African Affairs reviewers.
Abstract
The prevention of inter-communal conflict in cities where multiple religious and secular norms and processes affect the delivery of security and justice is a major challenge for governments and residents. Most analyses of conflict prevention focus on the part played by traditional authorities or civil society associations, downplaying the role of public police forces.Yet fieldwork in Kano, northern Nigeria, suggests that locally appropriate forms of conventional policing can be highly effective in lowering tension. While the need to negotiate with Kano's semi-state and informal policing actors has not reconfigured the Nigerian police's authority practices, Kano's relative stability owes much to the political and technical skills with which senior police officers manage the city's competitive environment.
© The Author 2011. Published by Oxford University Press on behalf of Royal African Society. All rights reserved



3. Séminaires, journées d’études…


► Interlabo du GERN (14 décembre… 2012 !) :

Social Cohesion and Policing

un sujet qui ne saurait laisser aucun « ami » indifférent !

Cette journée d’étude sera précédée d’une conférence internationale, les 12 et 13 décembre :


two-day international residential conference
12-13/12/2012 on the theme of
“Tides and Currents in police theories”


This conference is organized by the Belgian Centre for Police Studies (CPS) and the Dutch Society, Security and Police Foundation (Stichting Maatschappij, Veiligheid en Politie, or SMVP).


(Please note that on December 12th there will be an exceptional evening programme. All participants are invited to a party for the occasion of the retirement of Prof. Paul Ponsaers from Ghent university).

Voir la plaquette de présentation


4. Appels à communications…

A ■   Globalisation, Criminal Law and Criminal Justice (W G Hart Legal Workshop 2012)
26 June 2012 - 28 June 2012
NB : Un ouvrage collectif est également prévu.
La date limite pour les soumissions Des papiers est passée mais il existe une certaine flexibilité §
Ceci-dit, si vous êtes intéressé(s) ne traînez pas !!!

Event Type: Workshop
Speakers:
Plenary speakers will include: Professor Peter Andreas, Brown University;Professor Margaret Beare, Osgoode Hall, York University (TBC); Professor Roger Cotterrell, Queen Mary, University of London; Professor Bill Gilmore, University of Edinburgh; Professor Chris Harding, Aberystwyth University; Professor Alison Liebling, University of Cambridge; Professor Dario Melossi, University of Bologna; Professor David Nelken, Universities of Cardiff and Macerata; Michael O'Kane, Peters & Peters; Professor Mark Pieth, Basel University; Professor Robert Reiner, London School of Economics; Professor Richard Sparks, University of Edinburgh; Professor John Spencer, University of Cambridge; Professor Takis Tridimas, Queen Mary, University of London; Professor John Vervaele, University of Utrecht.
Venue:
IALS
Venue Details:
Institute of Advanced Legal Studies
Charles Clore House
17 Russell Square
London
WC1B 5DR


Description
For a copy of the Call for Papers, please click here
The WG Hart Legal Workshop 2012 will address the multifarious relationship between globalisation, on the one hand, and criminal law and justice, on the other hand. At a time when economic, political, and cultural systems across different jurisdictions increasingly become or are perceived to be parts of a coherent global whole, it appears that the study of crime and criminal justice policies and practices can no longer be restricted within the boundaries of individual nation-states or even particular transnational regions. But in which specific fields, to what extent, and in what ways does globalisation influence crime and criminal justice in disparate jurisdictions? Which are the factors that facilitate or prevent such influence at a domestic and/or regional level? And how does or should scholarly inquiry explore these themes.
The call for papers asks for contributions on the following themes:
1) Comparative Criminal Justice in a Global Age: Epistemological Questions
This stream will examine the reasons why and the ways in which crime and criminal justice should be studied in a comparative and international context, especially against the background of globalisation. Areas to be covered include: How is globalisation to be defined in relation to such trends as the ascendancy of neoliberal capitalism, the advent of ‘late modernity’, or the emergence of ‘risk society’? To the extent that global or globalising trends affect the various spheres of society and criminal justice within nation-states, which should be our analytical foci, operations, and tools?
2) Comparative Criminal Justice in a Global Age: New Research Findings
This stream will examine new research on how different countries and jurisdictions deal with the main stages of the criminal justice process. Areas to be covered include: To what degree are there global trends in criminal justice matters? Where and to what extent does convergence in the languages of crime control imply convergence in the practices of crime control? Where and to what extent are there differences from an emerging global norm? What is the role of national legal and political cultures in this respect?
3) Globalisation and the Political Economy of Punishment
This stream will assess the influence of globalisation on the levels and patterns of punishment within nation-states from different political economy perspectives. Papers are welcome on the ways in which global capitalism and its varieties relate to penality.
4) Globalisation and Criminalisation
This stream will explore issues arising from the production of global criminalisation norms. Papers are welcome on both the process of adoption of global criminal law (and related issues of transparency, accountability, and democratic control) and the impact of globalisation on criminalisation. Contributions are invited on all aspects of international and European Union law in the field, as well as on the impact of ‘soft law’ and global administrative law on criminalisation.
5) The Impact of Globalisation on Domestic Criminal Law and Justice
This stream will examine the challenges facing domestic legal orders when implementing global standards in the field of criminal justice. Areas to be covered include: the impact of international law Conventions in criminal matters on domestic law; the impact of the European Union on domestic criminal justice; and the impact of international soft law initiatives (such as the FATF) on domestic standards.
6) Globalisation and Judicial Cooperation in Criminal Matters
This stream will focus on the procedural challenges arising from the intensification of judicial cooperation in criminal matters. Areas to be covered include: the transformation of the international law on extradition and the impact of the European Arrest Warrant; developments in international mutual legal assistance mechanisms and the impact of the European Union (the European Evidence Warrant, the European Investigation Order); and the challenges globalisation poses for the development of common global or regional standards on the admissibility of evidence.
7) Legal responses to Transnational Crime and Corruption
This stream will focus on the development of a multi-level system of legal responses to transnational crime and corruption. Papers are welcome on all aspects of global, regional, or domestic regulation of transnational crime (including organised crime, money laundering, and trafficking in human beings) and corruption and their interplay.
8) Globalisation and the interplay between Criminal and Administrative Law
This stream will explore the boundaries between criminal and administrative law in the development of global responses against serious crime. Papers are welcome in particular on the development of freezing orders regimes, as well as on the interplay between criminal and administrative law to regulate conduct detrimental to the market.
Abstracts of papers should be sent to: IALS.WGHart@sas.ac.uk by email attachment by Tuesday 31st January 2012.
The organising committee especially welcomes contributions from early career researchers. Publication of a selection of papers will be subsequently sought in the form of an edited book.
Academic Directors:
Professor Peter Alldridge, Queen Mary, University of London
Professor Valsamis Mitsilegas, Queen Mary, University of London
Professor Julian Roberts, University of Oxford
Dr Leonidas K. Cheliotis, Queen Mary, University of London


B ■ International Scribani Conference:
“Re-imagining Imprisonment in Europe: Common Challenges, Diverse Policies and Practice”
This is a ’Call for Papers and Workshops’ for the International Scribani Conference: “Re-imagining Imprisonment in Europe: Common Challenges, Diverse Policies and Practice” which will take place in Trinity College, Dublin, Ireland on September 5th to 7th 2012. (Abstracts for 20-minute papers and 90-minute workshops should be sent by 13 April 2012.)
 
The aim of this conference is to analyse some of the key features of imprisonment throughout Europe today, including the political, social and economic forces shaping prison policy and practice, and to imagine what future imprisonment might look like – in terms of prison policy, prison population size and prison conditions – by generating a new narrative of how imprisonment might be framed within a new vision and set of values.
 
This is an inter-disciplinary conference with presentations from practitioners, academics and researchers in wide range of disciplines including sociology, criminology, philosophy, law, cultural studies and theology. The conference organiser, the Jesuit Centre for Faith and Justice, is an Irish based NGO which engages in social analysis and reflection with the objective of being an actor for positive social change (www.jcfj.ie).
“Call for papers/workshops”:
There will be a number of parallel sessions held in the afternoon on day 2 and 3 day of the conference. The selection criterion is outlined in the attached document (and will be available shortly at www.jcfj.ie/news).
Abstracts should address a topic of relevance to the conference theme, for example:
What are the economic and societal costs of imprisonment?
How does prison affect women, children, migrants, families and communities?
How can we improve rehabilitation and re-integration of prisoners? For example the role of Restorative Justice.
How can prison services and aftercare be improved? (Also, the role of NGOs/civil society organisations/charities).
The role of prison personnel e.g. Prison Chaplains or Prison Officers.
The purpose of imprisonment (philosophical, sociological, theological etc.)
 Applicants should send in a completed Information Form and 300 word summary of their proposed paper or workshop. The deadline for submission of applications is Friday 13 April 12. Further details about the conference and paper/workshop topics and the application procedure can be found in the attached documents (and will be available shortly at: www.jcfj.ie/news).
 We would be very grateful for your assistance in helping us promote the conference by circulating the attached information to anyone that may be interested in the subject matter, apologies for any cross-circulation.
 If you have any questions regarding the call for papers/workshops please contact Claire Whelan, Scribani Conference Coordinator at scribaniconference@jcfj.ie or by phone on ++353 1 8556814.


C ■ “Material culture in closed spaces”

January 23, 2012
Benoit Majerus


Plan for a bed in a Belgium asylum in the 1930s

Interest for closed spaces played an important part in the critical renewal of the humanities from the 1960s on, as demonstrated in particular the work of Erving Goffman and Michel Foucault. For the past ten years, the spatial turn has provided new impetus for a greater consideration of space as a place of socialisation. These approaches, devoted to the empirical study of institutions such as the mental hospital and prison, have put the actors and social dynamics at the center of their interest. In keeping with this line of research, we propose to shift the gaze to the material cultures of these spaces.
Be it the prison, the convent, the boarding school, the nursing home, the (psychiatric) hospital or the camp, the material culture of these institutions has gained little consideration till now. Objects, however, configure the experience of closed spaces as well for those who can leave them as for those who are locked up. They allow for a detailed classification of the different populations who constitute these places. How does the staff working in confined spaces appropriate these workplaces? How do the inmates arrange this enclosing physical framework, a framework which among other things, prevents any intimacy of the daily rituals, which are open to the gaze of others. How do these two groups of actors interpret, confirm, deny and/or transform this reality?
These spaces are commonly perceived as hermetically closed. On closer inspection, it appears that they constantly open themselves up to the outside: in particular, the maintenance of buildings and of the infrastructure requires the intervention of people (artisans, gardeners, surveyors, architects…), which are commonly not associated with these spaces. But there are also objects (letters, cigarettes, combs …) that make these enclosed spaces porous. People use objects to occupy the space and to manage the time in those places. These material items provide the framework of the social construction of space. They shape the possibilities for acting of the multiple actors.
The biography of an object – the imagined object, the produced object and the acting object – allows us to rethink spatiality. Its materiality opens but also limits the actors’ scope for manoeuvre. Professional items (medical devices, weapons, handcuffs …) as well as the infrastructure (toilets, tables, beds …) must be examined in relation with the people who use them. We would like to direct the attention at the techniques applied by the actors in order to use this arsenal of objects. The unspectacular objects and the daily rituals in using them are our main interest. The interaction between actor and the materiality of the objects produces focal moments where power relations become visible and that allow us to examine the material and bodily aspects of experiences and human practices.
This workshop is aimed at social scientists and hopes to bring together two methodological trends: on one hand the interest for the analysis of social practices at the micro level and of the different meanings that actors give to their experiences and on the other hand the attention given to objects by assigning them a certain agency, an approach advocated currently by the science studies.
The workshop will be held from 11 to 12 October 2012 at the University of Luxembourg. Proposals for papers (1 page) and a brief CV should be sent by 1 March 2012 to the following address: culturematerielle@yahoo.com. The working language will be English.
Elissa Mailänder (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales / CIERA Paris)
Benoît Majerus (University of Luxembourg)

5.Débats…

▲ La Lettre d'information du site Délinquance, justice et autres questions de sécurité / Nouvelle série, n°39 (16 janvier 2012) continue de s’intéresser de près à l’objet de notre intérêt commun (il faut reconnaître que l’actualité montre qu’il y a matière à le faire !)

Sélection de textes  (à consulter ici) :

* Jean-Marc MANACH - Du fichage au flicage intégral de la population

* Nicolas BOURGOIN - 150 000 détenus en 2020 ?

* Alain BLANC et Sophie BARON-LAFORÊT - Quand la dangerosité devient l'alpha et l'omega de la justice pénale

* Laurent MUCCHIELLI - 2002-2012 : le bilan de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy

* La Rédaction - Ces personnes interpellées par la police et qui décèdent par « asphyxie posturale »

* Cédric MOREAU DE BELLAING - L’« affaire de l'IGS », ou la question du contrôle de la police en démocratie

* Laurent MUCCHIELLI - Sécurité à Marseille: la politisation nationale d'une question locale

* Hervé JOUANNEAU - Les polices municipales de la région Paca sont les plus nombreuses et les plus armées


Une Lettre précédente contenait déjà des textes intéressants :

à consulter ici :

* Laurent MUCCHIELLI - Etrangers et délinquance : fausses évidences statistiques, vraies manipulations politiques

* Georges MOREAS - Demain, des syndicats dans la gendarmerie ?

* Le Monde - La pénalisation de la prostitution (encore) en débat

* Franck JOHANNES - Les vœux amers des présidents de tribunaux

* Sabine BLANC - L’acceptation sociale de la vidéosurveillance en question


La Lettre du 25/1

Articles (à consulter ici) :

* Jean-Jacques URVOAS - Les RG, la SDIG et après ? Rebâtir le renseignement de proximité

* La Rédaction - Manœuvres et magouilles autour d'une section de Criminologie au sein du CNU

* Renée ZAUBERMAN, Philippe ROBERT, Sophie NEVANEN et David BON - L'évolution des vols de et dans les véhicules depuis le milieu des années 1980

* Cécile PRIEUR - La revanche des juges d'instruction

* La Rédaction - La DCRI est-elle devenue une police politique au service de Nicolas Sarkozy ?

Livraison du1er Février :

Article (à consulter en cliquant ici)

Elisabeth WEISSMAN - Flics. Chronique d'un désastre annoncé




► J’évoquais plus haut la DCRI… que dire du renseignement ?

Cet article sur une initiative de Floran Varillo devrait intéresser les « amis du renseignement » (qui sont aussi nos amis !)
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/a-l-elysee-le-coordonnateur-du-renseignement-est-il-conforme-a-la-constitution-25-01-2012-1423308_53.php

Sur le sujet, on lira avec intérêt ces propositions du député (PS) Urvoas : « Les RG, la SDIG et après ? »





▲ Dans la lettre de P.V. Tournier :
Arpenter le Champ pénal (30 janvier 2012)

Arpenter le Champ pénal

1 889 homicides ou tentatives d’homicides « constatés » en 2011 (Métropole)
soit + 14 % rapport à 2010, + 21 % par rapport à 2009









▲ Génocide arménien…

Suite au vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien, quelques textes et réactions sur cette nouvelle prétention du politique à dire l’histoire (à quand la pénalisation de la négation du « génocide » ukrainien » par Staline ?):


1/ Politis du 12 janvier 2012
La loi ne peut prescrire des normes à l’histoire
La proposition de loi votée le 22 décembre à main levée par la majorité d’une cinquantaine de membres présents de l’Assemblée nationale voudrait pénaliser la négation ou la « minimisation » des génocides « reconnus par la loi ». Etait visée la question du génocide arménien de 1915, comme l’indiquaient les déclarations de Sarkozy lors de sa visite en Arménie début octobre, mais l’absence de référence explicite dans le texte adopté et son extension à tous les génocides « reconnus par la loi » laisse planer la menace de poursuites du seul fait de nouvelles lois qualifiant de génocides d’autres massacres commis dans le passé en tel ou tel endroit de la planète.

C’est confier à la loi la qualification et l’analyse des événements qui est le travail même de la discipline historique. Or, autant la représentation nationale peut, lorsqu’il s’agit de faits graves auxquels notre nation et notre Etat ont été mêlés et dont des traces sont encore visibles aujourd’hui, prendre acte officiellement de ce qui fait consensus dans la recherche historique ; comme elle l’a fait avec les deux lois votées en 2001 : celle reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité, et celle reconnaissant le génocide des Arméniens dans l’empire ottoman – bien qu’ici le rattachement de cet événement à l’histoire française apparaisse comme moins évident – ; autant il ne revient pas à la loi de chercher à orienter le contenu de l’enseignement de l’histoire, comme voulait le faire la loi de 2005 sur la colonisation positive, ni de régenter par des sanctions pénales les propos, même faux, tenus sur le passé.

D’où les objections formulées au moment de l’adoption de la loi Gayssot par de nombreux historiens craignant qu’elle débouche sur une histoire officielle. Mais, depuis 1990, elle n’a jamais fait obstacle à la liberté de la recherche, elle ne permet de condamner aucun historien s’il s’est livré de bonne foi à une recherche utilisant les instruments scientifiques disponibles. Et surtout, elle répondait à la nécessité de réagir dans la société française à une forme déguisée de discours raciste, avatar d’un antisémitisme profondément enraciné dans notre histoire.

Mais l’atteinte limitée et justifiée à la liberté d’expression – et non à celle de la recherche historique – qu’opère la loi Gayssot ne saurait s’étendre à l’infini. Alors qu’une récente mission d’information de l’Assemblée nationale sur les questions mémorielles avait opportunément écarté la remise en cause de cette loi et des deux lois de 2001, mais affirmé que « le rôle du Parlement n’est pas d’adopter des lois qualifiant ou portant une appréciation sur des faits historiques », voici qu’en raison de préoccupations idéologiques et électoralistes, est venue cette initiative. Une initiative inopportune qui est totalement contre-productive par rapport à l’avancée nécessaire de la reconnaissance des faits par l’Etat turc.

Gilles Manceron



2/ Communiqué de la LDH :




▲ Maison de l’Histoire de France (feuilleton sans fin)
Cf  dans Politis du 10 novembre (je sais ce n’est pas réllement d’actualité, mais le sujet l’est !) la lettre d’Emmanuel Naquet dans le courrier des lecteurs




6. Archives & actualité policière

▲ « L'Inspection générale des services, soupçonnée d'avoir truqué une enquête sur des fonctionnaires de police réputés proches du Parti socialiste… » (Le Figaro)

L’affaire Yannick Blanc, les faux PVs « forgés » par l’IGS… ont suscité cette réaction d’une archiviste spécialiste de la diplomatique : à retrouver sur le blog
http://laffairemakropoulos.blogspot.com/2012/01/les-falsificateurs-2.html

« L’affaire Makropoulos
Les Falsificateurs 2.

Une affaire très étonnante, et assez énorme si elle se confirme, dérange aujourd'hui l'IGS (l'inspection générale de la police), accusée d'avoir modifiées plusieurs pièces de procédures afin de déstabiliser, puis écarter, un Directeur de la police générale. Rien que cela...

Les articles sur le site du Monde (1 et 2) et du Figaro.

Si l'effet d'annonce n'est pas tout, il s'agit d'un sujet de la dimension de Clearstream ou du scandale des écoutes de l'Elysée sous Mitterrand, dont l'épilogue en 2005 avait pourtant constitué un avertissement sérieux pour les politiques.

Et dans les trois affaires, un examen diplomatique des sources révèle soit une manipulation des documents, soit des archives au contraire "brutes" (brouillons raturés, versions initiales ensuite lissées, etc.) montrant une connaissances par les niveaux décisionnels des conséquences politiques ou légale des révélations ou nominations effectuées.

Comment peut-on encore arriver à croire, au XXIe siècle, que le seul "records" utilisable sera la version finale d'une note, à l'exclusion des versions non validées ou des dossiers préparatoires ?

Archivistiquement, ce genre de contexte judiciaire où le magistrat est souverain dans son acceptation ou non des pièces détruit totalement la notion de "records" comme "enregistrement" définitif. Malgré le sens littéral anglais du terme, il faut bien plutôt considérer que le document définitif "contamine" le dossier préparatoire et lui donne la même valeur. La notion de contamination est d'ailleurs issue des instructions sur le Secret défense, ou la classification d'une pièce d'un dossier au niveau Secret entraîne la généralisation du niveau pour le dossier, en considérant que les autres documents, de circulation restreinte ou confidentielle, contiennent ensemble l'information nécessaire pour reconstituer le Secret.

Il me semblait pourtant qu'Antoine Bello, dans le cycle des Falsificateurs, montrait assez que la notion de falsification était vouée à l'échec, sauf à être sûr de modifier tous les exemplaires diffusés du document modifié ainsi que l'ensemble de ses sources.


 

C'est quasiment impossible à faire dans une procédure judiciaire où les PVs sont établis en un original transmis au procureur et en x copies transmises à la hiérarchie, aux autorités concernées... et aux archives.

L'IGS ne lit donc que la Princesse de Clèves et n'a jamais entendu parler de Millenium ?




In fine, il faut donc considérer légalement la communicabilité des documents au niveau de l'information (=sous-partie d'un document), mais la valeur judiciaire au niveau du dossier d'affaire, voire de lacatégorie du plan de classement… »



***










Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 janvier 4 12 /01 /Jan 14:57

linklinklinklinklinklinklink link Chers collègues et chers amis,
À l’occasion de cette première Lettre de 2012 que souhaiter aux « amis de la police » sinon une transparence, une indépendance, la propreté absolues d’une institution bien mise à mal ces derniers mois par drames, scandales, affaires, sollicitations et missions douteuses… et que la proximité des échéances électorales risque de (re)mettre au premier plan des promesses et gesticulations concernant la sécurité…
Un préfet de police du début du XXe siècle voulait faire aimer la police car une police aimée et respectée est une police efficace… Son successeur écrivait que « l’intérêt bien compris d’une démocratie est d’élever et non d’abaisser le niveau des policiers »… Des objectifs peut-être utopiques, qui restent plus que jamais d’actualité, mais qui ne semblent des priorités des politiques actuels…
Bien cordialement
Jmb


Last Chance !

L’Exposition « Fichés ? » aux Archives Nationales prolongée jusqu’au 23 janvier 2012, est désormais ouverte en continu en dépit d’un mouvement de grève impulsé par la CGT-Archives fin décembre, un syndicat qui, en l’occurrence, avait oublié son appel à sauver les archives …
Dernière occasion de se perdre dans des milliers de regards et portraits, bien au-delà du fantasme du fichage… et l’occasion de réfléchir à l’identité qui est LE sujet principal d’une exposition qui aura connu un succès d’affluence considérable (plus de 50 000 visiteurs, fin décembre)
L’occasion aussi pour beaucoup — qui nous l’ont dit et écrit — de découvrir les trésors mémoriels que recèlent les archives publiques et d’oser franchir la porte de ces archives prétendument « interdites »…


1. Des livres…

► La caricature est une source intéressante, bien connue, mais parfois négligée. Policiers et gendarmes sont depuis des siècles l’un de ses sujets favoris.
La revue  Ridiculosa publie un outil bien pratique avec sa dernière livraison…
Ridiculosa texteRidiculosa image

La même équipe de l’université de Bretagne ouest (Brest) a publié une bibliographie qui peut rendre de grands services :
Biblio satirique
Ridiculosa texte 2



Jean-Marc BERLIERE et Franck LIAIGRE, Ainsi finissent les salauds ! Séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré, Robert Laffont, 22€.

Ainsi finissent..
Septembre 1944, une trentaine de cadavres d’hommes et de femmes, tués d’une balle dans la tête, lestés d’un pavé attaché par un « cordon de tirage de matière soyeuse » sont repêchés dans la Seine… Qui sont les victimes, qui sont les tueurs ? Pourquoi ont-ils cherché à dissimuler leurs forfaits ?
Après Le Sang des communistes (Fayard, 2004) et Liquider les traîtres (Robert Laffont, 2007), Ainsi finissent les salauds constitue le 3e volet d’une étude non conformiste de la période 1940 à 1945 fondée sur une longue quête documentaire, notamment dans les archives policières et judiciaires.
Une autre image de la Libération, loin des sagas habituelles et des flonflons patriotiques…

Ainsi finissent 4e..

◄Jean-Jacques MARIE, Le Fils oublié de Trotsky, Seuil, 2012, 185 pages, 17€.

Trotsky Présentation de l'éditeur
Trotsky eut deux fils. Les biographes connaissent tous l'histoire tragique de l'aîné, Léon Sedov, militant actif de la IVe Internationale, qui suivit son père dès le début de son exil, en 1929. Il fut assassiné par le NKVD en 1938 dans une clinique parisienne. Mais on ignorait tout du destin de Serge Sedov, le cadet, resté en URSS malgré le départ forcé de son père et la traque lancée contre lui et ses soutiens à travers le globe. Du reste, à Mexico, où il se réfugia finalement avant de mourir assassiné à son tour, le vieux Trostsky pensait que " s'il y avait chez Serioja (Serge) un intérêt politique actif, un esprit de fraction, toutes ces pénibles épreuves se justifieraient. Mais ce ressort intérieur lui manque totalement. Ce qui arrive lui est d'autant plus pénible. "Comme le révèle ce livre, cet " apolitisme " supposé de Serge Sedov a permis de masquer longtemps la vérité. Car Serge Sedov, qui préférait le football aux arcanes du parti bolchevique, fut bel et bien victime d'une machination de la police politique de Staline. Accusé d'avoir " empoisonné des ouvriers " et organisé des sabotages, Serge refusera d'endosser ces charges extravagantes et d'avouer la moindre culpabilité. Il échappera donc au procès public, au cours duquel les staliniens souhaitaient voir son nom traîné dans la boue, mais pas au jugement ni à la sentence : il sera fusillé le 29 octobre 1937. Il priva ainsi Staline d'une part de sa vengeance, mais Trotsky, lui, n'en sut jamais rien. Ce livre reconstitue pour la première fois les derniers mois d'une victime de la guerre que se livraient les deux héritiers de Lénine, une victime tombée dans l'oubli des grandes purges de la fin des années 1930

« Le fils de Trotsky, Serge Sedov, a tenté d’empoisonner les ouvriers » (La Pravda, 27/1/1937)
Jean-Jacques Marie, en fin connaisseur du stalinisme et des archives, reconstitue le destin de ce fils cadet du « méprisable agent du fascisme international » qui n’échappera pas au massacre de toute la parentèle.
De belles pages sur les agents du NKVD,leurs méthodes, leur incompétence aussi… et quelques pages sur le séjour de Trotsky en France… 


◄Nicolas QUINCHE, Sur les traces du crime. De la naissance du regard indicial à l’institutionnalisation e la police scientifique et technique en Suisse et en France, Genève, Slatkine, 2011, 686 p. (Travaux des universités suisses, n° 20, thèse de doctorat) ISBN 978-2051022613, 686 pages, 79€

La police technique et scientifique est décidément à la mode.
Mais pour une fois, ce n’est pas Bertillon, mais un de ses disciples (et critiques), R.-A. Reiss de Lausanne qui est sous les feux de la rampe.

Sur les traces du crime Présentation de l'éditeur
Malgré l'enrichissement indéniable des thématiques historiques liées à l'étude du crime et des criminels, un parent pauvre reste particulièrement délaissé par les chercheurs en sciences humaines : il s'agit de la police scientifique et technique. Les études historiques spécifiquement consacrées à ce sujet sont encore rares ; on peut parler d'un profond déficit historiographique en la matière. Cet ouvrage consacré à l'émergence de la criminalistique, en tant que pratique et discipline, entend combler cette zone d'ombre. Loin de s'enferrer dans un carcan réducteur, cette recherche s'inscrit à la croisée de l'histoire des sciences, de la police, de la justice, de l'enseignement et des représentations du corps. Où situer l'instant de la genèse de la police scientifique et technique ? Faut-il en faire remonter l'origine à l'anthropométrie et aux procédures signalétiques inventées à Paris par A. Bertillon dans les années 1880-1890 ? Doit-on plutôt prendre en compte l'institutionnalisation académique de la discipline et choisir pour point de départ la création d'un diplôme universitaire à Lausanne en 1909 ? Ou se tourner vers un filon plus ancien encore en mettant l'accent sur le rôle des auteurs de romans policiers ou sur les avancées des médecins légistes en matière de constatation de l'identité ? Et que dire alors des auteurs médiévaux de traités de chasse qui écrivent des chapitres si détaillés sur l'analyse des traces du gibier pour aiguiser le regard cynégétique ? Cette étude prend le parti de ne pas se limiter à une analyse de la phase institutionnelle de la police scientifique et technique européenne, caractérisée par la création d'instituts académiques, de chaires, de laboratoires et d'écoles de police. Dans l'optique panoramique proposée ici, il s'agit de partir bien en amont de ces filières d'enseignements spécialisés et de ces structures académiques ou policières. La naissance du regard indicial et de ses évolutions inscrites dans la longue durée forme le fil rouge de l'ouvrage. Cette enquête débute avec l'étude des traités médiévaux de chasse où l'on détecte les prémices des techniques d'identification à partir des traces de pattes. Ainsi, on évite de créditer les hommes de laboratoire du début du XXe siècle de tous les mérites dans la naissance de la criminalistique. Certes, cette discipline leur doit beaucoup, notamment son ancrage institutionnel, la mise sur pied de cursus, de manuels, de revues spécialisées, de colloques et de techniques, mais d'autres acteurs les ont devancés en s'adonnant à des pratiques indiciales dignes d'intérêt. Il nous a donc paru juste de braquer la lumière de notre projecteur sur leur contribution en sortant du champ proprement scientifique. Parmi ces hommes ayant conçu et appliqué des techniques d'identification figurent les chasseurs d'animaux et de sorcières, les physiognomonistes, les photographes, les chimistes, les médecins légistes, les littérateurs, les anthropologues, les critiques d'art, les policiers et les psychologues expérimentaux. Pour éviter que la diversité des acteurs impliqués dans l'émergence de ce processus indicial ne nous fasse perdre de vue notre objet d'études, nous avons gardé comme thème unificateur les modalités du regard porté sur le corps à des fins signalétiques. Nous achevons notre parcours par une étude de cas consacrée à la fondation de l'Institut de police scientifique de Lausanne et à son premier directeur, Rodolphe Archibald Reiss, personnage incontournable de la criminalistique en Europe, tant il donne les impulsions décisives à l'essor de sa discipline et cumule de casquettes : photographe, chercheur, professeur, rédacteur, expert, vulgarisateur, organisateur, et bâtisseur.




2. Article(s)

■ Cet article de L. Fourchard sur l’Afrique du sud paru dans African Affairs (août 2011) — “The Politics of Mobilization for Security in African Townships” — ne manquera pas d’intéresser ceux qui réfléchissent au problème des “quartiers”… Car comme le rappelle avec pertinence, humour et provocation Pascal Picq dans un exercice original d’éthologie et de politique (L’Homme est-il un grand singe politique ? Odile Jacob, 2011), on néglige trop, voire on méprise, l’art de la politique chez les peuples vivant hors de la Cité.
Politique sécurité Afrique Sud


3. Séminaires, journées d’études…


► Comme promis en décembre, voici la suite du programme du séminaire de Jean-Noël Luc à Paris IV

Gendarmeries, polices et sociétés (XIXe-XXIe siècles) : régulation sociale, maintien de l’ordre, sécurité et Défense (Université Paris IV et Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris I et Paris IV) – Maison de la recherche, 28 rue Serpente, Paris VIe – mardi 17h-19h – salle 040
Contact : Pr. Jean-Noël Luc – jnoel.luc@gmail.com


La multiplicité des polices, soulignée par le renouvellement historiographique, incite à éviter deux impasses. D’une part, la confusion entre la mission (la police) et la principale institution civile de l’époque contemporaine (la Police), qui conduirait à sous-estimer les forces militaires chargées de fonctions policières. D’autre part, l’observation privilégiée des villes, qui laisserait dans l’ombre les acteurs de la surveillance d’un immense territoire où réside, pendant longtemps, la grosse majorité de la population.

Le séminaire de la Sorbonne a d’abord été surtout consacré à l’histoire, longtemps négligée, de la gendarmerie française, considérée comme un corps militaire particulier, une composante d’un système policier en interaction avec son environnement, un groupe social engagé dans un processus de professionnalisation, un réseau de représentations et l’archétype d’autres forces publiques organisées, depuis deux siècles, dans une quarantaine de pays.

Faire l’histoire des gendarmes offre la possibilité d’étudier le fonctionnement de l’État sous un angle nouveau et de mieux comprendre comment s'inventent une militarité articulée sur la culture de service public, une police de proximité, un art de l'enquête, une technique du maintien de l'ordre et des participations originales aux opérations militaires, à la colonisation et aux dispositifs de Défense. L’observatoire est irremplaçable, puisque, jusqu’à l’étatisation complète des polices municipales en 1941, la gendarmerie constitue dans les faits la seule « police nationale », si l’on considère que ce terme désigne une force publique de l’État présente sur tout le territoire.

La fécondité de la notion de système policier a conduit à élargir les regards à l'ensemble des forces de l'ordre, civiles ou militaires, publiques ou privées, professionnelles ou informelles, y compris dans les pays étrangers. On espère ainsi contribuer au décloisonnement de l'histoire de la gendarmerie comme de l’histoire des polices civiles et à une meilleure compréhension du fonctionnement, des acteurs et des pratiques de la sécurité nationale.

 

Le programme :


7 février – La police comme instrument du nazisme : organisation, pratique et mémoire
La restructuration de la police allemande à partir de 1936 (David Gallo, assistant, Université Paris-Sorbonne).

14 février – L’exportation du modèle gendarmique français
« Nous avons pris cela des Français et nous espérons dans quelques années avoir d’aussi bons résultats qu’eux » : la gendarmerie impériale mexicaine de Maximilien Ier, 1865-1867 (Adrien Kippeurt, Université Paris-Sorbonne).

21 Février – Gendarmerie et Opérations Extérieures (OPEX)
L’action et la vie des gendarmes français en Afghanistan : le témoignage du chef d’escadron Philippe Pacaud (chef de la cellule instruction Afghanistan, Groupement blindé de gendarmerie mobile).

6 mars – Faire la police en Belgique en temps de guerre
Pour une autre histoire des polices sous occupations, 1914-1945 (Benoît Majerus, Professeur associé d’histoire de l’Europe, Université du Luxembourg).

20 mars – Force publique et colonisation
La gendarmerie en Algérie, de la conquête à 1870, entre pacification du territoire, maintien de l’ordre et défense de la légalité (Damien Lorcy, docteur en histoire du droit, Université Bordeaux II).


27 mars – Police et dictature
La police chinoise face au défi de la professionnalisation dans la Chine des réformes, 1977-2011(Camille Liffran, doctorante, INALCO)


10 avril – La sécurité, une action citoyenne ?
La police peut-elle être confiée à des amateurs ? L'histoire des gardes civiles, 1911-1920 (Arnaud Houte, maître de conférences, Université Paris-Sorbonne).

15 mai – Un système policier : l’exemple suisse
Le binôme gendarmerie-police de sûreté et la construction des polices dans le canton de Neuchâtel, XIXe siècle-début XXe siècle (Philippe Hebeisen, doctorant, Universités de Neuchâtel et Paris-Sorbonne).




4. Colloques, expositions …


■  L'Association pour des études sur la Résistance intérieure, la Fondation de la Résistance et l'Association nationale pour la mémoire des résistants emprisonnés à Eysses présentent l'exposition virtuelle :

"EYSSES, UNE PRISON EN RÉSISTANCE 1943-1944"
le mardi 17 janvier 2012 à 14h30 à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris
5 rue Lobeau (Paris 4e)
Métro : lignes 1 et 11 (station « Hôtel de Ville »)- Bus : 58, 70, 72, 74.
RER A ; B ; C ; station « Chatelet les Halles »
Inscriptions obligatoires par téléphone, fax ou courriel auprès de l'AERI.
16-18 place Dupleix 75015 Paris
tél : 01 45 66 62 72
fax : 01 45 67 64 24
courriel : contact@aeri-resistance.com



5. Appel à communications…

Colloque Beccaria, Genève, février 2013
Colloque-Beccaria-copie-1.jpg
Bolloque-Beccaria-2.jpgBolloque-Beccaria-3-copie-1.jpg



6. Débats  …

▲ Faut-il supprimer les BAC (suite) ou un Huron chez les policiers :

À propos du livre de Didier FASSIN (La force de l'ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Paris : Le Seuil, 2011), qui montre à quelles pratiques se livrent des forces policières de la république dans certaines banlieues, on lira — après celle de Fabien Jobard (http://www.laviedesidees.fr/) — les lectures critiques et réactions de Laurent Mucchielli sur le blog lemonde.fr*  
http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/12/29/faut-il-supprimer-les-bac-brigades-anti-criminalite/ 
et de Frédéric Ocqueteau (« Un regard ethnologique amateur sur l’art français de policer l’ordre des banlieues ») sur le site de Champ pénal :
http://champpenal.revues.org/8210


▲ L’ONRDP et le ministre de l’Intérieur travaillent… la main dans la main ?
« Claude Guéant a rappelé qu'une étude sur la délinquance commise par les ressortissants étrangers devrait être publiée début 2012 par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP)… »
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/delinquance-et-etrangers-gueant-travaille-sur-un-texte_1064508.html


▲ « Moins d’un Français sur deux juge la police efficace »
http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/12/20/Moins-d-un-Fran%C3%A7ais-sur-deux-juge-la-police-efficace


►Le STIC, le commandant Pichon… (suite)


« La mise au pilori du commandant Pichon », tribune libre sur Mediapart de Virginie Gautron et Frédéric Ocqueteau


http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/151211/la-mise-au-pilori-du-commandant-pichon


« Fin de partie pour le policier Pichon ? » par Louise Fessard
(Médiapart, 11 décembre 2011)


▲Comment financer les gilets pare-balles des policiers municipaux ? Les propositions étonnantes de la ministre du budget…

Extrait de la séance du 2 décembre à l'Assemblée Nationale :

« Mme la présidente. Je suis saisie d’un amendement n° 439 portant
Article additionnel après l’article 23.

La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s’agit de soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales.
Il est donc proposé d’élargir les missions du fonds d’amorçage pourl’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros.

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique
et les gilets pare-balles ?

Mme Valérie Pécresse, ministre :
Cette dotation sera complétée par 2 millions d’euros prélevés sur les excédents du fonds d’aide au relogement d’urgence.
(la suite en ligne sur  le site de l'AN.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2011-2012/20120076.asp#P5692_0803)



► CRIMINOCORPUS…

Le faux-monnayage dans le Puy-de-Dôme du Second Empire à la Belle Époque : du mythe à la réalité
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Sébastien Soulier
L’émission et la fabrication de fausse monnaie ne représentent que 1,6 % des affaires jugées par la cour d’assises du Puy-de-Dôme entre 1852 et 1914, soit 54 accusés en plus de 60 ans. Est-ce pour autant un crime exceptionnel au sens médiatique du terme ? La représentation du faux-monnayage dans la presse locale au XIXe siècle et à la Belle Epoque a ceci de spécifique qu’elle est soumise à deux idées que l’on se fait du crime, celle d’une criminalité mythique empreinte d...
http://criminocorpus.revues.org/1252

Les animaux dans la sphère judiciaire en Lorraine (XIVe siècle-XVIIIe siècles)
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Laurent Litzenburger
Les archives lorraines et barroises livrent, en l’état actuel de la recherche, trente-quatre mentions de procès d’animaux et d’insectes, qui s’inscrivent dans une fourchette chronologique assez large, débutant vers le milieu du XIVe siècle et s’achevant dans le premier tiers du XVIIIe siècle. De tels procès ont eu lieu dans tout l’Occident chrétien à partir du milieu du XIIIe siècle. Les exemples sont toutefois rares, ce qui a longtemps fait dire aux historiens que ces affai...
http://criminocorpus.revues.org/1200

Louise Michel, de la déportation à l'aventure
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Danielle Donet-Vincent
La figure de Louise Michel, une de ces « folles »  utilisées par la Commune afin « d’affoler la population de Paris » , selon les conservateurs du temps, demeure, tout à la fois mythe et symbole, militante politique et figure de proue d’un féminisme en action dans des temps où les femmes étaient des mineures perpétuelles  , raillées, voire méprisées du plus grand nombre...
http://criminocorpus.revues.org/1089

L’Affaire Charles Lainé (1818), ou comment la police fabriquait un faux-monnayeur
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article d'Étienne Hofmann
L’Affaire Charles Lainé appartient à cette catégorie de faits divers que l’histoire n’aurait sans doute jamais retenue, sans l’intervention d’un écrivain de la stature de Benjamin Constant, qui a sauvé la vie de ce condamné à mort pour fausse monnaie. Pourtant, le cas est intéressant en lui-même, indépendamment du rôle de ce célèbre publiciste. Dans la France de cette époque, où, pour reprendre l’expression de Bernard Traimond, « une fureur » de contrefaçons « s’empare des populations », Lainé représente probablement un exemple assez rare de faussaire si amateur et si peu expérimenté...
http://criminocorpus.revues.org/958

La balance et la clef. Histoire du rattachement de l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Christian Carlier
L'étude que nous avons choisi d'intituler « La balance et la clef » n'a pas pour objet, est-ce besoin de le dire, d'appréhender ni même de résumer l'histoire des prisons françaises, immense domaine qui relève d'une approche scientifique et nécessite encore de nombreuses recherches d'archives. Du reste, le terrain n'est pas vierge et l'intérêt que manifestent les historiens contemporains pour la question pénitentiaire ne peut qu'inciter à la modestie.Notre démarche est beaucoup plus limitée : elle consiste à rappeler de façon synthétique, pour répondre à la curiosité des nombreuses personnes (praticiens, étudiants, intervenants en prison) qui souhaitent une documentation sur ce sujet, l'évolution de l'organisation administrative des prisons depuis l'ancien régime...
http://criminocorpus.revues.org/943

La robe et les mortiers. Joseph-Marie de Villespassans, magistrat faux-monnayeur (1713)
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Mathieu Soula
Au début du XVIIIe siècle, un magistrat toulousain, le conseiller de Villepassans, est soupçonné d’être à la tête d’un réseau de faux-monnayeurs. L’affaire est sensible pour le parlement, qui instruit directement l’affaire, car il s’agit de poursuivre l’un de ses membres. Un magistrat faux-monnayeur est en effet une « figure » criminelle qui trouble et pose question. Par contagion, la mauvaise renommée de Villepassans peut atteindre les autres conseillers et porter le di...
http://criminocorpus.revues.org/890

L’étranger, le soldat et le bandit. Trois figures judiciaires du faux-monnayage hispanique transfrontalier à la fin du XVIIe siècle
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article d’Olivier Caporossi
L’étranger, le soldat démobilisé et le bandit de grand chemin sont les trois principales figures du faux monnayage hispanique que poursuivent les tribunaux du roi Charles II (1665-1700) dans les espaces frontaliers espagnols à la fin du XVIIe siècle. La défense de la souveraineté monétaire du dernier des Habsbourg obligeait les justices royales à stigmatiser les crimes de monnaie comme la conséquence d’une longue déchéance morale et sociale du délinquant. Elle impliquait aussi l...
http://criminocorpus.revues.org/807


Une sélection des nouvelles du BLOG

Territoires et lieux de justice (Histoire de la Justice, n° 21)
Criminocorpus, le blog
Territoires et lieux de justice, ouvrage coordonné par Jacques Poumarède, Paris, La documentation française, Collection Histoire de la Justice, n° 21, 2011, 267 p. ISBN 978-2-11-008739-3 4e de couverture La conjoncture d’une réforme de la carte judiciaire avec l’inauguration du nouveau palais de justice de Toulouse a conduit les journées régionales de l’AFHJ, organisées à la cour d’appel de Toulouse le 5 et 6 décembre 2008 à confronter deux thèmes d’étude : les territoir...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3812

Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale (Jonas Campion)
Criminocorpus, le blog
Parution de Jonas Campion, Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, Paris, André Versaille éditeur, 2011, 346 p. ISBN 978-2-87495-166-4 Argumentaire Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes exercent leurs fonctions en territoires occupés. De ce fait, ils sont confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ? Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on ...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3796

Les désunions de la magistrature (colloque du CTHDIP, Toulouse, 12-13 janvier 2012)
Criminocorpus, le blog
Les désunions de la magistrature (XIXe-XXe siècle), colloque organisé par le Centre Toulousain d’Histoire du Droit et des Idées Politiques, jeudi 12 et vendredi 13 janvier 2012, Université de Toulouse 1 Capitole, Faculté de droit, Salle du Conseil – Gabriel Marty. Responsables scientifiques : Jacques Krynen, Jean-Christophe Gaven. La magistrature, et la justice avec elle, génère depuis plusieurs années une littérature abondante. De la presse quotidienne aux essais les plus savants...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3760



► Vichy et la shoah …

L’historien Alain Michel, est l’auteur d’un ouvrage qui risque de  faire quelque bruit et de relancer polémiques et jugements définitifs : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (préface de Richard Prasquier, à paraître aux éditions CLD, diffusion SODIS).
Le « paradoxe » est bien connu : la France de Vichy fut l’un des pays les plus collaborateurs, pourtant le bilan de la Shoah y est l’un des plus bas d’Europe en ce qui concerne le nombre des victimes. L’historien israélien tente d’analyser les causes de ce paradoxe sans parti-pris, ni jugement, en s’appuyant sur les faits, les documents et surtout la chronologie bien oubliée par la plupart des auteurs …
Il vient d’inaugurer un blog sur lemonde.fr
www.vichyetlashoah.blog.lemonde.fr
dans lequel il fait le point de la recherche historique sur cette question très controversée. Son premier texte illustre la faiblesse de la recherche historique en France, largement fondée sur des travaux antérieurs qui peuvent comporter des erreurs que seule une plongée dans les sources et les archives permet de déceler.
Le premier exemple qu’il présente concerne la référence incontournable des historiens français que constitue curieusement l’œuvre de Paxton dont il montre les aspects téléologiques et les erreurs (« Les erreurs d’un historien – le témoignage de Paxton au procès Papon (partie 1) »)




7. Archives

▲ AD 95
Le fils du commissaire de Gonesse, Franck Martineau assassiné par des FTP à l’été 1943 sur des accusations calomnieuses d’un jeune délinquant rabroué par le commissaire à la demande de sa propre mère, a déposé les papiers de son père aux AD 95.
La cote est « 65J FONDS FRANCK MARTINEAU », le responsable est monsieur Lapalu.

▲ On le sait, les « mains courantes » des commissariats constituent une source irremplaçable pour l’histoire sociale, urbaine, culturelle… Par leurs contenus, elles permettent à l’historien de pénétrer le corps social et urbain, les mille conflits (conjugaux, de voisinage…), les petits délits et contentieux quotidiens…  avec une proximité sans égale, une vie, une chair que l’on ne trouve que rarement ailleurs…
Il existe peu de mains courantes dans les archives. Raison de plus pour signaler cette richesse des AD du Val d’Oise… On notera que plusieurs remontent au début des années 1930.
Je dois les quelques remarques et l’inventaire qui suivent à Virginie Barreau-Delaforge, responsable du pôle Archives de l'État aux Archives départementales du Val d'Oise.
La majorité de ces mains courantes ont été versées au cours de ces dernières années. Toutes ne sont pas encore communicables, si pour la majorité le délai de communicabilité est de 50 ans, quelques mains courantes sont identifiées comme étant judiciaires et leur délai est de 75 ans à compter de la clôture du registre.
Par ailleurs, nous avons encore un gros travail de collecte des dossiers individuels (entre autres) à accomplir…
Les Archives départementales du Val-d'Oise sont situées à proximité du RER A, station « Cergy-Préfecture », à environ 40 minutes de Paris. La responsable du service des publics est anglophone et l'équipe se fera un plaisir de guider tout chercheur intéressé par les fonds policiers du mardi au vendredi de 8h45 à 17h.
Pour tout renseignement, on peut également nous contacter par courrier (3 avenue de la Palette, 95011 Cergy-Pontoise cedex), courriel (archives@valdoise.fr), par téléphone (01 34 25 36 75), par télécopie (01 34 25 16 28).
 


Liste des mains courantes de commissariats aux Archives départementales du Val d’Oise
Liste des versements contenant des mains courantes de commissariats

Commissariat
Cotes
Dates extrêmes
Observations
Argenteuil
1797W16-43, 48-50, 56-57, 61-62
1973-1997

Argenteuil
1797W44, 64-68, 73-75
1969-1994
Brigade des mineurs
Argenteuil
1797W45-47, 55
1985-1989
Brigade de nuit
Argenteuil
1797W51-54
1993-1995
Sûreté urbaine
Argenteuil
1865W14-25
1995-1998

Argenteuil
1865W26-29
2003-2004
Extrait papier du registre informatisé
Argenteuil
1986W15-65
1937-2001
Poste de Cormeille-en-Parisis. Lacunes 1941-1947.
Argenteuil
1986W66-88
1989-2001
Poste de Sannois
Argenteuil
1986W89-90
2000-2001

Bezons
972W1-71
1930-1987

Cergy
832W1-18
1961-1969
Commissariat de Pontoise
Cergy
1985W39-42
2000-2001

Cergy
2007W1-24
2001
Extrait papier du registre informatisé
Cergy
1711W7-88
1990-2000

Cergy
1711W89
1995-1997
Service opérationnel spécialisé
Cergy
1711W90-97
1987-1999
Poste de Cergy-Saint-Christophe
Cergy
1711W98
1998-2000
Poste d'Eragny-sur-Oise
Cergy
1166W1-87
1961, 1973-1994

Cergy
1166W88-107
1972-1975
Mouvements des personnels et des véhicules
Cergy
1166W108-115
1980-1988
Brigade de surveillance nocturne
Cergy
1166W116-126
1988-1995
Service de surveillance du tribunal
Cergy
1166W127-130
1982-1990
Sûreté judiciaire
Cergy
1166W140
1991
Poste de Saint-Ouen-l'Aumône
Cergy
1166W141
1991
Poste de Pontoise
Cergy
1166W131-134
1981-1985, 1991
Poste d'Eragny-sur-Oise
Cergy
2164W1-32
2002-2003
Extrait papier du registre informatisé
Cergy
2164W33-45
2001-2003

Cergy
2164W46-55
1995-2004
Poste du TGI de Pontoise
Cergy
2164W56-60
2000-2004
Poste de Saint-Ouen-l'Aumône
Ermont
2026W1-157
1931-1973

Ermont
2101W1-162
1958-1985
Poste d'Ermont ou de Franconville
Gonesse
2065W1-244
1938-1990

Gonesse
2065W245-288
1969-1987
Commissariat de Goussainville
Gonesse
2065W289-381
1983-1987
Commissariat de Garges-lès-Gonesse
Herblay
2017W1-32
1993-2001

Herblay
2059W1-164
1969-1997

Herblay
2059W165-168, 170-172
1983-1997
Service de police judiciaire
Herblay
2059W169
1992-1993
Poste de Montigny-lès-Cormeilles
Herblay
2059W173-185
1998-2002
Extrait papier du registre informatisé
Montmorency
971W1-42, 46-47
1977-1990

Montmorency
971W43-45
1984-1989
Brigade de jour
Montmorency
971W47
1981-1990
Surveillance du champs de courses
Montmorency
971W48
1976-1989
Poste de Soisy-sous-Montmorency
Montmorency
2166W1-111
1988-1998

Persan
2044W1-9
2001-2002
Extrait papier du registre informatisé
Pontoise
832W1-18
1961-1969

Pontoise
743W
1930-1982
En attente de classement
Taverny
2200W1-44, 189-199, 201-203
1988-2004

Taverny
2200W45-188
1992-2003
Extrait papier du registre informatisé
Taverny
2200W200
1989-1994
Mineurs
Taverny
2200W204-209
1996-2006
Poste de Saint-Leu-la-Forêt
Taverny
2200W210
1998-1999
Poste de Beauchamp, Bessancourt, Frépillon
Taverny
2212W1-129
1980-1989

Taverny
2212W130-162
1965-1991
Poste de Saint-Leu-la-Forêt
Taverny
2212W163-176
1980-1989
Patrouille légère de sécurité
Taverny
2212W177-182
1984-1988
Brigade de renfort
Taverny
2212W183
1975-1987
Mineurs



***

… C’est tout pour cette fois-ci...
N’hésitez pas à diffuser cette Lettre auprès de ceux qu’elle peut intéresser.
N’hésitez pas à nous communiquer les nouvelles (parutions, soutenances de thèses, articles, séminaires, expositions, conférences, documentaires, blogs, articles, revues…) qui entrent dans notre champ d’intérêt et auraient échappé à notre attention…
Merci d’avance à tous nos « honorables correspondants » pour leurs informations…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus