Présentation

Conférences / Colloques

Séminaire METIS, groupe de recherche sur le renseignement


Le programme de fin d'année :

 

- lundi 26 septembre 2011: Julien FLORENT, doctorant : "Aux origines d'un renseignement

européen, les coopérations françaises en matière de renseignement au début de la guerre

froide" (Université de Paris-Sorbonne, Paris IV).

- lundi 17 octobre 2011: William SHAPCOTT, ancien directeur du SITCEN de 2001 à 2010,

«Le SITCEN, service de renseignement européen: bilan et perspectives»

- lundi 14 novembre 2011: Patrice BERGAMINI, Service Européen d'Action Extérieure, «La

place du renseignement dans la nouvelle architecture institutionnelle européenne»

- lundi 12 décembre 2011: Arnaud DANJEAN, député au Parlement européen, Président de

la sous-commission Défense, «Le contrôle politique du renseignement en Europe»

Toutes les séances ont lieu de 18h à 20h au 1er étage du 56 rue Jacob à Paris

 

 

 

 

 

 

 

CALL FOR PAPERS

Memories of Conflict en Disaster : Oral History and the Politics of Truth, Truma, and Reconciliation

  Association Américaine d'histoire Orale / conférence annuelle

du 12 au 16 octobre 2011 à Denver, Colorado.

Date limite : 20 janvier 2011

 

 

Etats policiers : l'Etat dans le roman policier et le roman noir

  L'université Quenn's de Belfast organise les 17 et 18 juin 2011 un colloque international et interdisciplinaire sur l'Etat et le roman policier.

A rendre pour le 31 janvier 2011 sous forme d'un résumé de 300 mots environ à stateofcrime@gmail.com

Les communications d'une durée de 20 minutes environ devront être en anglais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publications

La gendarmerie et la police face à l'Histoire
La revue de la Société Nationale de l'Histoire et du Patrimoine de la Gendarmerie
n°1, premier semestre 2010. Plus de renseignements sur www.forcepublique.org



Les bastilles de Vichy. Répression politique et internement administratif
de Vincent Giraudier, Editions Tallandier, Paris 2009
Lire la présentation de l'ouvrage dans La lettre de mars 2010


Les chantiers de réforme de la police
de Jacques de Maillard et Sébastien Roché, Revue française de science politique
Vol. LIX, n°6, Presses de Sciences Po, décembre 2009, 223 pages, 23€
Présentation de l'ouvrage


L'affaire Guy Môquet. Enquête sur une mystification officielle
de Jean-Marc BERLIERE et Franck LIAIGRE,
Editions Larousse, octobre 2009,  12€

L'Amour criminel. Les Mémoires d'un chef de la Sûreté à la Belle Epoque
de Marie-François GORON, André Versaille éditeur (février 2010)

INFORMATION PRATIQUE

Archives nationales
Nouvelle navette gratuite entre Paris
et les A.N de
Fontainebleau
Une information pratique importante pour
tous les chercheurs
:
A l'occasion de la rentrée universitaire 2010,
à partir du 19 octobre, les Archives nationales
ont mis en place tous les mardis et jeudis,
sur une période test de 3 mois (octobre à
décembre), un nouveau système de navette
gratuite reliant Paris et Fontainebleau.
Voir la page spéciale des Archives Nationales

 

 

 

 

 

Bibliographies

Histoire de la police (& de la gendarmerie)
Généralités
Mémoires et thèses en ligne


 

Recherches sur le blog

Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 14:57

linklinklinklinklinklinklink link Chers collègues et chers amis,
À l’occasion de cette première Lettre de 2012 que souhaiter aux « amis de la police » sinon une transparence, une indépendance, la propreté absolues d’une institution bien mise à mal ces derniers mois par drames, scandales, affaires, sollicitations et missions douteuses… et que la proximité des échéances électorales risque de (re)mettre au premier plan des promesses et gesticulations concernant la sécurité…
Un préfet de police du début du XXe siècle voulait faire aimer la police car une police aimée et respectée est une police efficace… Son successeur écrivait que « l’intérêt bien compris d’une démocratie est d’élever et non d’abaisser le niveau des policiers »… Des objectifs peut-être utopiques, qui restent plus que jamais d’actualité, mais qui ne semblent des priorités des politiques actuels…
Bien cordialement
Jmb


Last Chance !

L’Exposition « Fichés ? » aux Archives Nationales prolongée jusqu’au 23 janvier 2012, est désormais ouverte en continu en dépit d’un mouvement de grève impulsé par la CGT-Archives fin décembre, un syndicat qui, en l’occurrence, avait oublié son appel à sauver les archives …
Dernière occasion de se perdre dans des milliers de regards et portraits, bien au-delà du fantasme du fichage… et l’occasion de réfléchir à l’identité qui est LE sujet principal d’une exposition qui aura connu un succès d’affluence considérable (plus de 50 000 visiteurs, fin décembre)
L’occasion aussi pour beaucoup — qui nous l’ont dit et écrit — de découvrir les trésors mémoriels que recèlent les archives publiques et d’oser franchir la porte de ces archives prétendument « interdites »…


1. Des livres…

► La caricature est une source intéressante, bien connue, mais parfois négligée. Policiers et gendarmes sont depuis des siècles l’un de ses sujets favoris.
La revue  Ridiculosa publie un outil bien pratique avec sa dernière livraison…
Ridiculosa texteRidiculosa image

La même équipe de l’université de Bretagne ouest (Brest) a publié une bibliographie qui peut rendre de grands services :
Biblio satirique
Ridiculosa texte 2



Jean-Marc BERLIERE et Franck LIAIGRE, Ainsi finissent les salauds ! Séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré, Robert Laffont, 22€.

Ainsi finissent..
Septembre 1944, une trentaine de cadavres d’hommes et de femmes, tués d’une balle dans la tête, lestés d’un pavé attaché par un « cordon de tirage de matière soyeuse » sont repêchés dans la Seine… Qui sont les victimes, qui sont les tueurs ? Pourquoi ont-ils cherché à dissimuler leurs forfaits ?
Après Le Sang des communistes (Fayard, 2004) et Liquider les traîtres (Robert Laffont, 2007), Ainsi finissent les salauds constitue le 3e volet d’une étude non conformiste de la période 1940 à 1945 fondée sur une longue quête documentaire, notamment dans les archives policières et judiciaires.
Une autre image de la Libération, loin des sagas habituelles et des flonflons patriotiques…

Ainsi finissent 4e..

◄Jean-Jacques MARIE, Le Fils oublié de Trotsky, Seuil, 2012, 185 pages, 17€.

Trotsky Présentation de l'éditeur
Trotsky eut deux fils. Les biographes connaissent tous l'histoire tragique de l'aîné, Léon Sedov, militant actif de la IVe Internationale, qui suivit son père dès le début de son exil, en 1929. Il fut assassiné par le NKVD en 1938 dans une clinique parisienne. Mais on ignorait tout du destin de Serge Sedov, le cadet, resté en URSS malgré le départ forcé de son père et la traque lancée contre lui et ses soutiens à travers le globe. Du reste, à Mexico, où il se réfugia finalement avant de mourir assassiné à son tour, le vieux Trostsky pensait que " s'il y avait chez Serioja (Serge) un intérêt politique actif, un esprit de fraction, toutes ces pénibles épreuves se justifieraient. Mais ce ressort intérieur lui manque totalement. Ce qui arrive lui est d'autant plus pénible. "Comme le révèle ce livre, cet " apolitisme " supposé de Serge Sedov a permis de masquer longtemps la vérité. Car Serge Sedov, qui préférait le football aux arcanes du parti bolchevique, fut bel et bien victime d'une machination de la police politique de Staline. Accusé d'avoir " empoisonné des ouvriers " et organisé des sabotages, Serge refusera d'endosser ces charges extravagantes et d'avouer la moindre culpabilité. Il échappera donc au procès public, au cours duquel les staliniens souhaitaient voir son nom traîné dans la boue, mais pas au jugement ni à la sentence : il sera fusillé le 29 octobre 1937. Il priva ainsi Staline d'une part de sa vengeance, mais Trotsky, lui, n'en sut jamais rien. Ce livre reconstitue pour la première fois les derniers mois d'une victime de la guerre que se livraient les deux héritiers de Lénine, une victime tombée dans l'oubli des grandes purges de la fin des années 1930

« Le fils de Trotsky, Serge Sedov, a tenté d’empoisonner les ouvriers » (La Pravda, 27/1/1937)
Jean-Jacques Marie, en fin connaisseur du stalinisme et des archives, reconstitue le destin de ce fils cadet du « méprisable agent du fascisme international » qui n’échappera pas au massacre de toute la parentèle.
De belles pages sur les agents du NKVD,leurs méthodes, leur incompétence aussi… et quelques pages sur le séjour de Trotsky en France… 


◄Nicolas QUINCHE, Sur les traces du crime. De la naissance du regard indicial à l’institutionnalisation e la police scientifique et technique en Suisse et en France, Genève, Slatkine, 2011, 686 p. (Travaux des universités suisses, n° 20, thèse de doctorat) ISBN 978-2051022613, 686 pages, 79€

La police technique et scientifique est décidément à la mode.
Mais pour une fois, ce n’est pas Bertillon, mais un de ses disciples (et critiques), R.-A. Reiss de Lausanne qui est sous les feux de la rampe.

Sur les traces du crime Présentation de l'éditeur
Malgré l'enrichissement indéniable des thématiques historiques liées à l'étude du crime et des criminels, un parent pauvre reste particulièrement délaissé par les chercheurs en sciences humaines : il s'agit de la police scientifique et technique. Les études historiques spécifiquement consacrées à ce sujet sont encore rares ; on peut parler d'un profond déficit historiographique en la matière. Cet ouvrage consacré à l'émergence de la criminalistique, en tant que pratique et discipline, entend combler cette zone d'ombre. Loin de s'enferrer dans un carcan réducteur, cette recherche s'inscrit à la croisée de l'histoire des sciences, de la police, de la justice, de l'enseignement et des représentations du corps. Où situer l'instant de la genèse de la police scientifique et technique ? Faut-il en faire remonter l'origine à l'anthropométrie et aux procédures signalétiques inventées à Paris par A. Bertillon dans les années 1880-1890 ? Doit-on plutôt prendre en compte l'institutionnalisation académique de la discipline et choisir pour point de départ la création d'un diplôme universitaire à Lausanne en 1909 ? Ou se tourner vers un filon plus ancien encore en mettant l'accent sur le rôle des auteurs de romans policiers ou sur les avancées des médecins légistes en matière de constatation de l'identité ? Et que dire alors des auteurs médiévaux de traités de chasse qui écrivent des chapitres si détaillés sur l'analyse des traces du gibier pour aiguiser le regard cynégétique ? Cette étude prend le parti de ne pas se limiter à une analyse de la phase institutionnelle de la police scientifique et technique européenne, caractérisée par la création d'instituts académiques, de chaires, de laboratoires et d'écoles de police. Dans l'optique panoramique proposée ici, il s'agit de partir bien en amont de ces filières d'enseignements spécialisés et de ces structures académiques ou policières. La naissance du regard indicial et de ses évolutions inscrites dans la longue durée forme le fil rouge de l'ouvrage. Cette enquête débute avec l'étude des traités médiévaux de chasse où l'on détecte les prémices des techniques d'identification à partir des traces de pattes. Ainsi, on évite de créditer les hommes de laboratoire du début du XXe siècle de tous les mérites dans la naissance de la criminalistique. Certes, cette discipline leur doit beaucoup, notamment son ancrage institutionnel, la mise sur pied de cursus, de manuels, de revues spécialisées, de colloques et de techniques, mais d'autres acteurs les ont devancés en s'adonnant à des pratiques indiciales dignes d'intérêt. Il nous a donc paru juste de braquer la lumière de notre projecteur sur leur contribution en sortant du champ proprement scientifique. Parmi ces hommes ayant conçu et appliqué des techniques d'identification figurent les chasseurs d'animaux et de sorcières, les physiognomonistes, les photographes, les chimistes, les médecins légistes, les littérateurs, les anthropologues, les critiques d'art, les policiers et les psychologues expérimentaux. Pour éviter que la diversité des acteurs impliqués dans l'émergence de ce processus indicial ne nous fasse perdre de vue notre objet d'études, nous avons gardé comme thème unificateur les modalités du regard porté sur le corps à des fins signalétiques. Nous achevons notre parcours par une étude de cas consacrée à la fondation de l'Institut de police scientifique de Lausanne et à son premier directeur, Rodolphe Archibald Reiss, personnage incontournable de la criminalistique en Europe, tant il donne les impulsions décisives à l'essor de sa discipline et cumule de casquettes : photographe, chercheur, professeur, rédacteur, expert, vulgarisateur, organisateur, et bâtisseur.




2. Article(s)

■ Cet article de L. Fourchard sur l’Afrique du sud paru dans African Affairs (août 2011) — “The Politics of Mobilization for Security in African Townships” — ne manquera pas d’intéresser ceux qui réfléchissent au problème des “quartiers”… Car comme le rappelle avec pertinence, humour et provocation Pascal Picq dans un exercice original d’éthologie et de politique (L’Homme est-il un grand singe politique ? Odile Jacob, 2011), on néglige trop, voire on méprise, l’art de la politique chez les peuples vivant hors de la Cité.
Politique sécurité Afrique Sud


3. Séminaires, journées d’études…


► Comme promis en décembre, voici la suite du programme du séminaire de Jean-Noël Luc à Paris IV

Gendarmeries, polices et sociétés (XIXe-XXIe siècles) : régulation sociale, maintien de l’ordre, sécurité et Défense (Université Paris IV et Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris I et Paris IV) – Maison de la recherche, 28 rue Serpente, Paris VIe – mardi 17h-19h – salle 040
Contact : Pr. Jean-Noël Luc – jnoel.luc@gmail.com


La multiplicité des polices, soulignée par le renouvellement historiographique, incite à éviter deux impasses. D’une part, la confusion entre la mission (la police) et la principale institution civile de l’époque contemporaine (la Police), qui conduirait à sous-estimer les forces militaires chargées de fonctions policières. D’autre part, l’observation privilégiée des villes, qui laisserait dans l’ombre les acteurs de la surveillance d’un immense territoire où réside, pendant longtemps, la grosse majorité de la population.

Le séminaire de la Sorbonne a d’abord été surtout consacré à l’histoire, longtemps négligée, de la gendarmerie française, considérée comme un corps militaire particulier, une composante d’un système policier en interaction avec son environnement, un groupe social engagé dans un processus de professionnalisation, un réseau de représentations et l’archétype d’autres forces publiques organisées, depuis deux siècles, dans une quarantaine de pays.

Faire l’histoire des gendarmes offre la possibilité d’étudier le fonctionnement de l’État sous un angle nouveau et de mieux comprendre comment s'inventent une militarité articulée sur la culture de service public, une police de proximité, un art de l'enquête, une technique du maintien de l'ordre et des participations originales aux opérations militaires, à la colonisation et aux dispositifs de Défense. L’observatoire est irremplaçable, puisque, jusqu’à l’étatisation complète des polices municipales en 1941, la gendarmerie constitue dans les faits la seule « police nationale », si l’on considère que ce terme désigne une force publique de l’État présente sur tout le territoire.

La fécondité de la notion de système policier a conduit à élargir les regards à l'ensemble des forces de l'ordre, civiles ou militaires, publiques ou privées, professionnelles ou informelles, y compris dans les pays étrangers. On espère ainsi contribuer au décloisonnement de l'histoire de la gendarmerie comme de l’histoire des polices civiles et à une meilleure compréhension du fonctionnement, des acteurs et des pratiques de la sécurité nationale.

 

Le programme :


7 février – La police comme instrument du nazisme : organisation, pratique et mémoire
La restructuration de la police allemande à partir de 1936 (David Gallo, assistant, Université Paris-Sorbonne).

14 février – L’exportation du modèle gendarmique français
« Nous avons pris cela des Français et nous espérons dans quelques années avoir d’aussi bons résultats qu’eux » : la gendarmerie impériale mexicaine de Maximilien Ier, 1865-1867 (Adrien Kippeurt, Université Paris-Sorbonne).

21 Février – Gendarmerie et Opérations Extérieures (OPEX)
L’action et la vie des gendarmes français en Afghanistan : le témoignage du chef d’escadron Philippe Pacaud (chef de la cellule instruction Afghanistan, Groupement blindé de gendarmerie mobile).

6 mars – Faire la police en Belgique en temps de guerre
Pour une autre histoire des polices sous occupations, 1914-1945 (Benoît Majerus, Professeur associé d’histoire de l’Europe, Université du Luxembourg).

20 mars – Force publique et colonisation
La gendarmerie en Algérie, de la conquête à 1870, entre pacification du territoire, maintien de l’ordre et défense de la légalité (Damien Lorcy, docteur en histoire du droit, Université Bordeaux II).


27 mars – Police et dictature
La police chinoise face au défi de la professionnalisation dans la Chine des réformes, 1977-2011(Camille Liffran, doctorante, INALCO)


10 avril – La sécurité, une action citoyenne ?
La police peut-elle être confiée à des amateurs ? L'histoire des gardes civiles, 1911-1920 (Arnaud Houte, maître de conférences, Université Paris-Sorbonne).

15 mai – Un système policier : l’exemple suisse
Le binôme gendarmerie-police de sûreté et la construction des polices dans le canton de Neuchâtel, XIXe siècle-début XXe siècle (Philippe Hebeisen, doctorant, Universités de Neuchâtel et Paris-Sorbonne).




4. Colloques, expositions …


■  L'Association pour des études sur la Résistance intérieure, la Fondation de la Résistance et l'Association nationale pour la mémoire des résistants emprisonnés à Eysses présentent l'exposition virtuelle :

"EYSSES, UNE PRISON EN RÉSISTANCE 1943-1944"
le mardi 17 janvier 2012 à 14h30 à l'Auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris
5 rue Lobeau (Paris 4e)
Métro : lignes 1 et 11 (station « Hôtel de Ville »)- Bus : 58, 70, 72, 74.
RER A ; B ; C ; station « Chatelet les Halles »
Inscriptions obligatoires par téléphone, fax ou courriel auprès de l'AERI.
16-18 place Dupleix 75015 Paris
tél : 01 45 66 62 72
fax : 01 45 67 64 24
courriel : contact@aeri-resistance.com



5. Appel à communications…

Colloque Beccaria, Genève, février 2013
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6. Débats  …

▲ Faut-il supprimer les BAC (suite) ou un Huron chez les policiers :

À propos du livre de Didier FASSIN (La force de l'ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Paris : Le Seuil, 2011), qui montre à quelles pratiques se livrent des forces policières de la république dans certaines banlieues, on lira — après celle de Fabien Jobard (http://www.laviedesidees.fr/) — les lectures critiques et réactions de Laurent Mucchielli sur le blog lemonde.fr*  
http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/12/29/faut-il-supprimer-les-bac-brigades-anti-criminalite/ 
et de Frédéric Ocqueteau (« Un regard ethnologique amateur sur l’art français de policer l’ordre des banlieues ») sur le site de Champ pénal :
http://champpenal.revues.org/8210


▲ L’ONRDP et le ministre de l’Intérieur travaillent… la main dans la main ?
« Claude Guéant a rappelé qu'une étude sur la délinquance commise par les ressortissants étrangers devrait être publiée début 2012 par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP)… »
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/delinquance-et-etrangers-gueant-travaille-sur-un-texte_1064508.html


▲ « Moins d’un Français sur deux juge la police efficace »
http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2011/12/20/Moins-d-un-Fran%C3%A7ais-sur-deux-juge-la-police-efficace


►Le STIC, le commandant Pichon… (suite)


« La mise au pilori du commandant Pichon », tribune libre sur Mediapart de Virginie Gautron et Frédéric Ocqueteau


http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/151211/la-mise-au-pilori-du-commandant-pichon


« Fin de partie pour le policier Pichon ? » par Louise Fessard
(Médiapart, 11 décembre 2011)


▲Comment financer les gilets pare-balles des policiers municipaux ? Les propositions étonnantes de la ministre du budget…

Extrait de la séance du 2 décembre à l'Assemblée Nationale :

« Mme la présidente. Je suis saisie d’un amendement n° 439 portant
Article additionnel après l’article 23.

La parole est à Mme la ministre.

Mme Valérie Pécresse, ministre. Il s’agit de soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales.
Il est donc proposé d’élargir les missions du fonds d’amorçage pourl’équipement des communes au titre du procès-verbal électronique institué l’année dernière et doté de 7,5 millions d’euros.

M. Jean-Pierre Brard. Quel rapport entre le procès-verbal électronique
et les gilets pare-balles ?

Mme Valérie Pécresse, ministre :
Cette dotation sera complétée par 2 millions d’euros prélevés sur les excédents du fonds d’aide au relogement d’urgence.
(la suite en ligne sur  le site de l'AN.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2011-2012/20120076.asp#P5692_0803)



► CRIMINOCORPUS…

Le faux-monnayage dans le Puy-de-Dôme du Second Empire à la Belle Époque : du mythe à la réalité
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Sébastien Soulier
L’émission et la fabrication de fausse monnaie ne représentent que 1,6 % des affaires jugées par la cour d’assises du Puy-de-Dôme entre 1852 et 1914, soit 54 accusés en plus de 60 ans. Est-ce pour autant un crime exceptionnel au sens médiatique du terme ? La représentation du faux-monnayage dans la presse locale au XIXe siècle et à la Belle Epoque a ceci de spécifique qu’elle est soumise à deux idées que l’on se fait du crime, celle d’une criminalité mythique empreinte d...
http://criminocorpus.revues.org/1252

Les animaux dans la sphère judiciaire en Lorraine (XIVe siècle-XVIIIe siècles)
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Laurent Litzenburger
Les archives lorraines et barroises livrent, en l’état actuel de la recherche, trente-quatre mentions de procès d’animaux et d’insectes, qui s’inscrivent dans une fourchette chronologique assez large, débutant vers le milieu du XIVe siècle et s’achevant dans le premier tiers du XVIIIe siècle. De tels procès ont eu lieu dans tout l’Occident chrétien à partir du milieu du XIIIe siècle. Les exemples sont toutefois rares, ce qui a longtemps fait dire aux historiens que ces affai...
http://criminocorpus.revues.org/1200

Louise Michel, de la déportation à l'aventure
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Danielle Donet-Vincent
La figure de Louise Michel, une de ces « folles »  utilisées par la Commune afin « d’affoler la population de Paris » , selon les conservateurs du temps, demeure, tout à la fois mythe et symbole, militante politique et figure de proue d’un féminisme en action dans des temps où les femmes étaient des mineures perpétuelles  , raillées, voire méprisées du plus grand nombre...
http://criminocorpus.revues.org/1089

L’Affaire Charles Lainé (1818), ou comment la police fabriquait un faux-monnayeur
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article d'Étienne Hofmann
L’Affaire Charles Lainé appartient à cette catégorie de faits divers que l’histoire n’aurait sans doute jamais retenue, sans l’intervention d’un écrivain de la stature de Benjamin Constant, qui a sauvé la vie de ce condamné à mort pour fausse monnaie. Pourtant, le cas est intéressant en lui-même, indépendamment du rôle de ce célèbre publiciste. Dans la France de cette époque, où, pour reprendre l’expression de Bernard Traimond, « une fureur » de contrefaçons « s’empare des populations », Lainé représente probablement un exemple assez rare de faussaire si amateur et si peu expérimenté...
http://criminocorpus.revues.org/958

La balance et la clef. Histoire du rattachement de l'administration pénitentiaire au ministère de la Justice
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Christian Carlier
L'étude que nous avons choisi d'intituler « La balance et la clef » n'a pas pour objet, est-ce besoin de le dire, d'appréhender ni même de résumer l'histoire des prisons françaises, immense domaine qui relève d'une approche scientifique et nécessite encore de nombreuses recherches d'archives. Du reste, le terrain n'est pas vierge et l'intérêt que manifestent les historiens contemporains pour la question pénitentiaire ne peut qu'inciter à la modestie.Notre démarche est beaucoup plus limitée : elle consiste à rappeler de façon synthétique, pour répondre à la curiosité des nombreuses personnes (praticiens, étudiants, intervenants en prison) qui souhaitent une documentation sur ce sujet, l'évolution de l'organisation administrative des prisons depuis l'ancien régime...
http://criminocorpus.revues.org/943

La robe et les mortiers. Joseph-Marie de Villespassans, magistrat faux-monnayeur (1713)
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article de Mathieu Soula
Au début du XVIIIe siècle, un magistrat toulousain, le conseiller de Villepassans, est soupçonné d’être à la tête d’un réseau de faux-monnayeurs. L’affaire est sensible pour le parlement, qui instruit directement l’affaire, car il s’agit de poursuivre l’un de ses membres. Un magistrat faux-monnayeur est en effet une « figure » criminelle qui trouble et pose question. Par contagion, la mauvaise renommée de Villepassans peut atteindre les autres conseillers et porter le di...
http://criminocorpus.revues.org/890

L’étranger, le soldat et le bandit. Trois figures judiciaires du faux-monnayage hispanique transfrontalier à la fin du XVIIe siècle
Criminocorpus, revue hypermédia
Un article d’Olivier Caporossi
L’étranger, le soldat démobilisé et le bandit de grand chemin sont les trois principales figures du faux monnayage hispanique que poursuivent les tribunaux du roi Charles II (1665-1700) dans les espaces frontaliers espagnols à la fin du XVIIe siècle. La défense de la souveraineté monétaire du dernier des Habsbourg obligeait les justices royales à stigmatiser les crimes de monnaie comme la conséquence d’une longue déchéance morale et sociale du délinquant. Elle impliquait aussi l...
http://criminocorpus.revues.org/807


Une sélection des nouvelles du BLOG

Territoires et lieux de justice (Histoire de la Justice, n° 21)
Criminocorpus, le blog
Territoires et lieux de justice, ouvrage coordonné par Jacques Poumarède, Paris, La documentation française, Collection Histoire de la Justice, n° 21, 2011, 267 p. ISBN 978-2-11-008739-3 4e de couverture La conjoncture d’une réforme de la carte judiciaire avec l’inauguration du nouveau palais de justice de Toulouse a conduit les journées régionales de l’AFHJ, organisées à la cour d’appel de Toulouse le 5 et 6 décembre 2008 à confronter deux thèmes d’étude : les territoir...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3812

Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale (Jonas Campion)
Criminocorpus, le blog
Parution de Jonas Campion, Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, Paris, André Versaille éditeur, 2011, 346 p. ISBN 978-2-87495-166-4 Argumentaire Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes exercent leurs fonctions en territoires occupés. De ce fait, ils sont confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ? Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on ...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3796

Les désunions de la magistrature (colloque du CTHDIP, Toulouse, 12-13 janvier 2012)
Criminocorpus, le blog
Les désunions de la magistrature (XIXe-XXe siècle), colloque organisé par le Centre Toulousain d’Histoire du Droit et des Idées Politiques, jeudi 12 et vendredi 13 janvier 2012, Université de Toulouse 1 Capitole, Faculté de droit, Salle du Conseil – Gabriel Marty. Responsables scientifiques : Jacques Krynen, Jean-Christophe Gaven. La magistrature, et la justice avec elle, génère depuis plusieurs années une littérature abondante. De la presse quotidienne aux essais les plus savants...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3760



► Vichy et la shoah …

L’historien Alain Michel, est l’auteur d’un ouvrage qui risque de  faire quelque bruit et de relancer polémiques et jugements définitifs : Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français (préface de Richard Prasquier, à paraître aux éditions CLD, diffusion SODIS).
Le « paradoxe » est bien connu : la France de Vichy fut l’un des pays les plus collaborateurs, pourtant le bilan de la Shoah y est l’un des plus bas d’Europe en ce qui concerne le nombre des victimes. L’historien israélien tente d’analyser les causes de ce paradoxe sans parti-pris, ni jugement, en s’appuyant sur les faits, les documents et surtout la chronologie bien oubliée par la plupart des auteurs …
Il vient d’inaugurer un blog sur lemonde.fr
www.vichyetlashoah.blog.lemonde.fr
dans lequel il fait le point de la recherche historique sur cette question très controversée. Son premier texte illustre la faiblesse de la recherche historique en France, largement fondée sur des travaux antérieurs qui peuvent comporter des erreurs que seule une plongée dans les sources et les archives permet de déceler.
Le premier exemple qu’il présente concerne la référence incontournable des historiens français que constitue curieusement l’œuvre de Paxton dont il montre les aspects téléologiques et les erreurs (« Les erreurs d’un historien – le témoignage de Paxton au procès Papon (partie 1) »)




7. Archives

▲ AD 95
Le fils du commissaire de Gonesse, Franck Martineau assassiné par des FTP à l’été 1943 sur des accusations calomnieuses d’un jeune délinquant rabroué par le commissaire à la demande de sa propre mère, a déposé les papiers de son père aux AD 95.
La cote est « 65J FONDS FRANCK MARTINEAU », le responsable est monsieur Lapalu.

▲ On le sait, les « mains courantes » des commissariats constituent une source irremplaçable pour l’histoire sociale, urbaine, culturelle… Par leurs contenus, elles permettent à l’historien de pénétrer le corps social et urbain, les mille conflits (conjugaux, de voisinage…), les petits délits et contentieux quotidiens…  avec une proximité sans égale, une vie, une chair que l’on ne trouve que rarement ailleurs…
Il existe peu de mains courantes dans les archives. Raison de plus pour signaler cette richesse des AD du Val d’Oise… On notera que plusieurs remontent au début des années 1930.
Je dois les quelques remarques et l’inventaire qui suivent à Virginie Barreau-Delaforge, responsable du pôle Archives de l'État aux Archives départementales du Val d'Oise.
La majorité de ces mains courantes ont été versées au cours de ces dernières années. Toutes ne sont pas encore communicables, si pour la majorité le délai de communicabilité est de 50 ans, quelques mains courantes sont identifiées comme étant judiciaires et leur délai est de 75 ans à compter de la clôture du registre.
Par ailleurs, nous avons encore un gros travail de collecte des dossiers individuels (entre autres) à accomplir…
Les Archives départementales du Val-d'Oise sont situées à proximité du RER A, station « Cergy-Préfecture », à environ 40 minutes de Paris. La responsable du service des publics est anglophone et l'équipe se fera un plaisir de guider tout chercheur intéressé par les fonds policiers du mardi au vendredi de 8h45 à 17h.
Pour tout renseignement, on peut également nous contacter par courrier (3 avenue de la Palette, 95011 Cergy-Pontoise cedex), courriel (archives@valdoise.fr), par téléphone (01 34 25 36 75), par télécopie (01 34 25 16 28).
 


Liste des mains courantes de commissariats aux Archives départementales du Val d’Oise
Liste des versements contenant des mains courantes de commissariats

Commissariat
Cotes
Dates extrêmes
Observations
Argenteuil
1797W16-43, 48-50, 56-57, 61-62
1973-1997

Argenteuil
1797W44, 64-68, 73-75
1969-1994
Brigade des mineurs
Argenteuil
1797W45-47, 55
1985-1989
Brigade de nuit
Argenteuil
1797W51-54
1993-1995
Sûreté urbaine
Argenteuil
1865W14-25
1995-1998

Argenteuil
1865W26-29
2003-2004
Extrait papier du registre informatisé
Argenteuil
1986W15-65
1937-2001
Poste de Cormeille-en-Parisis. Lacunes 1941-1947.
Argenteuil
1986W66-88
1989-2001
Poste de Sannois
Argenteuil
1986W89-90
2000-2001

Bezons
972W1-71
1930-1987

Cergy
832W1-18
1961-1969
Commissariat de Pontoise
Cergy
1985W39-42
2000-2001

Cergy
2007W1-24
2001
Extrait papier du registre informatisé
Cergy
1711W7-88
1990-2000

Cergy
1711W89
1995-1997
Service opérationnel spécialisé
Cergy
1711W90-97
1987-1999
Poste de Cergy-Saint-Christophe
Cergy
1711W98
1998-2000
Poste d'Eragny-sur-Oise
Cergy
1166W1-87
1961, 1973-1994

Cergy
1166W88-107
1972-1975
Mouvements des personnels et des véhicules
Cergy
1166W108-115
1980-1988
Brigade de surveillance nocturne
Cergy
1166W116-126
1988-1995
Service de surveillance du tribunal
Cergy
1166W127-130
1982-1990
Sûreté judiciaire
Cergy
1166W140
1991
Poste de Saint-Ouen-l'Aumône
Cergy
1166W141
1991
Poste de Pontoise
Cergy
1166W131-134
1981-1985, 1991
Poste d'Eragny-sur-Oise
Cergy
2164W1-32
2002-2003
Extrait papier du registre informatisé
Cergy
2164W33-45
2001-2003

Cergy
2164W46-55
1995-2004
Poste du TGI de Pontoise
Cergy
2164W56-60
2000-2004
Poste de Saint-Ouen-l'Aumône
Ermont
2026W1-157
1931-1973

Ermont
2101W1-162
1958-1985
Poste d'Ermont ou de Franconville
Gonesse
2065W1-244
1938-1990

Gonesse
2065W245-288
1969-1987
Commissariat de Goussainville
Gonesse
2065W289-381
1983-1987
Commissariat de Garges-lès-Gonesse
Herblay
2017W1-32
1993-2001

Herblay
2059W1-164
1969-1997

Herblay
2059W165-168, 170-172
1983-1997
Service de police judiciaire
Herblay
2059W169
1992-1993
Poste de Montigny-lès-Cormeilles
Herblay
2059W173-185
1998-2002
Extrait papier du registre informatisé
Montmorency
971W1-42, 46-47
1977-1990

Montmorency
971W43-45
1984-1989
Brigade de jour
Montmorency
971W47
1981-1990
Surveillance du champs de courses
Montmorency
971W48
1976-1989
Poste de Soisy-sous-Montmorency
Montmorency
2166W1-111
1988-1998

Persan
2044W1-9
2001-2002
Extrait papier du registre informatisé
Pontoise
832W1-18
1961-1969

Pontoise
743W
1930-1982
En attente de classement
Taverny
2200W1-44, 189-199, 201-203
1988-2004

Taverny
2200W45-188
1992-2003
Extrait papier du registre informatisé
Taverny
2200W200
1989-1994
Mineurs
Taverny
2200W204-209
1996-2006
Poste de Saint-Leu-la-Forêt
Taverny
2200W210
1998-1999
Poste de Beauchamp, Bessancourt, Frépillon
Taverny
2212W1-129
1980-1989

Taverny
2212W130-162
1965-1991
Poste de Saint-Leu-la-Forêt
Taverny
2212W163-176
1980-1989
Patrouille légère de sécurité
Taverny
2212W177-182
1984-1988
Brigade de renfort
Taverny
2212W183
1975-1987
Mineurs



***

… C’est tout pour cette fois-ci...
N’hésitez pas à diffuser cette Lettre auprès de ceux qu’elle peut intéresser.
N’hésitez pas à nous communiquer les nouvelles (parutions, soutenances de thèses, articles, séminaires, expositions, conférences, documentaires, blogs, articles, revues…) qui entrent dans notre champ d’intérêt et auraient échappé à notre attention…
Merci d’avance à tous nos « honorables correspondants » pour leurs informations…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:22

 

Chers collègues et chers amis,

Voici la dernière Lettrede 2011 — toujours riche de nouvelles diverses et de publications, notamment étrangères…

Bonne fin d’année et rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles aventures !

Bien cordialement

Jmb

 

 

Dernière minute :

 

L’Exposition « Fichés ? » aux Archives Nationales est prolongée jusqu’au 23 janvier 2012… L’occasion de se perdre dans des milliers de regards et portraits, bien au-delà du fantasme du fichage… et l’occasion de découvrir les trésors mémoriels que recèlent les archives publiques qui sont les véritables maisons de l’histoire…

 

 

  1. Actualité :

 

  1. La justice et ses pratiques en question ?

 

Différentes affaires relancent une interrogation à propos de la récidive qui traverse le temps depuis la découverte anxiogène de la récidive dans le dernier quart du 19esiècle.

 

Quelques éléments qui circulent sur le net :

La légitime douleur de parents choqués…


instrumentalisée ?


Ces remarques de Laurent Mucchielli :

 

Le dernier numéro (28 novembre) d’Arpenter le Champ pénal de P.V. Tournier dont j’extrais ce paragraphe

Un événement, même rarissime, d’une telle gravité, pose toute une série de

questions à l’ensemble du corps social. J’ai appelé cela « La confrontation du zéro et de

l’infini », probabilité très faible, gravité extrême. Certains, à gauche, se concentreront

seulement sur la « probabilité très faible » (manifestation de « l’école du déni »), certains à

droite seulement sur la « gravité extrême » (manifestation du « populisme pénal »).

Leur point commun ? Le cynisme à l’égard des victimes et de leurs semblables en général. De

par l’attitude tout aussi cynique de certains médias, ces positions extrêmes saturent le débat

public. Et pourtant, vous le savez, une autre vision des choses est possible.

Nous y reviendrons (1)


PVT

(1) Libération (22/11/11) titrait fort justement « Questions majeures sur un crime de mineur » :

« [l’auteur du crime] devait-il être remis en liberté ? », « Qui a décidé de son inscription au

collège-lycée cévenol » ? « Qui était informé de son passé judiciaire ? », « Pouvait-on évaluer sa

dangerosité ? »

 

Tout ceci me remet en mémoire une remarque de J.-N. Jeanneney sur les idées même fausses qui deviennent des faits vrais.

 

 

  1. Un film reposant sur 10 ans de recherches ou la vision très reconstruite d’un des acteurs très controversé de l’événement ?

La polémique à propos du film de Mathieu Kassovitz (L’Ordre et la morale) fondé sur le témoignage de l’ex gendarme Legorjus offre une occasion de se pencher une fois de plus sur la validité du témoignage et la légitimation d’un propos, d’une œuvre, d’un point de vue par « l’histoire » et le sérieux de la recherche ( ?!) : suffit-il de se retrancher derrière une « recherche de 10 années » pour affirmer que le résultat est conforme à l’histoire et à la vérité ?

 

A/ Deux témoignages d’anciens du GIGN (l’un est le fils d’un des 4 gendarmes tués…) mettent en cause les propos et la position DU témoin de Kassovitz sur un site que vous pouvez légitimement ignorer =

 

BERNARD MEUNIER, EX-MEMBRE DU GIGN : « LE FILM DE KASSOVITZ EST TRÈS ÉLOIGNÉ DE LA VÉRITÉ »

16/11/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 271 | Par Roald Billebault

 

Philippe Legorjus n’a pas participé à l’assaut

Dans L’ordre et la morale Mathieu Kassovitz raconte sa version des événements d’Ouvéa en 1988. Le dijonnais Bernard Meunier, ancien membre du GIGN et otage dans la grotte d’Ouvéa, démonte dans les grandes largeurs la thèse du réalisateur et de son ancien patron Philippe Legorjus…

À suivre sur http://www.gazette-cotedor.fr/2011/11/16/bernard-meunier-membre-du-gign/

 

ÉRIC MOULIÉ : « ÇA ME DÉSOLE »

16/11/2011 | La Gazette de Côte d'Or n° 271 | Par Roald Billebault

 

Les plus grandes guerres de Legorjus c’était le tennis-ballon au gymnase !

Éric Moulié était au GIGN entre 1983 et 1998. Son père est l’une des victimes de l’attaque sanglante de Fayaoué. À l’occasion de la sortie de L’ordre et la morale, l’ancien gendarme dénonce la version soutenue par le duo Legorjus / Kassovitz.

 

>> LA GAZETTE : Votre père était l’un des gendarmes assassinés par les indépendantistes kanaks lors de l’attaque de la gendarmerie de Fayaoué… Et contrairement à ce qu’affirme Matthieu Kassovitz, il n’est pas mort à la suite de ses blessures par arme à feu …

 

ÉRIC MOULIÉ : Je ne peux pas croire une seconde que Mathieu Kassovitz ait fait dix ans d’enquête pour réaliser son film. Il n’a pas mené son enquête comme il aurait dû. À aucun moment nous n’avons été sollicités, excepté Philippe Legorjus. J’ai eu l’occasion d’assister à une avant-première en présence de Mathieu Kassovitz et Philippe Legorjus. Une avant-première durant laquelle ils disaient que les gendarmes avaient été tués par armes à feu. J’ai pris la parole pour dire que j’avais en ma possession un document prouvant que mon père était mort à la suite de coups portés par arme blanche. Ils n’ont rien trouvé de mieux à dire qu’ils avaient cherché à me joindre sans succès, et qu’ils n’étaient pas au courant de l’existence de ce document. Ils n’ont délibérément pas cherché à avoir tous les sons de cloche. D’ailleurs le lendemain de cette avant-première, Mathieu Kassovitz continuait à raconter que les gendarmes n’avaient pas été tués à l’arme blanche. Ça me désole…<<

À suivre sur :

http://www.gazette-cotedor.fr/2011/11/16/eric-moulie-ca-desole/

 

 

Un article plus fouillé, mais de mêmes conclusions dans les Inrockuptiblesn° 833 du 16 novembre, pp. 20-24.

 

>> Ils sont trente, ce jour-là, convoqués dans une salle de réunion par leur chef, le capitaine Philippe Legorjus. Ce sont des hommes soudés par les armes. Cinq semaines plus tôt, le 5 mai 1988, ils ont participé à l’assaut armé sur la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, où une trentaine d’indépendantistes kanaks retenaient en otage 23 gendarmes.

L’attaque de la grotte, ordonnée par le président Mitterrand et son Premier ministre Chirac, fut victorieuse à trois jours d’une élection présidentielle où tous les coups étaient permis. Les otages ont été libérés, mais les gendarmes portent sur les épaules un lourd bilan : 19 morts chez les kanaks, 2 morts dans les rangs militaires français.

 

Dans la salle, Legorjus est debout, face à ses gendarmes. Ils ont tous lu, quand ils sont revenus en métropole, les articles de journaux célébrant le courage et la geste de leur capitaine dans l’assaut d’Ouvéa. Legorjus, glorifié par l’Etat, est devenu un héros national. Derrière lui, au tableau, un schéma résume toute l’opération : la jungle, les postes de combat tenus par les ravisseurs, la grotte où s’entassent les 23 otages, dont 6 hommes du GIGN, et, tout autour, la position des unités d’élite : 11e Choc de la DGSE, commando Hubert de la Marine nationale.

Tel un maître d’école, Legorjus commence à détailler l’opération. Il est immédiatement interrompu par l’adjudant-chef Michel Lefèvre, qui lui lance : « Philippe, ça ne s’est pas passé comme ça. » Ce sous-officier, aujourd’hui, nous raconte la suite :

« Je prends sa place devant le tableau noir, et Legorjus s’écroule : « C’est vrai, reconnaît-il devant tout le monde, je n’ai pas dirigé l’assaut. Je n’étais pas en état physique et psychologique pour le faire ». »

Dans la salle, ébahi, Bernard Meunier. Un gendarme qui pendant huit jours est resté prisonnier dans la grotte. Il se souvient d’un débriefing tendu :

« Les questions ont fusé. Le ton a monté entre Legorjus et Lefèvre. Il n’y a pas eu d’insultes, mais c’était sérieux. »

La liste des reproches faits au patron des « super gendarmes » est cruelle : attitude équivoque vis-à-vis du pouvoir, fascination pour les médias, erreurs d’appréciation sur le terrain… Et, surtout, l’officier n’a cessé de se présenter devant les Français comme le « héros » d’Ouvéa. Alors qu’en vérité, pendant l’assaut… <<

À suivre sur :

 

http://blogs.lesinrocks.com/enquetes/2011/11/17/derriere-lordre-et-la-morale-les-secrets-douvea/

 

 

2. Des livres…

 

A. Deux publications qui raviront les curieux et les experts du colonial policing : les deux derniers volumes de la monumentale histoire de la police néerlandaise initiée et dirigée par C. Fijnaut et consacrés aux polices du Surinam et des « western indies » hollandaises dans les Caraïbes…

 

Ellen Klinkers has completed her book on the history of the police in Surinam and Aart Broek has finished his study of the police in the Dutch Caribbean Islands as well. The books will be launched on 9 December at the Binnenhof (also the location for the meetings of the Dutch Parliament) in The Hague. First copies of the books will be presented to the Dutch Minister of Foreign Affairs and to the State Secretary of the department of Justice.

KITLV - Royal Netherlands Institute of Southeast Asian and Caribbean Studies 

 

 

B.

Deux publications d’un autre éminent spécialiste de l’histoire de l’institution, notre ami Luigi Lacché :

 

LACCHE Luigi et STRONATI Monica (ed.), Beyond the Statute Law : the « Grey Government of Criminal Justice Systems, 2011, EUM edizioni, universita di Macerata, 150p., 13€

 

 

COLAO Floriana, LACCHE Luigi, STORTI Claudia et VALSECCHI Chiara, Perpetue appendici e codicilli alle leggi italiane, 2011, EUM edizioni, universita di Macerata, 691p., 40€

Un précieux outil sur Le circolari ministeriali, il potere regolamentare e la politica del diritto in Italia tra otto et novecento.

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

Francesco Carrara vide in una fonte "marginale", le circolari, le "perpetue appendici e codicilli alle leggi italiane". In tal modo segnalava, nell'Ottocento, un punto di crisi dell'ordine liberale, che, in settori decisivi della vita nazionale, depotenziava il ruolo della "legge", malgrado il suo celebrato primato politico e ideologico. Non a torto il principio di legalità, cuore vitale di quell'ordine, parve al giurista toscano segnato dallo scarto tra retorica della legge ed effettività del governo burocratico. È stata questa la premessa che ha orientato gli studi qui raccolti sul fenomeno normativo regolamentare/amministrativo, sulla sua dimensione costituzionale, sui suoi profili teorici, sul suo essere ambito di intermediazione tra sfera politica e amministrativa e cittadinanza. Governare per decreti, regolamenti, circolari garantì in più campi della vita giuridica una forma di comunicazione tra centro e periferia, e un intervento normalizzatore, uniformatore, in taluni casi riformatore della legge, fino a realizzare un "invece della legge".

 

 

C. Des images pour les fêtes :

CANCES Claude et DIAZ Charles, Histoire du 36 illustrée,Jacob-Duvernet édit., 2011, 224 p., 29,95 €

 

Un « beau livre » avec beaucoup de photographies — certaines très connues d’autres totalement inédites — , mais les unes et les autres de grande qualité, sur le « 36 » écrit par deux policiers dont l’un a dirigé, un temps, la PJ parisienne…

 

 

 

À noter une carte sur le « Paris du crime » originale et intéressante…

 

 

 

D. Consultable (et imprimable) en ligne…

 

Le livre collectif issu d'un séminaire tenu en 2010 dans les milieux

gendarmiques néerlandais et internationaux, qui ravira nos amis de la gendarmerie :

 

"Gendarmeries and the Security Challenges of 21st century"

 

http://www.fiep.org/wp-content/uploads/2011/11/FIEP-Seminarboek-totaal.pdf

 

 

E. Ange Alvarez, Ivan Delicado et Roland Delicado, Royo le guérillero éliminé, Nîmes, Ardeo, 2011, 43 p. (ill.), 9 €

 

 

 

L’histoire de la Résistance s’enrichit de travaux — souvent l’œuvre de non spécialistes — qui reviennent sur les mythes et falsifications qui ont encombré la mémoire officielle relayés par une histoire académique largement inspirée par des résistants devenus des témoins professionnels et dont il serait sacrilège de relever affabulations et arrangements avec la vérité.

Après la thèse de Claude Barbier sur Glières, le livre de Gilbert Moreux sur le Cher, une autre pièce à lire, cette fois sur la libération de l’Ariège et une figure de guérillero espagnol éliminé puis calomnié.

 

Présentation par les auteurs :

En sautant sur « Pamplemousse » le 8 août 1944 pour coordonner les maquis de l’Ariège, les cinq parachutistes de la mission alliée « Aube » (nom de guerre de Marcel Bigeard) s’attendaient à être accueillis par des Français et se retrouvent entourés par les guérilleros du commandant « Royo ». Les républicains espagnols sont bien organisés et disciplinés, leur chef est compétent. Bigeard et ses compagnons restent avec eux. Ensemble ils forment le fer de lance de la libération du département. L’intervention éclair de la mission Aube et des guérilleros, qui dès le 19 août libèrent Foix, contrarie les projets des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Marcel Bigeard, Royo et le major anglais Bill Probert sont érigés en héros. A la Une des journaux ils posent ensemble. « Les trois mousquetaires alliés » titre la presse locale, ce qui va entraîner des tensions politiques et des jalousies que le chef guérillero paiera de sa vie.

 

En octobre 1944, Royo passe en Espagne pour lutter contre la dictature. Fait prisonnier par les franquistes, il est libéré quelques mois plus tard grâce à un subterfuge. Intégré dans la guérilla du Levant espagnol fin 1945, il est toutefois assassiné à Valencia par ordre de la direction du Parti communiste espagnol sur fond de luttes intestines au prétexte qu’il est un traître. Après sa mort, Royo, qui a dirigé les guérilleros dans les Bouches-du-Rhône et dans l’Ariège, est dépouillé de tous ses exploits. Son nom est injurieusement relégué dans la liste des traîtres. Trente ans plus tard, le général Bigeard ranime son souvenir dans Pour une parcelle de gloire, édité en 1975. Cette publication, du fait qu’elle relance le débat sur le processus de la libération de l’Ariège, provoque une levée de boucliers. Certaines critiques sont justifiées car le général a éludé le rôle des résistants ariégeois et des FTP. Quant à Royo, ses rivaux redoublent d’efforts pour éviter que sa mémoire resurgisse. Fin 2008, à l’occasion d’autres recherches, les auteurs de cet ouvrage se penchent incidemment sur son cas. Réalisant aussitôt que les accusations portées contre lui sont insensées, ils décident de se livrer à une enquête approfondie.

 

Trois enquêteurs spécialisés dans l’étude de la guérilla espagnole

Ange Alvarez : vétéran de la Résistance et Commandeur de la Légion d’honneur à titre militaire.

Ivan Delicado et Roland Delicado : fils et petit-fils du commandant guérillero Juan Delicado.

Au terme de deux ans de recherches, ils réhabilitent Royo, mettent en évidence sa condition de bouc émissaire, le mécanisme de son élimination et dénoncent l’omerta qui s’est constituée autour de sa mémoire. Photographies inédites et documents originaux complètent ce récit.

http://ardeoresistance.over-blog.com/

 

Pour acquérir cette plaquette s’adresser à :

Ivan.delicado@hotmail.fr

 

 

F. Annoncé, mais enfin disponible :

 

LAURENT Sébastien (dir.), Politiques sous surveillance, PUB, 2011, 290p., 22€

 

Des études (du 19e au 21e siècle) sur ce que Dominique Monjardet appelait la « police de souveraineté » et que les journalistes appellent la « police politique »…

Ce livre qui sera achetable en ligne par chapitre est à commander directement à Sylvie.Barbeyron@u-bordeaux3.fr

 

 

 

 

 

G. KOSCIELNIAK Jean-Pierre et SOULEAU Philippe (dir.), Vichy en Aquitaine, Paris, éditions de l’Atelier, 2011.

 

 

 

 

 

La 3e partie devrait particulièrement intéresser les amis…

 

PARTIE 3 : Réprimer

CHAPITRE 1. De l'exclusion à la déportation : les politiques répressives et ses acteurs en Gironde occupée par Philippe Souleau

CHAPITRE 2. Violence d’État et tensions conjoncturelles : l’exemple de la gendarmerie dans les Basses-Pyrénées par Jean-François Nativité

CHAPITRE 3. La Milice au service de l’ordre nouveau : l’expérience lot-et-garonnaise par Jean-Pierre Koscielniak

CHAPITRE 4. Répressions, transgression et adaptation autour de la ligne de démarcation (1940-1943) par Eric Alary

CHAPITRE 5. Le sort des tsiganes en Aquitaine : une persécution oubliée par Emmanuel Filhol

CHAPITRE 6. Les GTE en Dordogne : des camps de travail forcé au service de Vichy

par Bernard Reviriégo

CHAPITRE 7. Du Cherche-Midi à Mauzac : origines et fonctions de la prison militaire de Paris repliée en Aquitaine par Jacky Tronel

CHAPITRE 8. L’échec d’une prison modèle : la centrale d’Eysses par Corinne Jaladieu

CHAPITRE 9. L’art dans les camps : une volonté de sublimation. L’exemple de Gurs par Claude Laharie

 

 

H. FASSIN Didier, La force de l'ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Paris : Le Seuil, 2011.

Passe ton BAC d’abord…

 

Sur un tel sujet, il m’a paru nécessaire de demander l’avis d’un sociologue, familier du terrain policier des « cités » et lui-même auteur d’une enquête sur deux BAC…

Vous trouverez la recension critique que fait Fabien Jobard de ce livre dans La Vie des idées http://www.laviedesidees.fr/

 

>> La force de l'ordre, l'ouvrage que publie l'anthropologue Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, s'annonce comme une « ethnographie de la force publique » (p. 33). On peut le lire comme un manifeste ethnographique. Didier Fassin a en effet voulu répondre à l'urgence politique par une enquête par observation directe non participante, de longue durée, auprès de la brigade anti-criminalité (BAC) d'une agglomération de 200 000 habitants de la région parisienne. Son enquête répond à un double impératif : une « démarche critique » qui questionne la démocratie, enjeu du chapitre conclusif, à partir de l'ethnographie d'une BAC ; et une mise en évidence des pratiques policières à travers une « forme narrative, reconstitution aussi fidèle que possible des scènes observées, l'approfondissement d'études de cas [dotées] d'une portée générale », afin que « chacun [se saisisse] de ces questions » (p. 55-57). L'ethnographie interpelle, par sa méthode propre, le politique. Il s'agit aussi d'un manifeste en ethnographie : Didier Fassin revendique une « anthropologie publique », à l'image de mouvements similaires, notamment en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Cette anthropologie publique, servie par une connaissance remarquable de la sociologie de la police, fait à la fois la force, l'impact, mais aussi les limites de l'ouvrage…<<

 

 

 

  1. Maurice CUSSON, L’art de la sécurité. Ce que la criminologie nous enseigne, Lausanne, PPUR (Presses polytechniques et universitaires romandes), 2011, 248 pages, 26 € ou 35 CHF

 

 

 

 

Publié dans la collection Focus Sciences, cet ouvrage traite des racines et des enseignements de l’histoire de la criminologie et propose un panorama des diverses stratégies de protection développées au fil des siècles pour assurer la sécurité des biens et des personnes.

 

Présentation éditeur :

Depuis toujours, les communautés humaines ont confié à certains des leurs la mission d'assurer leur protection contre le crime et l’insécurité. Au fil du temps, et durant des siècles, la police s’est ainsi progressivement professionnalisée, en expérimentant les moyens de toujours mieux sécuriser les villes et les campagnes.

Il faudra toutefois attendre les dernières décennies pour que les historiens et les criminologues ne s’intéressent à cette séculaire accumulation de savoirs et de savoir-faire, et évaluant les stratégies et tactiques mises au point. C’est sur la base de ces études que l’auteur, chercheur au Centre international de criminologie comparée de l’Université de Montréal, décrit le long cheminement des hommes dans leur quête de la sécurité.

Il montre ici comment la police moderne des XVIIe et XVIIIe siècles parvient en Europe à faire reculer les taux d’homicide; les effets sur la criminalité des réformes policières déployées dans certaines grandes capitales, lors des siècles passés; la manière dont nos ancêtres se protégeaient contre les bandes de brigands et celle dont la police d’aujourd’hui parvient à désorganiser les organisations criminelles; les moyens par lesquels les organisations policières et de sécurité privée ont réussi à faire reculer la criminalité à la fin du siècle dernier, au Canada et aux Etats-Unis.

 

Table des matières :

Introduction - La longue histoire de l’homicide et de la sécurité - La régression pluriséculaire de l’homicide - La police et la justice face à la rixe-homicide - Le déclin du brigandage - Les brigands du Moyen Age - Fortifier et assiéger - La maréchaussée et la main-forte contre les brigands du siècle des Lumières - Réformes de la police face à la prolifération des vols, violences et désordres dans deux métropoles - Victoire de la police dans l’Angleterre victorienne - New York comme laboratoire - Concentrations criminelles et réseaux de trafiquants à la fin du XXe siècle - L’art de poser un problème sous le microscope de la criminologie expérimentale - Désorganiser les organisations criminelles : le cas des Hells Angels du Québec - Une décroissance du crime à l’échelle d’un continent - Innovations policières et recul de la criminalité - L’essor de la sécurité privée et des nouvelles technologies de protection des espaces - Bilan - Une théorie de l’action de sécurité - Bibliographie - Index

 

Pour plus d'informations : http://www.ppur.org/livres/978-2-88074-932-3.html

 

 

  1. CAMPION Jonas, Les Gendarmes belges, français, néerlandais à la sortie de la Seconde guerre mondiale, Bruxelles, André Versaille éditeur, 464 pages, 39,90€

 

 

 

 

Tirée d’une thèse sur les épurations comparées des trois gendarmeries après la Seconde guerre mondiale et l’occupation des trois pays par les Allemands, cet ouvrage apporte une pierre précieuse à la connaissance d’un épisode totalement méconnu : ce qui n’empêche pas un certain nombre de « spécialistes » d’écrire n’importe quoi et pas mal de contre-vérités sur le sujet… Mais les « amis » savent ce qu’il en est des « lignes Maginot » de l’esprit dans ce domaine : comme leur modèle, elles sont destinées à être contournées puis prises d’assaut !

 

Présentation éditeur

Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes, qui ont continué à exercer leurs fonctions, ont été confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ?

 

Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on la légalité et la légitimité de ces institutions fondamentales au sein de nos sociétés ?

 

Une étude comparative (France, Belgique, Pays-Bas) qui se base sur des archives inédites

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes exercent leurs fonctions en territoires occupés. De ce fait, ils sont confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ? Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on la légalité et la légitimité de ces institutions, dont les missions sont fondamentales au sein des sociétés contemporaines ?

À la fin du conflit, les gendarmeries sont en crise. Pour les pérenniser, il convient de les épurer, de les restructurer et de les légitimer. Il faut doter les gendarmeries des capacités humaines, matérielles et morales pour remplir leurs missions dans les sociétés libérées. C’est un processus long, qui s’étend des premiers jours de liberté à la fin des années 1940.

À l’aide d’archives inédites, notamment celles des épurations menées au sein des gendarmeries, cette étude confronte les processus de rétablissement de la légalité policière des gendarmeries belge, française et de la Koninklijke Marechaussee néerlandaise.

Dans une démarche croisée, elle apporte d’une part, un éclairage neuf sur l’histoire des gendarmeries et leur rôle dans le fonctionnement étatique. D’autre part, elle analyse l’histoire de l’Occupation, en abordant les collaborations étatiques, mais aussi les comportements individuels des fonctionnaires. Enfin, elle souligne avec force le déroulement, ainsi que les enjeux politiques et sociaux, de la répression des collaborations.

  1. Bonus

Veuillez trouver ci-après une série d'annexes complémentaires à l'édition “papier” du livre :


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Bibliographie(507,91 Ko)
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Répertoire biographique(165,17 Ko)
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Sources, archives et documents(228,87 Ko)
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Chronologie de l'évolution des gendarmeries belge, française et néerlandaise (1918-1947)(111,66 Ko)

3. Séminaires, journées d’études…

 

 

Le séminaire « Justice en action »,avec le soutien de l’ISP Cachan (ENS Cachan, CNRS) et de l’équipe PRO du Centre Maurice Halbwachs (EHESS, ENS Paris, CNRS), a le plaisir de vous convier à une journée d’études organisée en l’honneur d’Anne Boigeol :

Genre, histoire et sociologie des professions judiciaires

Le 14 décembre 2011 à l’ENS Cachan,

Salle Renaudot, bâtiment Laplace

10h30 : Introduction : Benoit Bastard (CNRS, ISP Cachan) et Liora Israël (EHESS, CMH)

11h -12h 30 : Table ronde « Genre et professions judiciaires », sous la présidence de Benoit Bastard

 

Interventions de Fiona Kay (Queens University, Canada), Juliette Rennes (EHESS, GSPM), Maria Malatesta (Université de Bologne, Italie)

Discutante : Catherine Marry (CNRS, CMH)

12h30 – 14h : Déjeuner

 

14h-16h30 : Table ronde : « Socio-histoire des professions et des institutions judiciaires », sous la présidence de Jacques Commaille (ENS Cachan, ISP Cachan)

 

Interventions de Laurent Willemez (U. Poitiers, GRESCO), Liora Israël (EHESS, CMH), Yves Dezalay (CNRS, CESSP), Alain Bancaud (CNRS, IHTP)

Discutant : Benoit Bastard (CNRS, ISP Cachan)

16h30 Conclusion : Anne Boigeol (CNRS, ISP Cachan)

La journée sera suivie d’un pot amical

 

La réservation est impérative pour le déjeuner (offert pour les inscrits), merci de vous inscrire en suivant ce lien : http://www.doodle.com/52h4s2g2tmr2s8kh

Plan d’accès pour se rendre à l’ENS Cachan : http://www.ens-cachan.fr/version-francaise/outils/plan-d-acces/

 

Le séminaire « La justice en action » est organisé conjointement par l’Institut des Sciences Sociales du Politique (Université Paris-Ouest Nanterre la Défense, ENS-Cachan), le Centre Maurice Halbwachs (EHESS-ENS Ulm), Le Centre de Recherche sur l’action locale, Université Paris XIII-Nord en collaboration avec le Réseau Thématique 13 « Sociologie du droit et de la justice » de l’Association Française de Sociologie.

 

 

 

 

 

 

►►

 

 

 

 

►►► Paris IV

 

Gendarmeries, polices et sociétés (XIXe-XXIe siècles) : régulation sociale, maintien de l’ordre, sécurité et Défense (Université Paris IV et Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris I et Paris IV) – Maison de la recherche, 28 rue Serpente, Paris VIe – mardi 17h-19h – salle 040

Contact : Pr. Jean-Noël Luc – jnoel.luc@gmail.com

 

Ce séminaire a d’abord été consacré à la seule histoire, longtemps négligée, de la gendarmerie, considérée comme un corps militaire particulier, une composante d’un système policier en interaction avec son environnement, un groupe social engagé dans un processus de professionnalisation, un réseau de représentations et l’archétype d’autres forces publiques organisées, depuis deux siècles, dans une quarantaine de pays.

Faire l’histoire des gendarmes offre la possibilité d’étudier le fonctionnement de l’État sous un angle nouveau et de mieux comprendre comment s'inventent une militarité articulée sur une culture de service public, une police de proximité, un art de l'enquête, une technique du maintien de l'ordre et des participations originales aux opérations militaires et aux dispositifs de Défense. L’observatoire est irremplaçable, puisque, jusqu’à l’étatisation des polices municipales en 1941, la gendarmerie constitue dans les faits la seule « police nationale », si l’on considère que ce terme désigne une force publique de l’État présente sur tout le territoire

La fécondité de la notion de système policier a ensuite conduit à élargir les travaux et les conférences à l'ensemble des forces de l'ordre – y compris dans des pays étrangers – civiles ou militaires, publiques ou privées, professionnelles ou informelles. On espère ainsi contribuer au décloisonnement de l'histoire de la gendarmerie comme de celle des polices civiles et à une meilleure compréhension du fonctionnement, des acteurs, des pratiques et des enjeux de la sécurité publique.

 

1) Séances thématiques

 

 

 

 

4. Colloques

 

 

Comme tous les ans, Luigi Lacché et les universités de Milan et de Messine organisent un colloque qui ne peut qu’intéresser les amis de la police …

 

Dipartimento di studi europei e mediterranei, Università di Messina

Dipartimento di scienze della storia e della documentazione storica, Università di Milano

Accademia Peloritana dei Pericolanti

Centro internazionale di ricerche e studi sociologici, penali e penitenziari (INTERCENTER)

 

 

CONTRABBANDO E LEGALITÀ: POLIZIE A DIFESA DI PRIVATIVE, DIRITTI SOVRANI E PUBBLICO ERARIO

 

 

 

Università di Messina – Aula Magna della Facoltà di Scienze Politiche

(Piazza XX Settembre, 4)

1 / 3 dicembre 2011

 

Giovedì 1 dicembre, ore 9.15

Andrea Romano, Livio Antonielli, Apertura

Carmelo Gugliotta, Questore di Messina, Saluti

 

Interventi

Patrizia Mainoni, L'economia della legalità. Dazi e monopoli nella Lombardia bassomedievale (secoli XIII-XV)

Paolo Grillo, Interessi economici e rivendicazioni giurisdizionali: la lotta al contrabbando negli ordinamenti daziari comaschi del 1340

Tomaso Perani, La repressione del contrabbando annonario: i custodi dei divieti a San Gimignano nel XIII secolo

Franco Angiolini, Il "contrabbando" in tempo di guerra, ovvero se e quali merci debbano essere considerate proibite

Susana Truchuelo Garcia, Restablecer la legalidad: actuaciones frente al contrabando en el País Vasco costero (siglos XVI-XVII)

 

 

 

 

 

■■ Amiens, le 2/12/2011

Les procédures pénales accusatoires…

 

 

 

 

Lille, le 2/12/2011

 

L’Association Française de Science Politique vous informe...


 

5.Appel à communications…

 

 

6.Sur l’internet…

 

Que fait un agent de vidéosurveillance devant son écran? Principalement, il s'ennuie.

Le blues des vidéosurveillants …

http://www.slate.fr/story/45969/videosurveillance

 

 

Rappel :

LaLettre d'information du site Délinquance, justice et autres questions de société
Nouvelle série aborde chaque semaine des questions d’actualité et de fond qui ne sauraient laisser indifférents des amis de la police…

 

Le STIC, le commandant Pichon… (suite)

 

Une tribune libre co-publiée sur le site en ligne du Monde (blog F. Johannès) en soutien à Ph. Pichon.

http://libertes.blog.lemonde.fr/

 

 

(Enfin !) Des nouvelles de CRIMINOCORPUS…

 

Beaucoup de nouveautés sur Criminocorpus, le site de référence sur l’histoire de la justice (et de la police) : la neuvième exposition du portail, la suite du dossier Bertillon, l'ouverture d'un nouveau dossier sur le faux-monnayage, des articles varias et des comptes rendus. En attendant l'année 2012, qui verra la concrétisation d’un rapprochement avec la collection privée de M. Philippe Zoummeroff.

L'association Criminocorpus a vu le jour en octobre 2011. Cette association a pour premier objectif de soutenir le développement du site en le faisant mieux connaître auprès du public. Nous espérons que vous serez nombreux à y participer. Vous trouverez toute information utile dans le fichier ci-joint ou en vous rendant sur cette page.


1/ LA NOUVELLE EXPOSITION :
Les artistes du bagne. Chefs-d’œuvre de la débrouille (1748-1953)

Cette exposition virtuelle reprend en partie celle qui a été présentée au Musée Balaguier de La Seyne-sur-Mer du 27 mars 2010 au 18 septembre 2011.
Les images présentées sont issues des collections du Musée Balaguier, du Musée des beaux-arts de Chartres, du Musée Ernest Cognacq de Saint-Martin-de-Ré et de collections privées. L’exposition Les artistes du bagne. Chefs-d’œuvre de la débrouille 1748-1953 présente une vue d’ensemble particulièrement riche et variée de la production artistique issue des bagnes français (Toulon, Nouvelle-Calédonie et Guyane française).Les commentaires ont été rédigés par Michel Pierre, Éléonore Bozzi, Julien Gomez-Estienne, Claire Jacquelin, Hélène Bourilhon, Franck Sénateur, Philippe Bihouée, Lison de Caunes, Jean-Lucien Sanchez, François Macé de Lépinay et Isabelle Stetten.

 
2 / SUR LA REVUE
Pierre Chommeliz, faux-monnayeur du désastre, au milieu du XVe siècle
http://criminocorpus.revues.org/465

Un « régicide républicain » : Paul Doumer, le président assassiné (6 mai 1932)
http://criminocorpus.revues.org/435

Figures de faux-monnayeurs du Moyen Âge à nos jours
Le nouveau dossier thématique de Criminocorpus, revue hypermédia
http://criminocorpus.revues.org/455

 Jean-Noël Luc (dir.), Soldats de la loi : La gendarmerie au XXe siècle
  http://criminocorpus.revues.org/432


Jean-Marc Berlière et René Lévy, Histoire des polices en France. De l’Ancien régime à nos jours
 http://criminocorpus.revues.org/430

Surveillance des identités et régime colonial en Indochine, 1890-1912 
http://criminocorpus.revues.org/417

El bertillonage en el espacio atlántico sudamericano 
http://criminocorpus.revues.org/387

The bertillonage in the South American Atlantic World  
http://criminocorpus.revues.org/402

Le bertillonnage en Amérique du Sud 
http://criminocorpus.revues.org/399

Le Bertillonnage à New York : professionnalisation et image de la police (1896-1914) 
http://criminocorpus.revues.org/366

L'anthropométrie au service de l'identification des récidivistes : l'exemple de la relégation en Guyane française 
http://criminocorpus.revues.org/365

Une cartographie du crime : les images d’Alphonse Bertillon
Criminocorpus, revue hypermédia
... ://www.
criminocorpus.cnrs.fr ... ... Desplas, conseiller municipal, Paris, Imprimerie Municipale, 1900, p. 181 (projet Bertillon : http://www.criminocorpus...
http://criminocorpus.revues.org/354

Comment la photographie a inventé l’identité. Des pouvoirs du portrait 
http://criminocorpus.revues.org/351


3 / Une sélection des dernières nouvelles du BLOG

14 Juillet 1944. Bal tragique à la Santé : 34 morts
Criminocorpus, le blog
Un nouvel article de Christian Carlier à lire sur
Criminocorpus. ...
http://criminocorpus.hypotheses.org/3411

Programme : Résister à la justice, dans l'Europe médiévale et moderne, 12-14 décembre, Bordeaux. 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3667

Témoins et témoignages d'hier à aujourd'hui 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3663

Bandes, bandits et marginaux (corpus de procès) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3660


Aux origines de la police scientifique, Alphonse Bertillon (dir. P. Piazza) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3406

L’aménagement des peines privatives de liberté : l’exécution de la peine autrement 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3392

Force publique, régulation sociale, sécurité intérieure et Défense XIXe-XXe siècles 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3632

Les professionnel(le)s de la justice des enfants, XIXe-XXe siècles 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3638

Vers l'abolition universelle de la peine capitale 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3608

L’indépendance des avocats. Histoires, sens et tendances. Une comparaison entre la France et les États-unis (Journée d'étude) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3596

Traitements et contraintes (appel à contribution) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3591

Normes, justice et violences (Rives méditerranéennes, n° 40) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3578

Juger les comptes au Moyen-Âge (conférence) 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3573

Conférence aux Archives départementales 17 : La peine de mort en France : deux siècles pour une abolition (1791-1981) par J.-C. Farcy 
http://criminocorpus.hypotheses.org/3566

 

 

 

7. Archives

 

Un article sur les APP qui nous avait échappé …

 

>> Mémoire de la police

 

La préfecture de police de Paris vient de se doter d’un nouveau service destiné à valoriser un patrimoine qui suscite une curiosité croissante de la part des chercheurs et du grand-public. Grâce à une politique de dérogation généreuse, ces archives sont aujourd’hui plus accessibles que jamais.

 

 

Par Bruno Texier

01/05/2010

 

Ce fut l’une des surprises littéraires de la rentrée littéraire 2008 : le livre Dans les secrets de la police s’était écoulé à 25 000 exemplaires ! Un score très honorable pour un ouvrage vendu au prix de 69 euros. Depuis, les éditions de L’iconoclaste ont récidivé avec une version texte à un prix plus abordable – 24,90 euros – qui, à ce jour, dépasse déjà les 20 000 exemplaires. Ce succès doit autant à la qualité des ouvrages qu’à la curiosité croissante du grand-public pour les archives policières. Depuis toujours, les archives de la Préfecture de police ont alimenté la légende. Héritière de la Prévôté de Paris et de la Lieutenance générale, la célèbre PP est l’une des institutions les plus anciennes de l’État et passe pour être l’une des mieux informées de France. Son patrimoine archivistique est d’une telle richesse que l’on vient du monde entier pour le consulter : « Nous recevons environ 2 500 personnes par an qui viennent aussi bien de Chine, des États-Unis, du Japon, d’Inde et bien sûr de France, précise Jean-Marc Gentil, directeur du nouveau service de la mémoire et des affaires culturelles (SMAC) de la Préfecture de police ; il s’agit d’historiens, de chercheurs, d’écrivains ou de journalistes qui sont à la recherche de documents policiers – police judiciaire, anciens Renseignements généraux, ordre public… – et politiques – comptes rendus de manifestations, événements sociaux, visites officielles ».

 

Exonération de versement

 

Créé au mois de novembre 2009 à l’initiative du préfet de police Michel Gaudin et de son directeur de cabinet Christian Lambert, le SMAC a une ambition : faire mieux connaître un patrimoine qui a longtemps souffert d’une réputation d’inaccessibilité. Il est vrai que la Préfecture de police bénéficie d’une exonération de versement aux Archives nationales en raison du caractère sensible de ses documents. À l’instar du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Défense, elle gère ses propres fonds grâce à des archivistes habilités à exploiter des documents policiers. La PP est en revanche tenue de respecter la loi de 2008 sur la communication des archives. Selon Jean-Marc Gentil, la Préfecture va même plus loin : « Lorsque les demandes des chercheurs portent sur des archives non communicables, nous procédons à un examen de leur requête. Chaque année, nous accordons environ 70 dérogations particulières. Les refus opposés aux demandes de dérogation sont rarissimes ».

 

Dérogations particulières, dérogations générales

 

En 2009, les dérogations particulières ont porté sur des communications d’archives relatives à l’occupation allemande (30 %), à la IVeet la Verépubliques (18 %), à l’épuration (11 %), aux affaires criminelles (6 %), à la guerre d’Algérie (5 %), à la généalogie (3,5 %). Quant aux demandes de consultation de documents concernant le parti communiste, jadis nombreuses, elles ne représentent plus que 1,5 % des dérogations. Il existe une autre catégorie de dérogation, dite générale, qui permet d’accéder à des documents déclarés incommunicables par la loi de 2008. Cette dérogation générale couvre deux périodes sensibles : la collaboration et la guerre d’Algérie. Ce principe dérogatoire fut décidé par l’hôtel Matignon en 1997 pour la collaboration et en 2001 pour la guerre d’Algérie.

 

L’oreille musicale

 

La mémoire de la Préfecture de police ne se réduit pas aux archives stricto sensu. Le SMAC coiffe également le patrimoine documentaire, musical, littéraire, muséal, technique et audiovisuel de l’institution policière. On le sait peu, la PP a l’oreille musicale… Elle possède une batterie fanfare et un orchestre d’harmonie dont les 122 musiciens sont recrutés après des épreuves de haut niveau au sein des conservatoires nationaux. La Musique des gardiens de la paix joue dans le monde entier des oeuvres dont certaines ont été composées spécifiquement pour cet orchestre par Henri Dutilleux, Lili Boulanger ou Michel Legrand. À ce titre, elle possède une bibliothèque musicale équivalente à celle de l’Opéra de Paris. Autre héritage géré par le service de la mémoire et des affaires culturelles, le patrimoine technique de la Préfecture de police est plus connu du grandpublic. Chaque année, à l’occasion des journées du patrimoine, la PP expose d’anciens véhicules de police et de pompiers de toutes les époques en plein coeur de Paris sur la place Louis Lépine. En septembre 2009, 25 000 spectateurs s’étaient pressés pour admirer des carrosseries remises à neuf par les garagistes de la préfecture. Le musée de la police [voir encadré] est quant à lui une caverne d’Ali Baba pour quiconque s’intéresse à la vie des sinistres Landru et docteur Petiot…

 

défi numérique

 

Comme toutes les institutions archivistiques, le SMAC est aujourd’hui confronté aux défis de l’ère numérique. Les collections audiovisuelles comptent près de 2 millions de films négatifs et 4 000 plaques de verre. Ajoutées aux fonds papier, c’est une double tâche de numérisation qui attend la Préfecture de police : « Nous sommes au pied des pyramides de Guizeh ! », constate Jean- Marc Gentil. Avant de prendre la direction du SMAC, cet ancien sous-préfet fit ses armes au Louvre en tant que secrétaire général et eût la charge des résidences de la présidence de la République. Son souhait est de numériser prioritairement les documents lus plus consultés et les plus fragiles. Figureraient dans ce premier lot, les archives relatives aux sinistres Brigades spéciales qui, sous l’occupation, traquaient les résistants, les juifs et les communistes. La mémoire de la police est aussi celle de la nation tout entière comme le montrent les partenariats noués entre le SMAC et les institutions culturelles françaises et étrangères. <<

 

 

Addendum 20/11/2012 : Dernier en date, le prêt de pièces du musée de la police pour l’exposition «Fichés » qui se tient jusqu’au 23 janvier prochain aux Archives nationales (Hôtel de Soubise, rue des Francs-Bourgeois).

 

 

 

8. Thèses /HDR

 

  1. Georges VIDAL a soutenu son habilitation à diriger des recherches le vendredi 18 novembre, 13h45, salle du Conseil, site Saint-Charles, Montpellier III..

La partie recherche du dossier présenté portait sur : Ennemi intérieur, enjeux stratégiques et politique de sécurité : l'armée française et le problème bolchevik de la révolution russe au régime de Vichy (octobre 1917-novembre 1942), 689 p.

 

  1. Edouard LYNCH soutiendra un dossier d’Habilitation à Diriger des Recherches à l’Université Lumière Lyon 2, le lundi 5 décembre 2011, à 13 h30, à la Salle du Conseil de l’IEP de Lyon (14 av Berthelot 69007 Lyon)

  « Jacquou le votant »

Sociétés paysannes en politique : engagements partisans, mobilisations collectives et représentations dans la France du XXe siècle

  Mémoire inédit :

« La fourche et le tracteur »

Les mobilisations collectives dans la France agricole du XXe siècle (1907-1976) : répertoires d’actions, pratiques manifestantes et identités professionnelles

 

  1. Claude BARBIER a soutenu sa thèse sur Glières (dirigée par Olivier Wieviorka) le 16 novembre à la Sorbonne. Une étude qui montre et démonte la construction d’un mythe largement instrumentalisé par le politique (voir les pélerinages annuels du Chef de l’Etat) et ramène l’événement à des réalités humaines, tues, occultées, niées, enterrées… On souhaite et espère une rapide édition d’une nouvelle pierre marquant (après les thèses de S. Albertelli, G. Eismann et Laurent Thiéry) le renouveau de l’historiographie de la Résistance permise par une révolution documentaire qui nous réserve d’autres promesses ces prochains mois …

 

***

 

 

 

 

C’est tout pour cette fois-ci...

N’hésitez pas à diffuser cette Lettre auprès de ceux qu’elle peut intéresser.

N’hésitez pas à nous communiquer les nouvelles (parutions, soutenances de thèses, articles, séminaires, expositions, conférences, documentaires, blogs, articles, revues…) qui entrent dans notre champ d’intérêt et auraient échappé à notre attention…

Merci d’avance à tous nos « honorables correspondants » pour leurs informations…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 09:30

  Chers collègues et chers amis,

Une nouvelle Lettre— l’avant-dernière de 2011 — toujours riche de nouvelles diverses et de publications…

Bien cordialement

Jmb

 

PS : la consultation du blog Politeia(http://politeia.over-blog.fr/) ou l’inscription à sa newsletterpermettent de combler les délais de « parution » de cette Lettre

 

 

 

 

1. Des livres…

 

  • LORCY Damien, Sous le régime du sabre. La gendarmerie en Algérie, 1830-1870, Rennes, PUR, 2011, 352 pages, 20 €

Sous-le-regime-du-sabre.jpg

 

Présentation éditeur :

 

L’étude de la gendarmerie en Algérie permet d’approfondir les aspects institutionnels judiciaires et sociaux de la conquête et de la colonisation, mais aussi de saisir les intentions profondes du colonisateur. Les tâches confiées à la gendarmerie attestent des aptitudes et de la disponibilité de ce « corps d’élite ». En revanche, l’adaptation de l’arme au terrain algérien laisse à désirer lorsqu’il s’agit de lui donner les prérogatives ou les effectifs adaptés. De fait, l’Armée manifeste des réticences à son développement, appelé en revanche de ses vœux par les autorités civiles et judiciaires à qui elle donne pleine satisfaction.

Avec une préface de Gérard Guyon.
En coédition avec le Service historique de la Défense.

 

De quoi combler les amis de la gendarmerie et du colonial policing ?

 

 

LAURENT Sébastien (dir.) Les Espions français parlent. Archives et témoignages inédits des services secrets français par J.-P. Bat, F. Vadillo, J.-M. Le Page, Paris, Nouveau Monde éditions, 2011, 623 pages, 24€.

Préface de Marc Dugain

Espions français

Alors qu’un livre s’affiche dans toutes les devantures, promettant aux lecteurs d’entrer dans les « archives inédites des services secrets » (!), Nouveau Monde et Sébastien Laurent donnent la parole à de vraisspécialistes et des vraisconnaisseurs des dites archives.

Ce qui fait somme toute une grosse différence !

 

 

Toine SPAPENS, Marc GROENHUISJEN, Tijs KOOIJMANS (red.) Universalis Liber amicorum Cyrille Fijnaut. Intersentia (Antwerpen, Cambridge), 2011

1093 pages

 

Sous une couverture toilée, avec une reliure cousue faite pour défier le temps et imprimé sur un papier bible magnifique, un hommage international (et hollandais) à notre collègue Cyrille Fijnaut, juriste, criminologue, mais aussi pionnier de l’histoire policière comme Clive Emsley, Herbert Reinke…

Des « Meslanges » (heureux collègues néerlandais !) offerts par une centaine de spécialistes (belges, hollandais, mais aussi allemands, anglo-saxons, français) à un juriste et historien dont la production scientifique (sa bibliographie occupe 54 pages serrées !) et l’enseignement dans de nombreuses universités (Leuven, Rotterdam, Tilburg) et écoles de criminologie auront marqué la réflexion et la recherche de très nombreux collègues en Europe.

S’il s’est beaucoup investi dans le champ institutionnel, rappelons que dans notre domaine, il a mis en œuvre et orchestré une impressionnante histoire de la police néerlandaise co-écrite avec quelques-uns de ses élèves (disciples ?).

Pour avoir fréquenté Cyrille depuis les années 1980, l’avoir invité ou côtoyé dans de nombreux colloques et avoir eu le privilège de publier quelques-uns de ses textes, je ne saurais qu’insister pour que sa retraite soit la plus active possible et pour qu’il continue de nous enrichir de publications et réflexions stimulantes sur le terrorisme, l’internationale et la coopération policière et bien d’autres domaines dont il est un spécialiste éminent.

 

MUCCHIELLI Laurent, L’Invention de la violence. Des peurs, des chiffres, des faits. Paris, Fayard, 2011, 340 pages, 20€

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4ème de couverture :

 À en croire le discours ambiant, nous vivons dans une société très violente. Instrumentalisée à coup de statistiques douteuses par les discours politiques, entretenue en permanence par le traitement médiatique des faits divers, l’émotion emporte tout sur son passage. De l’insulte au meurtre, tout est appelé « violence ». Et chacun y va de sa solution et de son bouc émissaire ( les étrangers ! les jeunes ! les malades mentaux ! ). Le sentiment d’insécurité grandit et, obnubilés par la peur, nous sommes séduits par le vieux refrain du « c’était mieux avant ».
Laurent Mucchielli pose sur ces questions un diagnostic scientifique, objectif et impartial. Il révèle que cette fameuse « explosion de la violence » est un mythe produit par une société amnésique. Quels sont les actes délinquants les plus fréquents en France aujourd’hui ? Qui en sont les victimes, les coupables ? Et si notre société est globalement moins violente qu’autrefois, d’où vient ce sentiment envahissant d’insécurité et d’impuissance face à la délinquance ?
Le sociologue montre ce que ces actes et ces sentiments révèlent de l’état de notre société  l’évolution des valeurs, les inégalités croissantes de richesse, les façons d’habiter villes et villages, les drames familiaux, l'échec scolaire, l’ampleur du chômage et la ghettoïsation de certains quartiers  et ce qu’ils disent finalement de notre « vivre ensemble ».

 

 

MARZANO Michela (dir), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF,2011, 1552p., 40€

 

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Plus de 300 entrées et de 190 contributeurs... une approche plutôt philosophique…

  1. Présentation de l'éditeur

Parler de violence signifie s'interroger sur les frontières qui existent entre soi et les autres ainsi que sur l'ambiguïté de sa propre existence ; porter un regard d'ensemble sur des pratiques et des questions qui vont de l'apartheid à la torture, de l'automutilation au viol, du colonialisme au terrorisme... ; comprendre ce qui signifie parler de la violence contre les femmes ou de la violence religieuse, de la violence nationaliste à la violence contre les étrangers ; se poser des questions sur la sexualité et l'inconscient, le passage à l'acte et l'inceste, le travail et la mort. Plusieurs questions sont alors au coeur même de ce Dictionnaire. Doit-on envisager une spécificité de la violence humaine ? L'idée de nature humaine est-elle pertinente lorsqu'il s'agit de réfléchir à la violence ? La diversité des anthropologies philosophiques et la constitution des sciences humaines ne conduisent-elles pas plutôt à considérer la violence comme un phénomène culturel ? Peut-on penser un jour éradiquer la violence, comme l'espérait la philosophie des Lumières, ou doit-on au contraire accepter l'idée d'une ambivalence intrinsèque des êtres humains qui, soumis à des pulsions contradictoires, comme le montre Freud, ne sont jamais totalement bons ou totalement mauvais ?

 

MILHAU Jacques, Approche de la Loi du 15 juin 2000 : silence et parole d'aveu en questions, Edilivre, 2011, 156 pages, 21€

 

  1. Présentation de l'éditeur

Quels sont les enjeux de la Loi du 15 juin 2000 ? La loi du 15 juin 2000 était destinée au renforcement de la présomption d'innocence et des droits des victimes. Quelles vont être ses conséquences ? Alors que le droit au silence est remis en question au Parlement en 2011, ces sujets concernant l'équilibre des droits des parties (et des victimes) sont d'autant plus d'actualité.

  1. Biographie de l'auteur

Policier de formation, ayant mené une expérience de terrain conjuguée avec la poursuite d'un cursus universitaire dans les domaines juridiques et de la sécurité, l'auteur confronte ici théorie et pratique.

 

 

2. Séminaire

 

 

CENTRE D’HISTOIRE SOCIALE DU XXe siècle, UMR CNRS 8058

Axes « politiques pénales et pénitentiaires dans les sociétés contemporaines »

 

 

 

Séminaire – public - de recherche

Enfermements, Justice et Libertés

dans les sociétés contemporaines

 

CHS XXe siècle, 9, rue Malher, 4ème (Métro Saint-Paul)

 

 

Ce séminaire de recherche se tient, depuis septembre 2007, chaque 3èmemardi du mois de 17h30 à 19h30, au Centre d’histoire sociale du XXe siècle Université Paris 1, sous la responsabilité de Pierre V. Tournier. Disciplines concernées : anthropologie, architecture, démographie pénale, droit, économie, ethnologie, géographie, histoire, médecine, philosophie, sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication, sciences du psychisme, sciences politiques, sociologie. Ce séminaire « Université Paris 1 - CNRS » est soutenu par deux partenaires privés l’Association française de criminologie (AFC) et la Société GEPSA, prestataire de services dans les établissements pénitentiaires en Gestion Déléguée. GEPSA contribue à la réinsertion des personnes détenues grâce aux dispositifs de formation professionnelle, d'emploi et d'accompagnement mis en place en partenariat avec l'Administration pénitentiaire.

 

 

Séance inaugurale de l’année académique 2011-2012 (5èmeannée)

 

CHS XXe siècle, Amphi Dupuis, 9 rue Malher, 4ème (Métro Saint-Paul)

 

* Mardi 20 septembre 2011. 17h30. 38èmeséance. 9 octobre 1981 - 9 octobre 2011, 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France. « Comment, aujourd’hui, sanctionner les crimes les plus graves ? ».

 

« Réflexions sur la réclusion criminelle à perpétuité (RCP) » par M. Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, fondateur du Collectif Octobre 2001.

 

« Le point de vue de l’association Aide aux Parents d’Enfants Victimes, par M. Alain Boulay, informaticien, cofondateur et président de l’APEV depuis sa création, en 1991, administrateur de l’association « Paris Aide aux Victimes » (PAV), membre de l’INAVEM.

 

Une expérience de Justice restaurative à la Maison centrale de Poissy, témoignage de Mme Marie José Boulay, informaticienne, cofondatrice de l’APEV.

 

***

 

* Mardi 18 octobre 2011, 17h30. 39èmeséance, Mme Caroline Touraut, docteur en sociologie à l’Université Lumière Lyon 2, L’expérience carcérale élargie. Dynamiques du lien et identités à l’épreuve de l’incarcération d’un proche.

- Discutant : M. Charles Casanova,psychologue clinicien, spécialisé en criminologie clinique, ayant exerçant en Centre pour jeunes détenus de Fleury-Mérogis (Essonne), désormais affecté à l'unité de soins du nouveau centre pénitentiaire Sud-Francilien de Réau où il coordonne l'équipe des psychologues.

 

* Mardi 15 novembre 2011, 17h30, 40èmeséance, M. Xavier de Larminat, doctorant à en science politique, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), L’exécution des peines en milieu ouvert, entre gestion des risques et gestion des flux.

- Discutant : M. Philippe Pottier, directeur du SPIP de Nouvelle Calédonie, ancien adjoint au sous-directeur des personnes placées sous main de justice à la Direction de l’administration pénitentiaire, ancien enseignant-chercheur à l’ENAP, vice-président de l’Association française de criminologie (AFC).

 

* Mardi 13 décembre 2011, 17h30. Atelier de Convict Criminology (5èmerencontre), avec M.Yazid Kherfi, consultant en prévention urbaine, auteur de  Repris de justesse, La Découverte, 2000 (avec Véronique Le Goaziou).

 

* Mardi 20 décembre 2011. Vacances.

 

*Mardi 17 janvier 2012. 17h30. 41èmeséance, Mme Emilie Dubourg, doctorante en droit pénal et sciences criminelles à l'Université de Nantes, Le caractère systématique des aménagements de peines : la responsabilité des condamnés et des personnels des SPIP mise entre parenthèse.

- Discutant : M. Benoît Grandel, directeur de SPIP, adjoint au sous-directeur des personnes placées sous main de justice à la Direction de l’administration pénitentiaire.

 

* Mardi 7 février 2012. 17h30, 42èmeséance, Mme Vanessa Baross, professeur de psychologie du travail à l´Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG), Brésil, docteur en sociologie, chercheur en année sabbatique au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), Prisons du Brésil, le modèle de gestion des prisons de l’Associação de Proteção e Assistencia  ao Condenado(APAC, Association de Protection et Assistance au Condamné.

- Discutante : Mme Pénélope Cardon, étudiante en droit, à l’Université Paris 2 Assas, déléguée régionale Ile-de-France de la FARAPEJ.

 

* Mardi 21 février 2012. 17h30. 43èmeséance, M. Salim Megherbi, doctorant en sociologie, Centre de recherche et d'interventions sociologiques, Université de Liège en Belgique : Activités pédagogiques en prison : une orientation vers la réinsertion ? Analyse comparative (Belgique - France) des pratiques d'éducation en prison 

- Discutant : M. Alexis Saurin, chargé de recherches au CNRS, Laboratoire Preuves, programmes et système, Université Paris 7 Denis Diderot, CNRS UMR 7126 (sous réserve).



* Mardi 6 mars 2012,Atelier de Convict Criminology (6èmerencontre), avec M. Lamence Madzou auteur Marie-Hélène Bacqué de J'étais un chef de gang, Les Éditions La Découverte, avril 2009 (sous réserve).

* Mardi 17 avril 2012, 17h30. 45èmeséance, Mme Valérie Moulin, psychologue, maître de conférences à l’Université de Rennes 2, membre du Groupement d’intérêt scientifique « Criminologie & Société » (GIS CrimSo), Institut de Criminologie & Sciences humaines (ICSH) : Entre risque et responsabilisation : le parcours carcéral peut-il être un temps de cheminement psychique ?

- Discutante : Mme Sandrine Chenivesse,anthropologue de formation, psychosociologue clinicienne, chercheur-intervenante associée au Laboratoire de Changement social, Université Paris 7 Denis Diderot.

 

* Mardi 15 mai 2012, 17h30. 46èmeséance, MmeVirginie Bianchi, avocat pénaliste, membre de l’équipe du Contrôleur général des lieux de privation de liberté,ancienne directrice d’établissement pénitentiaire, Retour d’expériences.

- Discutant : M.Paul Louchouarn,directeur du Centre pénitentiaire de Fleury Mérogis (Essonne), depuis mars 2008, ancien du directeur interrégional adjoint des services pénitentiaires de Rhône-Alpes-Auvergne.

 

 

* Mardi 29 mai 2012, 17h30. Atelier de Convict Criminology (7èmerencontre), avec M.Gilles Blanc, président de l’association MIALET (a fait l’objet de 3 mises en examen, de 6 mois de détention provisoire, d’un contrôle judiciaire de plusieurs années … et obtenu  3 non-lieux).

 

 

* Mardi 19 juin 2012, 17h30, 47èmeséance, Mme Fabienne Philippe, doctorante en criminologie, Université catholique de Louvain (UCL), Enquêter en milieu pénal. Réflexions sur les dilemmes récurrents que posent les entretiens avec les justiciables. 

- Discutant : Mme Lucie Bony, Géographe et sociologue, doctorante à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

 

 

 

 

3. Colloques

 

 

A/ Pour les italophones

Comme tous les ans, notre éminent collègue, Luigi Lacché, organise un colloque dont le programme est alléchant et particulièrement original :  
 

 
B/ Privation de liberté (Centre D’histoire Sociale Du XXe siècle, UMR CNRS 8058) :

 

 

1erColloque Jeunes Chercheurs sur la privation de liberté

 

Centre Hospitalier Sainte-Anne, Amphithéâtre Raymond Garcin 1, rue Cabanis Paris 14ème  

- métro station « Glacière » -

 

Vendredi  16 mars et samedi 17 mars 2012

 

Privation de liberté

Populations, Espaces, Temps, Processus, Politiques

 

Sous le haut patronage de M. Serge Blisko

Docteur en médecine, président du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier Sainte-Anne, député de Paris, membre de la commission des lois, président du Groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur les prisons

 

 

 

Le Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 UMPR CNRS 8058) organise à Paris, les 16 et 17 mars 2012, le « 1ercolloque jeunes chercheurs sur la privation de liberté ». Cette initiative prend appui sur le séminaire mensuel de recherche (3èmemardi de chaque mois, 17h30 – 19h30) « Enfermements, Justice et Libertés dans les sociétés contemporaines », animé par Pierre V. Tournier, depuis septembre 2007.

 

Ce colloque offre l’opportunité à des étudiants en master 2, doctorants ou « jeunes » docteurs (thèse soutenue après le 1/1/2009) ainsi qu’à de « jeunes » professionnels de présenter leurs travaux de recherche devant un public composé de leurs pairs et de leurs ainés. Défini par un « champ de recherche », la privation de liberté, ce colloque est naturellement ouvert à toutes les disciplines scientifiques concernées. Le champ couvert est le champ de compétence  du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

 

 

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Pierre V. Tournier, 43, rue Guy Môquet 75017 PARIS, Tél. Fax 01 42 63 45 04

pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

 

Comité d’organisation : Lucie Bony(doctorante, Université Paris Ouest Nanterre La Défense), Yasmine Bouagga (doctorante, EHESS), Sophie Desbruyères (CIP, SPIP de Paris), Emilie Dubourg (doctorante, Université de Nantes), Jean-Manuel Larralde (Professeur à l’Université de Caen), Olivier Milhaud (Maître de conférences à l’Université Paris 4 La Sorbonne), Anne Simon (doctorante à l’Université Paris 1) et  Pierre  V. Tournier(Directeur de recherches au CNRS, Université Paris 1).        

 

Le comité d’organisation a reçu 37 propositions de communication. 28 ont été retenues.

 

PROGRAMME

 

  • Vendredi 16 mars 2012 / matinée (9h – 13h)

 

8h30 - Accueil des participants

 

9h - Ouverture par M. Serge BLISKO, Docteur en médecine, président du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier Sainte-Anne, député de Paris, membre de la commission des lois, président du Groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur les prisons, M. Jean-Luc CHASSANIOL, directeur du Centre Hospitalier Sainte-Anne et M. Pierre V. TOURNIER*, démographe du champ pénal, directeur de recherches au CNRS, Centre d’histoire du XXe siècle, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR CNRS 8058.

 

 

I. – Prisons des dictatures, prisons « politiques » en Europe

 

 

Présidence : M. Christian CHEVANDIER, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Havre, chercheur associé au Centre d’histoire du XXe siècle, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR CNRS 8058.

 

- « Enfermer les communistes (1939-1944) : la pratique de l’internement administratif dans un département de la zone occupée », M.Julien CAHON, doctorant en histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits (CHSSC).

 

- « La privation de liberté dans une dictature : le cas des maisons de redressement franquistes (Espagne, 1939-1975), MmeAmélie NUQ,doctorante en histoire contemporaine, ATER à l’Université de Provence Aix-Marseille 1, UMR Temps, espaces, langages, Europe méridionale, Méditerranée (UMR TELEMME).

 

- « La demande de statut de prisonnier politique : une mise à l’épreuve de la notion de politique. Le cas des militants de l’ETA en France et en Espagne depuis 1981 », Mme Sara GUERIN-BRUNET, étudiante en master 2 de science politique, Université Paris 8 Vincennes - Saint Denis.

 

 

Echanges / Pause

 

 

II. – L’enfermement vu d’ailleurs

 

 

11h - Présidence : Mme Anne SIMON*, doctorante en droit pénal comparé à l’Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

- « Lieux de privation de liberté et protection du principe de dignité. L’influence de la justice européenne sur les pratiques françaises », Mme Stéphanie DUCRET, doctorante en doit, Université Lumière Lyon2, Centre de recherche Droits, contrats et territoires.

 

- « Les gardes à vue française et anglaise à la lumière de la jurisprudence européenne », Mme Akila TALEB, doctorante en droit, Université Jean-Moulin Lyon 3, ATER en droit privé, membre du centre de droit pénal.

 

- « La détention provisoire : un défi opérationnel pour le système correctionnel canadien », Mme Alexia VENOUIL, doctorante en science politique, Institut d’étude politique de Grenoble.

 

- « Evaluer les prisons pour mineurs et jeunes adultes en Allemagne », M Pascal DECARPES, doctorant en criminologie, Universität Greifswald (Allemagne)

 

 

Echanges

 

 

  • Vendredi 16 mars 2012 / après-midi (14h15 – 18h25)

 

 

III. - Questions en débat : de la rétention administrative… à la rétention de sûreté

 

14h15 - Présidence : Mme Caroline TOURAUT, docteur en sociologie, ATER à l’Université Lumière Lyon 2.

 

- « « Le droit des étrangers en instance d’éloignement à une détention dans les conditions conformes à la dignité de la personne », Mme Nawal BOUTOUILA, doctorante en droit,Université Paris Descartes, Laboratoire Maurice Hauriou.

 

« L’effectivité des droits des personnes détenues à l’aune des évolutions récentes du droit français », M. Marc TOUILLER, doctorant en droit, Université de Montpellier 1, Equipe de recherche sur la politique criminelle (ERPC)

 

- « Changer la prison : L’institution pénitentiaire saisie par le Parlement », MmeJeanne CHABBAL, doctorante en science politique, Université de Paris Dauphine.

 

- « La nouvelle loi pénitentiaire, mise en conformité avec les règles pénitentiaires européennes ? », Mme Coralie CHIROL, étudiante en master 2 de droit, Université Jean Moulin, Lyon 3.

 

 

Echanges / Pause

 

 

16h - Présidence : Mme Sophie DESBRUYERES*, conseillère d’insertion et de probationauService pénitentiaire d’insertion et de probation de Paris, ancienne secrétaire générale du Syndicat national de l’ensemble des personnels de l'administration pénitentiaire (SNEPAP-FSU).

 

- « La fiche criminologique d’aide au conseil d’insertion et de probation », Mme Maud DESLANDES, Etudiante en CPI à l’ENAP, M. Erwan DIEU, doctorant en sociologie, Université Paris Ouest Nanterre la Défense et M. Olivier SOREL, docteur en psychologie, Université de Tours.

 

- « Ouvrir les prisons : l’enjeu de la mobilité au sein du dispositif carcéral français », Mme Catherine DUBRANA, étudiante en master 2 de géographie Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 

- « Effets de la rationalisation du travail de réinsertion. Ethnographie d’un service pénitentiaire d’insertion et de probation », Mme Juliette SOISSONS, doctorante en science politique, Centre universitaire de recherches administratives et politiques de Picardie (CURAPP UMR 6054).

 

- « Genèse de la mesure de rétention de sûreté en France : la place du précédent allemand », Mme Barbara BAUDUIN, étudiante en master 2 de sociologie, Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Ecole normale supérieure.

 

- «  Le discours politico-médiatique lors du vote de la mesure de rétention de sûreté dans deux journaux français (août 2007 – août 2008) », Mme Annie LOCHON, doctorante en sociologie, Université de Caen – Basse Normandie.

 

Echanges

 

  • Samedi 17 mars 2012 / matinée (9h – 13h)

 

 

IV. - Surveiller et soigner aujourd’hui

 

 

9h - Présidence : Mme Yasmine BOUAGGA*,doctorante en sociologie à l'Ecole des hautes études en sciences sociale, Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS).

 

- « Les étiquettes juridiques », La juridicisation et juridiciarisation de l’internement et des soins psychiatriques », MmeEmmanuelle BERNHEIM, docteur en droit et sciences sociales, Université de Montréal et Ecole normale supérieure de Cachan.

 

- « Forces et limites des systèmes juridiques d’hospitalisation sous contrainte face aux droits fondamentaux de la personne, comparaisons France / Brésil », Mme Noyelle NEUMANN DAS NEVES, doctorante en droit, Université de Paris Ouest Nanterre la Défense, Université de Sao Paulo, Brésil.

 

-« L’hospitalisation sans consentement à l’aune de la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de prise en charge »,

Mme Sophie GUIGUE, doctorante en droit, Université Montpellier 1, UMR dynamique du droit.

 

- « L’hybridation institutionnelle des Unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) », M.Maxime PLET,étudiant en Master 2 de droit et sciences administratives, Université Pierre Mendès France Grenoble 2.

 

Echanges / Pause

11h - Présidence : Mme Emilie DUBOURG*, doctorante en droit pénal et sciences criminelles à l'Université de Nantes, Laboratoire Droit et Changement Social.

 

- « L’articulation entre l’enfermement et le soin au cœur de la prise en compte de la dangerosité par le droit pénal », Mme Marion GUIGUE, doctorante en droit, Université Montpellier 1, UMR dynamique du droit.

 

- « De la sensibilité perdue au plaisir retrouvé : clinique de groupe à médiation sensorielle olfactive en milieu carcéral », Mme Herminie LECA, doctorante en psychologie, Université Lumière Lyon2, Centre de recherches en psychopathologie clinique.

 

- «  La dignité du détenu âgé au regard de la conscience d’exister », Mme Nelly-Marine HUR-VARIO, docteur en droit, Université Jean Moulin Lyon 3, Centre de droit pénal.

 

Echanges

 

  • Samedi 17 mars 2012 / après-midi (14h – 17h)

 

 

V. - Enfermements et discipline

 

14h - Présidence : Mme Lucie BONY*, géographe et sociologue, doctorante à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

 

- « La production psychiatrique de la docilité », M. Mathieu LE MENTEC, étudiant en master 2 de sciences sociales (anthropologie), Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

 

- « Qualification et traitement des fugues en centre éducatif fermé, entre règles prescrites et pratique négociée », M.Benoist JOLY, doctorant en sciences de l’éducation, Université Lille 3, laboratoire PROFEOR-CIREL EA 4354.

 

- « La mécanique disciplinaire. Approche sociologique de la discipline pénitentiaire », M.Gérard LAMBERT, doctorant en sociologie-anthropologie, Université de Franche-Comté, Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LASA).

 

 

Echanges / Pause

 

 

15h30 - Présidence : M. Olivier MILHAUD*, agrégé de géographie, maître de conférences à l’Université Paris 4 Sorbonne

 

- « Evolution comparée de la procédure disciplinaire pénitentiaire en France et au Royaume-Uni et de la jurisprudence de la CEDH, depuis 1995 », Mme Joana FALXA, doctorante en droit, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Université de Salamanca, Espagne, Centre de recherche et d’analyse juridique.

 

- «  La dynamique de la prison post-moderne : du pouvoir coercitif au pouvoir incitatif », M. Rémy PIPERAUD, doctorant en science politique, Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP).

Echanges

 

- Conclusions de M. Jean-Manuel LARRALDE*, professeur de droit public, directeur du master Droit public et droits fondamentaux de l’Université de Caen Basse-Normandie.,

 

17h - Fin

 

* Membres du comité d’organisation du colloque.

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Contact et inscription : pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

 

Pas de frais d’inscription.

 

 

C/ Rappel : le colloque du centenaire du rattachement de l’Administration pénitentiaire au ministère de la Justice (Enap, les 7 8 et 9 décembre, Agen).

 

Le programme définitif :

 

 

 

 

 

 

4.Appel à communications…

 

Les commissaires de police sous la Révolution et l’Empire

 

Journée d’étude à Namur (mai 2012)

 

L’histoire de la police connaît depuis quelques années un regain d’intérêt de la part des chercheurs. Dans cette historiographie en plein essor, les travaux consacrés aux commissaires de police de la Révolution et de l’Empire sont malheureusement rares. En effet, si les personnages parisiens ou nationaux ont déjà retenus l’attention des chercheurs, les commissaires travaillant au niveau local et y agissant au quotidien demeurent peu connus. L’ambition de cette journée d’étude est d’esquisser un premier portrait des commissaires de police de la Révolution et de l’Empire, catégorie professionnelle nouvelle et emblématique de cette période. A cette fin, plusieurs pistes de réflexion, dont la liste suivante reste évidemment non exhaustive, pourraient être abordées.

D’une part, des communications pourraient chercher à dresser le profil social et culturel des commissaires de police. Qui sont-ils ? Comment sont-ils recrutés ? Quelles compétences ont-ils ? A travers des études de type sériel ou prosopographique, il s’agirait, par exemple, d’ébaucher des portraits de ce groupe socio-professionnel. Dans cette même optique, d’autres communications pourraient privilégier l’analyse d’itinéraires particuliers. Il serait, en effet, intéressant de présenter des personnalités exceptionnelles ou typiques de cette profession. Lorsqu’ils interagissent avec les commissaires ordinaires, d’autres acteurs de la police (commissaires généraux, préfets, agents de police, etc.) pourraient par ailleurs être présentés.

D’autre part, connaissant les péripéties politiques de la période considérée et sans, pour autant, rester dans une analyse institutionnelle trop classique, on pourrait s’attacher à rendre compte de l’évolution de la fonction de commissaire de police non pas uniquement dans son organisation structurelle mais surtout dans son fonctionnement concret. Dès lors, il serait intéressant de se pencher sur les activités réalisées quotidiennement par les commissaires de police. Que font-ils jours après jours ? Travaillent-ils dans un bureau à entretenir leurs supérieurs de l’esprit public au moyen d’une correspondance intense mais éloignée des réalités sociales ? Sont-ils, au contraire, sollicités en permanence par la population et sans cesse appelés aux réalités de la rue ? Quels rapports entretiennent-ils avec les autorités municipales, préfectorales et avec la population ? Observe-t-on une variation des tâches remplies par les commissaires de police selon les régimes, voire selon les hommes en place ?

La journée d’étude se tiendra le vendredi 11 mai 2012, à Namur (Belgique), aux FUNDP. Les propositions de communication (500 mots maximum) sont à envoyer à Antoine Renglet (antoine.renglet@fundp.ac.be) avant le 31 décembre 2011.

 

 

5. Sur l’internet…

 

Pierre Piazza sur le fichage biométrique :

http://insecurite.blog.lemonde.fr/

 

 

 

6. Expositions

 

A/ Rappel :

« Fichés ? » aux Archives Nationales (Hôtel de Soubise) jusqu’au 27 décembre…

Le succès et la fréquentation laissent espérer une prolongation jusqu’en janvier…

 

 

 

B/ à la Bilipo

« Le Théâtre du crime »

Photographies de R.-A. Reiss (1875-1929)

La Bilipo (Bibliothèque des littératures policières, 40/50 rue du Cardinal Lemoine, Paris, 5earr.) organise à partir du 8 novembre, une exposition consacrée à R.-A. reiss et son œuvre photographique. Parfois oublié, R.-A. Reiss professeur de criminologie à l’université de Lausanne, contemporain de Bertillon, appartient, comme Gross, Stockis, Vucetic, Ottolenghi… aux pionniers de la criminalistique au tournant des 19eet 20esiècles…

Il a écrit un ouvrage essentiel sur la photographie au service de la science criminelle et a accumulé les photographies de scènes de crimes : déconseillé aux personnes sensibles…

 

 

 

7. Thèses / soutenance

 

 

Elodie Lemaire soutiendra une thèse de sociologie portant sur la Division du travail dans l'institution policière. Ethnographie d'un commissariat de sécurité publique, le jeudi 17 novembre 2011 à 14h00 en salle 204 à la faculté de droit et de science politique ( UPJV- Amiens).

 

La veille, Claude Barbier soutiendra à la Sorbonne, (9h30) une thèse d’histoire « Des événements de Haute Savoie » à Glières (mars 43-mai 44) Action et répression du maquis savoyard. Un travail conséquent en archive permet de longs (et originaux !) développements sur le rôle des différentes forces de répression engagées du côté allemand et français (GMR, police, Garde, Milice…)

 

***

 

 

C’est tout pour cette fois-ci...

N’hésitez pas à diffuser cette Lettre auprès de ceux qu’elle peut intéresser.

N’hésitez pas à nous communiquer les nouvelles (parutions, soutenances de thèses, articles, séminaires, expositions, conférences, documentaires, blogs, articles, revues…) qui entrent dans notre champ d’intérêt et auraient échappé à notre attention…

Merci d’avance à tous nos « honorables correspondants » pour leurs informations…

Et rendez-vous sur le site Politeia pour les dernières minutes…

 

 

 

 

FAQ :

 

Pour ceux qui recevraient cette « Lettre aux amis… » pour la première fois :

 

Q/ Comment et pourquoi suis-je destinataire de cette Lettre ?

R/ Si vous ne l’avez pas demandé vous-même, il y a de fortes chances que vous ayez été « balancé » par un/des ami(s) : cherchez le(s)quel(s)

 

Q/ Je ne suis pas un ami de la police ! (ton scandalisé)

R/ Cette « Lettre» (dont le titre est inspiré de la rubriques « Deux mots aux amis » d’un journal libertaire du début du XXesiècle) parfaitement informelle et à fréquence irrégulière, a pour but de diffuser les informations — publications de livres ou d’articles, soutenances de thèses, colloques ou journées d’études — en rapport avec l’histoire, la recherche, la réflexion, les archives et sources… concernant peu ou prou le domaine policier (gendarmerie comprise !)…

Il n’est donc pas nécessaire d’aimer la police (ou la gendarmerie) pour en être destinataire : s’intéresser à l’histoire d’institutions qui jouent un tel rôle dans l’Histoire et occupent une place si délicate dans la démocratie, suffit…

 

Ceci dit si vous souhaitez ne plus figurer sur la liste des destinataires, rien de plus simple : répondez à ce courriel avec la mention « STOP ! »

 

En revanche si vous connaissez des gens susceptibles d’être intéressés par ces nouvelles, n’hésitez pas, soit à leur faire suivre ce courriel, soit à nous transmettre leurs adresses électroniques (voir 1.).

 

Si vous souhaitez connaître ou recevoir les Lettresprécédentes, il suffit de le demander… ou d’allerconsulter les Archives du sitehttp://politeia.over-blog.fr/

 

 

Dernier détail : le rédacteur de ce courriel ne saurait tout connaître de ce qui paraît et se fait dans le domaine… ce qui explique les éventuelles lacunes et absences…

Là encore, le plus judicieux est de me prévenir, un mél et je transmettrai bien volontiers l’information…

 

jmb

 

 

 

 




 

Par Stéphane LEMERCIER - Publié dans : Lettre aux amis...
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 21:18

  

 

Maison de l’histoire de France : refuser la politique du coucou

 

Le projet d’installation du Musée de l’histoire de France sur le site des Archives nationales (AN) a été annoncé, le 12 septembre 2010, lors de la visite à Lascaux de Nicolas Sarkozy. Environ un tiers des locaux parisiens des AN doivent être occupés par cette nouvelle structure.

Cette décision pose aux usagers des AN, chercheurs et généalogistes principalement, et aux citoyens une série de problèmes :

La Maison de l’histoire de France remet en cause le devenir des Archives nationales et le chantier actuel de rénovation lancé durant la présidence de Jacques Chirac — projet en voie d’achèvement normalement d’ici deux ans. On ignore les kilomètres linéaires et les locaux précis qui seront consacrés à ce nouvel établissement (Soubise, Rohan, Les Grands dépôts ?). Mais, il est clair que le découpage actuel des fonds prévu par le projet Pierrefitte sera obsolète si cette « Maison » se réalise là : au moins une partie du minutier central devrait aller ailleurs, obligeant à repenser totalement le découpage des fonds. Le ministre de la culture et les responsables du nouveau projet (déclaration de Philippe Bélaval à France Inter le 17 septembre) l’ont dit de façon détournée : entre Paris, Pierrefitte et Fontainebleau, il y aura de la place pour accueillir les archives nouvelles des notaires : de prioritaire, le projet d’agrandissement de l’espace pour les Archives nationales deviendrait-il ainsi secondaire ?

Du projet de Pierrefitte ne va guère rester alors que deux choses concrètes qui en modifient totalement le sens :

1erLes bâtiments nouveaux vont être remplis de façon accélérée, grevant l’avenir ;

2e. Les lecteurs et le personnel des AN seront « éjectés » de Paris, envoyés en banlieue ou, pire pour la recherche, à Fontainebleau.

 

Or, tel n’est pas le sens du projet Pierrefitte. Celui-ci vise en effet, à l’inverse, à régler les questions de stockage pour plusieurs décennies. Le projet Pierrefitte a été vu au plus juste pour des raisons budgétaires et les Archives ont impérativement besoin des kilomètres linaires parisiens.

Le projet visait aussi à éviter d’envoyer la majorité des usagers dans un lieu (Fontainebleau) qui pénalise la recherche. C’était le sens de la mobilisation qui avait réuni des archivistes et des historiens dans l’Association « Une Cité pour les Archives nationales » qui avait obtenu le soutien des pouvoirs publics, notamment de l’ancien Président de la République de l’époque. Fontainebleau, en dépit des efforts du personnel, pénalise la recherche par le coût des transports, l’isolement intellectuel du centre, ses difficultés d’accès. Sa fréquentation est aujourd’hui ridiculement faible, bien moins de 10 personnes par jour en moyenne, son encadrement scientifique insuffisant, alors qu’il contient des archives essentielles du XXe siècle, le fonds dit "de Moscou" pour la période avant 1940 et pratiquement toutes les fonds des Archives nationales depuis 1958. C’est précisément en raison de ces multiples inconvénients que l’idée d’installer le Musée d’histoire de France au château de Fontainebleau n’a pas été retenue. Fontainebleau n’est pas assez bien pour les usagers potentiels du projet présidentiel, mais sera parfait pour les usagers des Archives nationales !C’est au minimum mépriser la recherche, au pire la sacrifier consciemment. Enfin, peut-on admettre un tel non respect des engagements de l’État ? Un changement de ministre ou de conseiller ne devrait pas remettre en cause les projets du gouvernement précédent quand ceux-ci sont pleinement légitimes, et ont fait l’objet d’un large consensus citoyen : il y va de la continuité de l’État républicain.

 

La Maison de l’histoire de France est censée contribuer à développer la Mémoire Nationale. Sans entrer dans le débat citoyen sur la Mémoire et l’Identité nationale, observons que par ce choix de prendre la place d’une partie des Archives, le mort saisit le vif, ou si l’on préfère, l’histoire en construction est sacrifiée à ce qui serait la « Mémoire ». Cette décision peut-elle être isolée de son contexte, alors que le nombre de postes d’enseignants d’histoire est réduit aux concours et que dans tous les établissements de France, l’histoire est supprimée en terminale S… ? Et on ne peut éluder la question : pour quel type d’histoire ? D’une histoire « nationale », pour ne pas dire « nationaliste », qui risque de négliger des pans entiers des questions actuelles, et d’isoler un peu plus l’histoire française des questionnements internationaux. L’État ne choisit-il pas de dépenser des sommes folles pour développer la « mémoire » et encourager une histoire nationale aux dépens des recherches librement menées aux Archives nationales ? La France n’a jamais fait seule son histoire, et cette vision par en haut de l’Histoire exclut par avance l’histoire des obscurs et des Français réels : c’est l’histoire d’un État nostalgique de sa grandeur passée qui est au cœur de la « Maison de l’Histoire de France ».

 

La recherche et l’histoire ne sont pas les seuls domaines concernés. Faut-il le rappeler les Archives ne se réduisent pas à l’histoire mais relèvent aussi d’une fonction citoyenne (établissement de droits, généalogie, recherches personnelles, littéraires, familiales, preuve de la naturalisation etc.). Doit-on pour développer la Mémoire nationale sacrifier les droits des citoyens ?

 

Doit-on priver les archives de leur fonction éducative en les transformant en simple prestataire de service de cette « Maison » ?Le Musée de l’histoire de France intégré aux Archives (significativement oubliées dans l’énumération des neuf musées dans le rapport Hébert) va-t-il être supprimé ? La qualité des récentes expositions et leur succès public, le développement régulier des activités culturelles tournées vers un large public attestent du succès de ce dernier secteur. Les Archives étaient parvenues à créer un équilibre : elles privilégiaient la sauvegarde et la recherche sur la muséographie et la pédagogie, sans sacrifier ces dernières. Les activités culturelles et éducatives de l’actuel Musée d’histoire de France des Archives nationales – qui concernent des centaines de milliers de personnes par an – vont-elles disparaître au profit de cette nouvelle structure qui englobe neuf autres musées nationaux ? Ce point doit être éclairci.

 

La Maison de l’Histoire de France postule à une fonction qui peut conduire à régenter la recherche et la vulgarisation historique. Elle devrait selon sa lettre de mission (voir le rapport Hébert) créer un forum de l’histoire, organiser des expositions, attribuer de postes de chercheurs et de bourses, donner des crédits à la numérisation, à la publication de fonds rares, loger les sociétés savantes, etc.. « Un comité scientifique définira les axes de recherche et de diffusion encouragés par la Maison de l’Histoire de France ». C’est dire que la Maison de l’histoire de France veut exercer une influence sur la recherche, elle « encourage » concrètement des axes choisis selon des critères que l’on espère scientifique, mais qui correspondront aux choix politiques qui ont présidé à son établissement (nation, identité…). Ne relèguera-t-on pas la majorité des chercheurs et des archives hors les murs, pour en faire rentrer une minorité choisie ?

 

Le projet de la Maison de l’histoire de France se proclame lui-même « ambitieux », ambition qui justifierai l’emprise du tiers des locaux des AN. Il est en effet prévu de créer en premier lieu un musée, avec une galerie chronologique, des salles de « grandes expositions temporaires » dont certaines devraient occuper plus de 1000 m2et des petites expositions thématiques, « sans oublier des lieux pour débattre et travailler ». Sont également envisagés des « Ateliers, visites-conférences, promenades historiques, rencontres avec des acteurs de l'histoire et des chercheurs », des lieux pour accueillir les étudiants. Enfin, la Maison de l’Histoire de France doit disposer d’équipements lourds : salles de cinéma, lieux de débats, de présentation d’ouvrages ou de travaux, de colloques, de spectacles, de concerts, « elle disposera d’un ensemble de salles multimédia (auditorium et salles de projection) ». « Des avant-premières, des festivals s’y dérouleront. » Cette Maison devra disposer d’un portail internet, être tête de réseau de l’ensemble des musées d’histoire en France. La cour de l’hôtel de Soubise commence à être pleine. Tout ceci suppose une immense bureaucratie et demandera le maximum de place au détriment des AN.

 

Et tout cela sur quels crédits ? Ceux des archives et de la recherche ? Le caractère d’établissement public peut permettre des transferts à la nouvelle entité. En fait il les exige compte tenu des ambitions.Comment vont être financés – en dehors des ambitions pharaoniques développées ci-dessus – la construction et le fonctionnement quotidien de ce nouvel établissement ?C’est une question clé pour les Archives nationales. A qui va-t-on prendre l’argent ? Le projet coûterait 100 millions d’euros disait-on dans un premier temps, puis 80 et maintenant 60 millions d’euros. En ces temps de disette budgétaire, même si elle est limitée pour la Culture qui voit ses crédits progresser, où va-t-on les trouver ? Philippe Bélaval, dans l’émission la Fabrique de l’histoire, a contourné la question en expliquant que le budget serait moins lourd avec le site retenu pour trois raisons : il y a déjà des bâtiments construits ; un financement est prévu pour leur restauration ; enfin l’intérêt du projet serait de mutualiser les moyens, avec ceux des AN et des neufs Musées nationaux qui seront rattachés à la Maison de l’histoire de France dans un vaste établissement public. Si le projet Pierrefitte est « sanctuarisé » selon le ministère, le budget alloué aux Archives pour leur rénovation prévoyait la réfection du quadrilatère parisien. Ce Musée bénéficiera du tiers au moins des bâtiments remis à neuf avec le budget promis aux Archives. Et une partie des frais de fonctionnement du Musée pourra leur être attribué. On comprend mieux que les Archives ne soient pas totalement chassées de Paris. N’est-ce pas imposer la politique du coucou : prendre le nid, ses œufs et l’argent des bâtisseurs ? Le manque de transparence sur cet aspect du budget, comme sur l’emprise matérielle prise aux Archives, ne peuvent qu’alimenter les inquiétudes. Il faut les lever.

 

L’AUSPAN émet toutes réserves sur un projet de localisation de la Maison de l’Histoire de France sur le site parisien des Archives de France. Elle invite aussi toutes les parties intéressées, Association des archivistes, syndicats, associations de généalogistes, Cité des Archives notamment à se concerter pour échanger leurs informations et s’associe à la demande de suspension de ce projet, tant qu’il n’est pas repensé dans un esprit d’ouverture en prise avec la recherche historique.

 

PS : Pour accéder aux différents rapports :

http://www.culture.gouv.fr/mcc/Actualites/Missions-et-rapports/(mois)/9/(annee)/2010

 

Par Stéphane LEMERCIER
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 14:01

 

A signaler, un dossier très intéressants sur le site de l'atelier du Centre de Recherches Historiques :

Une vingtaine d'articles traitants de
"L'usage des archives judiciaires par les historiens"sous la direction de Maria Eugenia Albornoz Vasquez, Matteo Giuli et Naoko Seriu avec une introduction d'Arlette Farge et Simona Cerutti.

Présentation :


L’Atelier du CRH
 est la revue électronique du Centre de recherches historiques de l’EHESS.
ACRH
Entièrement gratuite et libre d’accès sur le portail Revues.org, cette revue créée en 2008 vient de publier son cinquième numéro thématique consacré à l’usage des archives judiciaires par les historiens. Naoko Seriu, l’une des coordinatrices de ce dossier, en présente les enjeux :

« Depuis plusieurs années, la lecture des archives judiciaires est devenue une pratique historienne. Elle a suscité des travaux et investigations différents concernant une masse d’individus populaires qui sinon n’auraient pas, ou peu, laissé de traces. L’habitude acquise donne aujourd’hui le recul nécessaire pour tenter bilan et réflexions collectives. Centré sur cette question des sources judiciaires, le cinquième numéro de L’Atelier du CRH regroupe les réflexions de jeunes chercheurs, docteurs et doctorants, qui sont confrontés aux difficultés propres à ces sources, difficultés dont ils cherchent à faire une véritable mine d’information et de signification. De quoi font-elles traces ? Comment saisir les corps et affects ? Comment y démêler les conflits de pouvoir entre les différentes institutions ? Que signifie le secret qui pèse parfois sur la conservation des archives ? Comment ces archives de conflits révèlent-elles les liens sociaux ? Comment sont-elles “fabriquées” ? Qu’en est-il des magistrats qui jugent, et des justiciables qui “utilisent” la justice ? Ce sont là autant de questions qui sont traitées par les jeunes chercheurs qui traitent d’époques et d’aires culturelles différentes – du Languedoc médiéval à la Roumanie post-communiste – mais qui partagent tous le “goût de l’archive” ».


Sommaire du dossier :

I. Questions d'oralité, place de l'écrit
II. Corps et affects 
 
III. Liens, autorités, modes de résolution des conflits
IV. Juridictions, conflits et enjeux politiques
V. Qualification, classification, catégories
VI. Archives judiciaires et écriture de l’histoire
VII. Usages sociaux de la justice 

 

A suivre sur L’Atelier du Centre de Recherches Historiques et l’usage des archives judiciaires par les historiens

Par Politeia - Publié dans : Articles en ligne
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