Chers collègues et chers amis,
Je sais, ces Lettressont de plus en plus « lourdes », mais l’actualité est très
riche, même trop… Vous trouverez dans cette Lettre quelques nouvelles fraîches, d’autres qui le sont un peu moins… et des « urgences » : colloques, appels à communiquer, livres,
articles… et puis quelques « dossiers » récents comme l’affaire de Toulouse ou la naissance aux forceps d’une section « criminologie » au CNU et la qualité de ses
« experts » …
Bien cordialement
jmb
Actualité / commémoration…
Le 29 mai prochain marquera le 70eanniversaire de la 8eordonnance allemande qui instaurait, à partir du début de juin 1942, le port obligatoire de l’étoile jaune dans la zone occupée
prélude aux grandes rafles de l’été…
Comme l’écrit fort justement Thierry Noël-Guitelman, « cette date n'a pas été inscrite dans le calendrier mémoriel contesté de notre république. La France ne
célébrera pas le 70e anniversaire de l'instauration de l'étoile jaune, car cette date, la France a préféré l'oublier. Trop synonyme de déshonneur, d'infamie, d'humiliation » : le
contraire de la « bataille » de Glières en quelque sorte et dans ce cas ce n’est hélas pas un mythe !
Rappelons aux « amis » que ce furent les policiers et gendarmes français qui eurent la charge d’appliquer cette ordonnance comme toutes les précédentes et
de vérifier que les juifs âgés de 6 ans et plus portaient bien leur étoile, que celle-ci était bien visible et cousue « à petits points »…
Des milliers de contrevenants furent arrêtés pour « défaut d’étoile », « dissimulation d’étoile », étoile mal ou non cousue… qui constituaient
autant d’infractions à une ordonnance qui avait force de loi et que les conventions d’armistice imposaient à l’administration française de faire respecter. Les aryens « amis des juifs »
qui, par solidarité, portèrent des étoiles fantaisistes (« Zazou », « Swing », « Auvergnat », « Papou »…) furent également arrêtés : une circulaire de
la préfecture de police datée du 28 prévoyait le cas des aryens qui porteraient indûment l’étoile…
Ces questions, comme également celle de l’exemption de cette mesure qui fut accordée de façon exceptionnelle font l’objet d’un blog de Thierry
Noël-Guitelman :
http://etoilejaune-anniversaire.blogspot.com
(dont l’auteur cherche un doctorant intéressé par une thèse sur le sujet (quasi vierge à ma connaissance) des exemptions du port de l'étoile.
Avis aux étudiants et directeurs de thèses…)
Pour approfondir le sujet :
Une soirée au Mémorial de la Shoah, rue Geoffroy-l’Asnier :
« Le 29 mai, une soirée spéciale est organisée au Mémorial, en présence de
Jean-Marc Berlière, professeur d'histoire contemporaine (université de Bourgogne), de Cédric Gruat, historien et réalisateur, d'Emmanuel Debono, professeur d'histoire, représentant de la
Fondation Spielberg en France. »
Un livre à lire :
Le journal inédit pendant 69 ans d’une « amie des juifs » arrêtée et internée aux Tourelles puis à Drancy : J’Ai voulu porter l’étoile jaune. Journal de Françoise Siefridt, chrétienne et résistante, Robert Laffont, 2010, 215p.
-
Des livres, des revues…
■
Benoît HABERBUSCH, Les Gendarmes face au crime, Geste édition, 2012, 304 p. , 22€
Le livre du capitaine de gendarmerie Benoît Haberbusch, chargé d’études au service
historique de la Défense (SHD), apporte un éclairage original sur le rôle ignoré de la gendarmerie dans les enquêtes criminelles durant l’entre-deux-guerres.
Symbole de la méconnaissance sur ce sujet, la littérature populaire de l’époque a imposé
quelques figures emblématiques, comme le commissaire Maigret, le détective Hercule Poirot ou le journaliste Rouletabille sans qu’aucun gendarme n’ait été le personnage récurrent de romans
policiers. De la même manière, les actualités ont braqué leurs projecteurs sur les policiers des fameuses brigades régionales mobiles à l’occasion des enquêtes judiciaires les plus
retentissantes, telles que les affaires Seznec ou Stavisky, en omettant d’évoquer le travail préliminaire des gendarmes.
Pourtant, la police judiciaire, mission traditionnelle de la gendarmerie, gagne en
vitalité entre 1918 et 1939 sous l’impulsion d’une nouvelle génération d’officiers et de gradés désireux de se spécialiser dans ce domaine. Parallèlement, les progrès réalisés à l’époque en
matière de motorisation et de télécommunication favorisent l’efficacité des enquêteurs de l’arme. Par ailleurs, la gendarmerie développe ses propres fichiers au début des années 1930 et met en
place ses premières unités spécialisées dans la lutte contre les malfaiteurs, notamment les forcenés, plusieurs décennies avant la création du groupement d’intervention de la Gendarmerie
nationale (GIGN).
Pour réaliser son étude, le capitaine Haberbusch a exploité des sources inédites au SHD,
aux Archives nationales et départementales. Il a aussi complété ses recherches avec des sources imprimées issues de la presse nationale, la presse locale et corporatiste. En s’appuyant sur cette
documentation abondante, l’auteur retrace avec force détails quelques-unes des enquêtes criminelles menées par ces militaires dans les années 1920 et 1930.
■ Herbert REINKE, grand spécialiste et figure
pionnière de l’histoire de la police nous fait part d’une excellente nouvelle : les trois livres résultant du projet sur l'histoire du Bundeskriminalamt/BKA sont désormais disponibles en
format pdf sur le site du BKA :
http://www.bka.de/DE/Publikationen/BKA-Historie/bkaHistorie__node.html?__nnn=true
■ MICHEL (Alain), Vichy et la Shoah. Enquête sur le paradoxe
français,
2012, Paris, CLD, 402p., Diffusion Sofédis, 25 euros, ISBN 978-2-85443-549-8
Enfin disponible, un livre annoncé dans une précédente Lettre et qui nous
replonge dans la complexité d’une époque en nous sortant des clichés et du prêt à penser qui dominent et sont répétés de façon définitive voire incantatoire…
Crédits photo : © Rue des Archives
Sous le contrôle de la police française, le 14 mai 1941, gare d’Austerlitz, à Paris, des Juifs montent dans des trains les menant dans les camps d’internement de
Beaune-la-Rolande ou Pithiviers (Loiret).
4e de couverture :
Vichy et la Shoah - enquête sur le paradoxe français
Quel rôle joua le régime de Vichy dans l’application de « la Solution finale de la question juive » ? Depuis trente ans, en France, l’affaire semble entendue : le
régime de Vichy a été un complice actif du génocide perpétré par les nazis.
Pourtant, face à cette thèse officielle, des pierres d’achoppement subsistent : comment expliquer, en effet, que 75% des Juifs vivant en France pendant la guerre
aient pu échapper à la Shoah ? Et comment expliquer, aussi, que la France fut le pays d’Europe où les réseaux de sauvetage juifs furent les plus nombreux, les plus actifs et les plus efficaces ?
Autant de « paradoxes français ».
Fort d’une première étude sur les Éclaireurs israélites de France pendant la Seconde Guerre mondiale et fin connaisseur des recherches internationales sur la Shoah,
Alain Michel reprend le dossier à sa source. Il présente des chiffres et pose des questions qui dérangent.
Ainsi, l’antisémitisme de Vichy, qui distinguait juifs nationaux et juifs étrangers, a-t-il vraiment poursuivi les mêmes objectifs que les nazis ? L’existence même
du gouvernement de Vichy a-t-elle permis, ou non, de ralentir la machine génocidaire ? Peut-on expliquer, comme le fit le président Jacques Chirac en juillet 1995, l’ampleur des sauvetages par la
seule action courageuse des Français qui auraient pallié ainsi les errements de leur gouvernement ?
Des questions souvent ignorées du public français et des réponses qui bouleversent notre connaissance de la Shoah en France.
Auteur :
Alain Michel vit en Israël. Docteur en histoire (Sorbonne), il a été le responsable du bureau francophone de l'Ecole internationale pour l'enseignement de la Shoah
à Yad Vashem (2004-2009), il est aussi le fondateur et le directeur des éditions Elkana. En décembre 2009, il a abandonné son poste à Yad Vashem pour mieux se consacrer à l’écriture de ce livre
achevé à l’American University (Washington DC).
Préfacier :
Richard Prasquier est président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)
■ François Dieu et Paul Mbanzoulou (dir.),L'architecture carcérale : Des mots et des
murs, 2012, Toulouse, Privat, 124p., 24,50€
Un sujet et des approches originaux sur la prison.
De très belles illustrations aussi.
■ WEISMAN Elisabeth,Flics. Chronique d'un désastre annoncé, Stock, 2012, 198p., 12,50€
29012012
Présentation de l'éditeur
Les flics vont mal. Pris eux aussi comme tous les fonctionnaires de l’État dans la tourmente de l’entreprise de déconstruction lancée par l’équipe au pouvoir contre
les services publics, mais avec ce paradoxe : alors que le pouvoir fait de la lutte pour la sécurité son fonds de commerce, il attaque de plein fouet les conditions d’exercice et la nature même
des missions dévolues à la police républicaine. Étranglés par une réduction drastique d’effectifs, (11 000 effectifs en moins depuis 2004), les policiers sont empêchés d’assurer un véritable
service de proximité, d’accueil et de secours sur le terrain. Soumis à la dictature du chiffre qui les pousse à faire de l’interpellation et du contrôle à tout va, ils sont contraints de se
livrer à des pratiques aux frontières de l’illégalité, le profilage ethnique par exemple. Accablés de directives ultra sécuritaires, ils voient leurs fonctions de prévention détournées au profit
exclusif de la répression. Managés à coup de peur, de prime et de triche, ils ont le sentiment de ne plus travailler que pour fournir à la hiérarchie des résultats qui pourront être utilisés à
des fins de communication politique. Expropriés de leur mission républicaine de service public, ils sont pris dans les rais d’une idéologie racisante consistant à stigmatiser toute une partie de
la population reléguée dans des ghettos de misère à la périphérie des grandes villes, qu’on leur demandera d’aller pacifier, au cours d’opérations coups de poing, sans autre objectif que d’épater
la galerie et rassurer l’électeur en voie de lepénisation.
Tandis que le ministre de l’Intérieur Claude Guéant continue ses sorties fracassantes sur sa volonté d’éradiquer la délinquance à coup d’effets d’annonces, les
policiers sur le terrain font les frais du double langage. Ni effectifs ni moyens supplémentaires ne leur sont alloués, mais ce sont au contraire les polices municipales, les réserves civiles,
les officines privées de sécurité et les systèmes de vidéo-surveillance qui sont convoqués en lieu et place de la police nationale. Aux risques et périls de nos libertés démocratiques.
Biographie de l'auteur
Diplômée de Sciences Po, journaliste, essayiste, Élisabeth Weissman revendique un regard politique sur la société. Elle a déjà exploré l’emprise du libéralisme
économique sur notre intimité dans La Nouvelle Guerre du sexe, puis la résistance des fonctionnaires face à l’invasion du champ public par la logique marchande dans La désobéissance
éthique.
● "Police et Justice pénale" (C. LAZERGES, dir.), Archives
de politique criminelle, 2012, n°33
Sommaire :
Avant-propos par C. Lazerges ; A propos d'un rapport de la Cour des comptes sur la politique de sécurité par P. Joxe ; La police est-elle encore une activité régalienne ? par
J.Chevallier ; Le contrôle du Parquet sur la police judiciaire par J.-P. Dintilhac ; Le contrôle de la déontologie des forces de police par la commission nationale de déontologie de la sécurité
par R. Beauvais ; Police et LOPPSI 2 : quels enjeux pour la justice pénale ? par S. Grunvald ; La garde à vue sous le regard du Contrôleur général des lieux de privation de liberté par V. Delbos
; De l'échec de la police nationale à l'avènement incertain des polices municipales par C. Mouhanna ; Secret professionnel et devoir de réserve dans la police. Le pouvoir disciplinaire face aux
lanceurs d'alerte par F. Ocqueteau et P. Pichon ; Police et CPS : de quelques paradoxes résultant de la séparation des autorités répressives par N. Jeanne ; La police judiciaire dans le procès
pénal italien : questions anciennes et scénarios inédits par L. Lupària ; La « police de proximité » en Allemagne par H. Weiss et H. Henrion ; La police de proximité en Grèce par I. Rodopoulos ;
Le contrôle civil de la sécurité intérieure en Turquie : entre concurrence des pouvoirs et relations principal - agent par S. Roche
● Photographies
La chose est un peu ancienne, j’en conviens, mais le lien fonctionne toujours :
Livre de Jean-Pierre Rey, Un an de
police dans les cités
http://www.lefigaro.fr/photos/2011/02/21/01013-20110221DIMWWW00485-plongee-dans-le-monde-de-la-police.php
● Une œuvre et un sujet originaux…
Ce vieil Alphonse n’en reviendrait pas…
Stéphanie SOLINAS,Sans titre, M.Bertillon,
éditions RVB Books

*stéphanie solinas
* http://www.stephaniesolinas.com
► Et
puis quand on parle fichage, on pense DCRI et un livre vient faire le point sur l’affaire de Tarnac… et finalement cela tombe à pic après l’identification du tueur de Toulouse et toutes les
questions que pose l’attitude de la DCRI…
David DUFRESNE, Tarnac, magasin général, Calmann-Lévy, 498p., 20€
Présentation de l'éditeur
« Cela faisait une quinzaine de jours que les VTTistes tournaient
dans le village. Ils avaient tout sillonné, tout monté, et Dieu sait que ça grimpe à Tarnac. Cette nuit de juillet 2008, les cyclistes avaient roulé jusqu’à la ferme du Goutailloux. Le temps
était frais, idéal pour une sortie nocturne. Au second virage, à moins que ce ne soit le troisième, il faisait nuit, plus personne ne sait avec exactitude, les cyclistes se sont arrêtés et ont
commencé à creuser la terre pour y colmater une vieille souche d’un conifère quelconque. À cette heure-ci, la montagne dort, hormis les biches qui profitent du calme pour se promener, et les
cyclistes s’affairaient sans bruit. L’avantage de choisir une courbe, c’est d’être assuré que les voitures vont ralentir. Et pour l’appareil photographique que les agents de la direction centrale
du Renseignement intérieur (DCRI) étaient en train d’installer dans le tronc d’arbre mort, cet atout est précieux. Pendant des semaines, l’appareil allait mitrailler automatiquement toutes les
plaques minéralogiques de passage. Et quelques sauts de biches, aussi. Ensuite, on n’a plus jamais revu les cyclistes. Ils sont rentrés chez eux, en région parisienne, leur vélo dans le
coffre.
L’agent de la DCRI me sourit :
– Le plus pénible, c’était d’aller relever les bandes et recharger
les batteries des caméras. À chaque fois, ça multipliait les risques de se faire gauler. »
UNE CONTRE-ENQUÊTE AU COEUR D’UNE AFFAIRE D’ÉTAT.
Sur l’affaire de Tarnac – du nom du village où furent arrêtés Julien Coupat et ses proches, suspectés de sabotages
de lignes TGV en novembre 2008 –, un récit à la première personne, subtil et documenté.
L'auteur
DAVID DUFRESNE est journaliste indépendant, après des années à
Libération et Mediapart. Réalisateur de documentaires, dont Prison Valley, récompensé dans le monde entier, il signe ici son dixième livre, fruit de trois ans d’enquête au cœur du pouvoir et du
contre-pouvoir.
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Séminaires, journées d’études…
► Paris, 23 avril, Metis :
L’Orchestre rouge : une réalité et un mythe
Après la séance du 12 mars consacrée à BERIA ET LES SERVICES SECRETS AU CENTRE DU POUVOIR POLITIQUE, un autre sujet incontournable quand on parle de l’URSS et du
renseignement : l’Orchestre rouge (Rote Kapelle) comme l’ont appelé les services allemands
On connaît le livre de Gilles Perrault qui, victime et initiateur du mythe, a tout faux ou presque sur un sujet qu’il a largement contribué à embrouiller…
Pour réellement savoir et pour revisiter ce réseau du GRU (les services de renseignements militaires de l’URSS), il
existe un spécialiste incontournable : Guillaume Bourgeois. Il sera l’invité du prochain séminaire de METIS : à ne pas rater !!!!
● Namur, 11 mai
2012 :
LES COMMISSAIRES DE POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L’EMPIRE
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Appels à communications et à contributions / Calls for
papers…
■ Intelligence Services and Activities of the European Powers:
France, Germany, Great Britain and Italy
International Intelligence History Association (IIHA)
2012 Annual Conference
École Militaire, Paris, 1-3 June 2012
Intelligence Services and Activities of the European
Powers: France, Germany, Great Britain and Italy
The four European powers - France, Germany, Great Britain and Italy - enjoy a long and
varied history of intelligence services and activities. Many of these services have played
important roles in wars, conflicts, diplomacy, politics, economics and peace-making, both
within Europe and on the global arena. From the Roman world to today’s Arab Spring
revolutions, intelligence has played a major role in the development of the major European
powers and their military, economic and diplomatic power and influence. Intelligence played
a role both in acquiring world empires and in their demise, and is today playing a crucial role
in Europe’s security and foreign policies. We are seeking original papers on the intelligence
services, activities, operations or influence of these four European countries, of any time
period, from the antique to the present day. The conference theme this year is broad, both in
terms of the periods covered and of the focus of papers: this will provide a wide discussion
and comparison of a variety of themes relating to intelligence in and beyond Europe. We
especially encourage paper proposals from young researchers and doctoral students as well as
from established scholars.
Please submit your paper proposal (abstract of 150-300 words) by email to the IIHA
Executive Director at roschinski@gmx.info Please also indicate if you wish to make use of a
PowerPoint presentation. The deadline for proposal submissions is 5th April 2012.
Acceptance notifications will go out by the end of April.
Conference presenters are encouraged to submit their revised paper in the form of an article
to the association’s Journal of Intelligence History
within two months after the conference.
■Colonial Policing
Corps habillés.Politique des métiers de l'ordre
Les corps habillés (i.e. militaires, gendarmes, policiers, gardes nationaux, gardiens de préfectures, gardes-frontières, forestiers, sapeurs-pompiers, etc.) constituent un champ
professionnel central dans les appareils d'Etat africains. Formant dans certains Etats jusqu'à près de la moitié des fonctionnaires, présents à tous les étages des appareils d'Etat, des
carrefours de circulation aux antichambres du pouvoir, ils participent à plein du fonctionnement de l'Etat postcolonial. Redécouverts récemment par les organisations internationales et les
bailleurs de fonds sur le mode de la "Réforme du Secteur de la Sécurité" (SSR), ils restent mal connus des sciences sociales. Alors que les acteurs non étatiques de l'exercice de la violence sont
de mieux en mieux étudiés, les fonctionnaires en charge de l'exercice de la violence d'État restent un objet à explorer.
Calendrier
Les propositions d’une page maximum sont à envoyer à Marielle Debos et Joël Glasman jusqu’au 15 avril 2012. Les articles retenus seront attendus pour le 15 juin 2012. Après le processus
d’évaluation conduit par Politique africaine, les articles acceptés paraîtront dans le dossier du numéro de décembre 2012.
Contact:
Marielle Debos, mdebos@u-paris10.fr
Joel Glasman, glasmanj@cms.hu-berlin.de
Pour lire la suite (et la traduction en anglais)
● Nouvelle revue en ligne
d’histoire du droit recherche contributeurs :
Une nouvelle revue électronique – Historia et Ius- dédiée aux études d’histoire juridique de l’époque médiévale, moderne et contemporaine va paraître à l’initiative de
quelques chercheurs italiens. La revue peut compter sur la collaboration d’historiens européens qui, avec les organisateurs, font partie du conseil de rédaction.
Historia et Iusest un périodique semestriel articulé en deux parties : la première –
Etudes– est vouée aux articles soumis à une évaluation préalable fondée sur le système de la double blind peer review ; la deuxième – Interventions – contient des communications, des projets de recherche et comptes rendus de livres.
Simple d’utilisation, la revue entend contribuer à la diffusion des recherches historico-juridiques et favoriser l’échange des idées et des méthodes. Les articles retenus seront publiés
indifféremment en langues italienne, française, anglaise, espagnole ou allemande.
Historia et
Iusinvite tous les chercheurs qui s’intéressent à
l’histoire du droit à présenter des textes pour la publication dans le premier numéro de la revue, prévue pour le 1er juillet 2012. L’appel à contributions se trouve à l’adresse
: http://www.historiaetius.eu/call-for-papers.html
●Projet original recherche
contributeurs :
Dictionnaire de la méchanceté
Sous la direction de Lucien Faggion et Christophe
Regina
Éditions Max Milo
(http://www.maxmilo.com/)
Si le titre de ce dictionnaire peut écorcher les oreilles, paraître provocateur, voire surprendre par la thématique retenue, il n’en demeure pas moins très actuel et intéressant. Qu’est ce que la
méchanceté ? Selon Furetière, la « méschanceté » n’est rien d’autre que la « scélératesse » et la « malignité ». De nos jours encore, la méchanceté renvoie au
désir de heurter, de blesser, davantage peut-être par les mots perfides que par les gestes. La méchanceté n’en demeure pas moins redoutable pour ceux et celles qui l’éprouvent et la subissent,
victimes d’eux-mêmes et de l’autre ; elle ne connaît nulle frontière et peut se manifester en tout lieux et en toute occasion, les causes de cette méchanceté étant par ailleurs plus
intéressantes que les formes prises par le méchant pour blesser celui ou celle à qui il souhaite faire du tort.
Pourquoi faire la part belle à la méchanceté, alors qu’il serait sans doute plus louable d’évoquer les vertus et tout ce qui concourt à fonder la beauté et la noblesse des Hommes ?
S’attarder sur la méchanceté et ses possibles, décliner les façons de la penser et de la vivre, de la subir ou de l’exercer, c’est s’intéresser à une facette peu valorisée de la sensibilité
d’autant plus importante que chaque individu, de près ou de loin, est amené, un jour, à se montrer méchant. Certains plus que d’autres aiment à se complaire et à se fourvoyer dans la méchanceté
au point d’en faire un art de vivre, voire une force, là où d’autres au contraire, rattrapés par leur conscience, s’en veulent d’avoir fait preuve d’un si vil expédient. Philosophes, auteurs,
historiens, sociologues, anthropologues, théologiens et d’autres, se sont intéressés, d’une manière ou d’une autre, aux sources et aux motivations qui pouvaient conduire des individus à agir avec
méchanceté. Les proverbes, les aphorismes et les Écritures, accordent une large place à la méchanceté et aux méchants, trahissant aussi un trait de caractère qui interpelle la morale, la doxa, et
la société. Il ne s’agit pas dans ce dictionnaire de faire une psychanalyse des comportements tenus pour méchants, mais de s’intéresser à la façon dont la méchanceté a pu se manifester de
l’Antiquité à nos jours.
Pour lire la suite et accéder à la fiche de contribution
▲Histoire préfectorale : création d’un comité d’histoire au ministère de l’Intérieur :
JORF n°0073 du 25 mars 2012 / Texte n°9
Arrêté du 5 mars 2012 portant création du comité pour l’histoire préfectorale au ministère de l’intérieur
Le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration,
Vu le décret n° 85-1057 du 2 octobre 1985 modifié relatif à l’organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et de la décentralisation ;
Vu le décret n° 87-389 du 15 juin 1987 modifié relatif à l’organisation des services d’administration centrale,
Arrête :
Article 1
Il est créé auprès du ministre de l’intérieur un comité pour l’histoire préfectorale dont les missions sont ainsi définies :
― favoriser le développement des travaux sur l’histoire préfectorale, sous toutes leurs formes, et proposer toutes directions de recherche ;
― promouvoir l’organisation, en relation avec les milieux universitaires et scientifiques, des séminaires, colloques ou autres manifestations touchant à l’histoire préfectorale ;
― diffuser ces travaux et assurer leur promotion auprès du public ;
― suggérer au ministre de l’intérieur toute action utile et le conseiller sur toute question concernant l’histoire préfectorale.
Article 2
Le comité pour l’histoire préfectorale est présidé par le ministre de l’intérieur.
Un vice-président et un secrétaire du comité sont désignés par le ministre de l’intérieur parmi les membres visés à l’article 4. Le vice-président supplée le président et assume, en
liaison avec le secrétaire, la direction du comité.
Article 3
Les membres permanents du comité pour l’histoire préfectorale sont :
― le président de l’association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’intérieur, ou son représentant ;
― le secrétaire général du ministère de l’intérieur ou son représentant ;
― le secrétaire général adjoint, directeur de la modernisation et de l’action territoriale, ou son représentant ;
― le sous-directeur du corps préfectoral et des administrateurs civils ou son représentant ;
― le directeur chargé des Archives de France ou son représentant.
Article 4
Les autres membres du comité pour l’histoire préfectorale sont désignés par le ministre de l’intérieur en raison de leurs compétences particulières.
Le président peut également, en fonction des activités du comité, recueillir l’avis de toute personne qualifiée.
Article 5
Le comité se réunit au moins une fois par an en formation plénière. Il peut également être réuni chaque fois que son président le juge opportun ou à la demande du quart de ses
membres.
La sous-direction du corps préfectoral et des administrateurs civils assure le secrétariat du comité. À ce titre, elle a en charge le fonctionnement du comité, sa gestion et son animation
ainsi que la réalisation des missions définies à l’article 1er, en liaison avec les membres du comité et selon les directives du président.
Article 6
Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 5 mars 2012.
Claude Guéant
Pour ceux qui n’ont pas encore goûté aux charmes de l’histoire institutionnelle…
-
Débats
Qui n’ont (bien entendu) rien à voir avec ce qui
précède…
■ Un historien censuré par le ministère de la Culture : http://www.francesoir.fr/actualite/politique/guerre-d-algerie-un-historien-censure-par-le-ministere-de-la-culture-177749.html
Guerre d'Algérie : Un historien censuré par le ministère de la Culture
Le texte d'un historien sur la fin de la guerre d'Algérie, à l'occasion de la commémoration des accords d'Evian de 1962,
a été au dernier moment largement amputé par les Archives de France. L'article risquait, dit-on, de « rouvrir d'anciennes blessures ».
Le ministère de la Culture, sous la houlette de Frédéric Mitterrand, a censuré
l'article d'un historien.SIPA
Guy Pervillé n'en revient toujours pas. Professeur d'histoire contemporaine à
l'université de Toulouse-Le Mirail, il avait été contacté en novembre 2010 par Hervé Lemoine, directeur chargé des Archives de France, afin de rédiger un article sur la fin de la guerre
d'Algérie. Un exercicea priori
sans difficulté pour ce spécialiste de la colonisation et de la décolonisation de
l'ancien territoire français. Le texte, envoyé une première fois, lui est retourné accompagné de quelques demandes de corrections mineures. L'universitaire les accepte sans protester. Il renvoie
son article définitif le 17 juin 2011. Celui-ci devait ensuite paraître dans une publication annuelle éditée par le ministère de la Culture et de la Communication et
intitulée Commémorations nationales
2012, une sorte de guide des célébrations de l'année à
venir.
80% du texte supprimé
Six mois plus tard, un peu avant Noël, l'historien apprend que le Haut-Comité aux
Célébrations nationales, en charge de l'édition de cette revue et qui dépend directement du service interministériel des Archives de France, a décidé de couper 80% de son texte. Guy Pervillé n'a
pas été consulté. « J'ai trouvé cela surprenant et tout à fait
anormal,a-t-il confié à France-Soir.
Je n'avais pas eu de nouvelles depuis six mois... Rien ne me laissait présager
cela.». Pour ce chercheur reconnu, la sanction est
incompréhensible : « Je pensais que j'avais tout fait pour
traiter ce sujet délicat de la manière la plus objective possible, comme on me le demandait. Il s'agit du premier acte de censure que j'aie subi en quarante ans de
carrière ».
Choqué, l'historien décide de poster l'article dans son intégralité sur son blog. Et
invite les internautes à le comparer à la version courte disponible sur le site internet des Archives de France. Tous les passages qui pouvaient prêter à controverses - la situation des harkis,
le cas des Français musulmans, le rôle réel de l'OAS... - ont été effacés pour ne laisser place qu'à un texte évasif d'une vingtaine de lignes. « Je pense qu'il fallait rappeler les faits pour mieux en discuter. Les censurer ne peut qu'attiser
les rancœurs des uns et des autres», commente Guy
Pervillé.
Historiens et archivistes protestent
Très vite, des historiens et des archivistes dénoncent la censure exercée par les
Archives de France, placé directement sous la houlette de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture. « Je suis très perplexe du traitement accordé à la "Fin de la guerre d'Algérie" qui n'a droit qu'à une demie-page non signée alors
que tous les autres textes offrent un panorama divers de nos meilleurs historiens », explique une conservatrice générale du patrimoine sur un forum professionnel. Elle parle de «vide sidéral» à propos de la seule et unique phrase qui évoque les violences meurtrières qui ont accompagné et suivi l'indépendance du pays.
Du côté des Archives de France, on admet que « le texte n'a pas été publié dans son intégralité ». Mais la parade est toute trouvée : « Après réflexion, nous avons pensé que cet article risquait de rouvrir d'anciennes blessures. Nous
voulons éviter toute polémique, se justifie Philippe-Georges
Richard, conservateur général du patrimoine et délégué aux commémorations nationales. Ce recueil est destiné à éveiller la curiosité et le 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie n'est un scoop pour personne», argumente-t-il en précisant que cette décision ne remet « absolument pas» en cause le travail de Guy Pervillé : «Il avait été choisi pour son objectivité et la pondération de son jugement».
"Il faut se mouiller"
Pourquoi effacer alors les quatre cinquième de son travail ? Xavier de la Selle avance
une théorie : «Je ne connais pas les dessous de ce
dossier,assure le président de l'Association des Archivistes
français. Mais il y a une forme de lâcheté dans la décision du
ministère de la Culture qui semble avoir peur de la portée politique du sujet». Même si de nombreux travaux sur la guerre d'Algérie ont été publiés ces dernières années, le dossier reste en effet encore délicat, et même explosif. Surtout à trois mois du
premier tour de l'élection présidentielle. «Il y a beaucoup
d'éléments sur la guerre d'Algérie qui doivent être portés devant le public. Il faut se mouiller, confronter les points de vue, renchérit Xavier de la Selle. Censurer tout cela, cela veut dire vouloir occulter les épisodes complexes qui font partie de notre
histoire». Pourtant, pour les Archives de France, la décision
de censurer un article à vocationa
prioriassez confidentielle, est «
une question de bon sens, pas de politique».
Par Philippe
Peter
Une bien belle histoire d’amitié et de fidélité :
La criminologie au CNU… ou la république irréprochable des amis de mes amis, version
criminologique.
Reprenons dans l’ordre cette incroyable palinodie qui a vu, au mépris de toutes les règles, un certain nombre de mesures
tenant du passe-droit et du bon vouloir du prince…:
Source Blogs LeMonde.fr 11 mars 2012
<<Criminologie : le monde universitaire face à la « bande à Bauer
»
Le Conseil National des Universités va-t-il bientôt accueillir
malgré l’avis unanime de ses représentantsune nouvelle section de « Criminologie » ? Il ne reste plus qu’un bon mois à ses promoteurs pour y parvenir, avant une élection
présidentielle qui risque de ruiner leurs efforts et leur stratégie et de rebattre les cartes dans ce domaine comme dans d’autres. Ce projet est en effet trop évidemment politisé pour sortir
indemne du changement politique qui semble s’annoncer. Décryptage sans concession, documents à l’appui.
Pour lire la suite
5.Archives
Lu sur l’excellent et chaudement recommandé site des archiveilleurs :
http://www.diigo.com/user/firentsu/archiveille
▲ Pie XII et les juifs : le Vatican lève un coin du voile - Le Point
Le Point.fr - Publié le 29/02/2012 à
20:18
L'Église catholique a dévoilé, mercredi, des documents secrets visant à prouver que Pie XII a bien aidé les juifs
durant la Shoah.
Pie XII était accusé par les historiens d'avoir gardé le silence durant la Shoah, alors que plus d'un millier de
juifs de Rome étaient déportés. © AFP
Le Vatican a dévoilé, mercredi, des documents secrets visant à montrer l'attention envers les juifs du pape Pie
XII, controversé pour son attitude durant la Seconde Guerre mondiale, et a promis l'ouverture prochaine des archives complètes sur cette période sombre. L'attitude de Pie XII (1939-1958) est
fortement controversée par de nombreux historiens. Il est accusé d'avoir gardé le silence pendant la Shoah, alors que plus d'un millier de juifs de Rome étaient déportés, raflés dans le ghetto
situé à quelques encablures du Vatican, de l'autre côté du Tibre.
L'Église catholique a toujours affirmé que Pie XII avait contribué à aider les juifs cachés dans des institutions
religieuses et avait gardé le silence pour les protéger. Le débat historique a rebondi depuis que Benoît XVI a signé en décembre 2009 le décret ouvrant la voie à sa béatification. "La recherche
sur la période Pie XII a généré plus de deux millions de documents et d'informations sur les prisonniers de guerre", a affirmé le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, en ouvrant
l'exposition, accueillie jusqu'au 9 septembre aux musées du Capitole.
"Lumière sur les secrets"
Intitulée "Lux in arcana" ("Lumière sur les secrets" en latin), elle dévoile de nombreux documents historiques, des
minutes du procès de Galileo Galilei à l'excommunication de Martin Luther. Y est également exposé un rapport du nonce Francesco Borgongini-Duca après avoir visité, en 1941, sept camps de
concentration en Italie. Lors de sa visite dans l'un d'entre eux, il avait été accueilli par le rabbin Naftali Frostig-Adler par l'antique salut biblique "Bénie soit ton arrivée". On y découvre
également une lettre, envoyée en 1942, où les détenus remercient le pape pour la fourniture de vêtements et son "intérêt pour (leur) bien-être physique, spirituel et moral".
La publication de l'intégralité des archives sur cette période, réclamées avec force
notamment par la communauté juive de Rome, est prévue pour "dans un an ou deux", a promis le chef des archives vaticanes, Sergio
Pagano, ajoutant toutefois : "La décision finale appartient au pape." La "volonté de Benoît XVI d'accélérer l'ouverture de ces archives, qui est aussi un moyen de faire taire les voix dissonantes
sur le pontificat de Pie XII, ne peut que bénéficier à l'Église", a-t-il estimé.
▲ Le Centre des Archives Industrielles et Techniques de la Moselle
Jusqu’alors stockées dans de mauvaises conditions de conservation dans plusieurs bâtiments de l'entreprise, les archives des HBL , ont été transférées dans le «
magasin central Jeanne-d'Arc », un ancien magasin de matériel minier de 3500 m2, construit entre 1946 et 1947. En 2007, archives et bâtiment ont été cédés au Département de la Moselle afin de
pérenniser la mémoire de l'industrie charbonnière.
Après 11 mois de travaux, le site a rouvert ses portes au public le 1er août 2011.
L'annexe Jeanne-d'Arc a changé de nom à cette date. Elle a été rebaptisée "Centre des archives industrielles et techniques de la Moselle".
- 8,5 kilomètres linéaires d'archives papier sur une période allant de 1816 à 2007
- 20 000 photographies et diapositives sur les mineurs, la vie de l'entreprise, et les installations minières.
- 4000 livres sur les mines, les industries mosellanes et l'histoire locale.
- 4500 films environ.
- 80 revues et périodiques environ, sur les mines, l'énergie et l'histoire locale.
- 100 000 plans : installations nécessaires à l'extraction du charbon et logements construits par les HBL et les sociétés houillères.
Salle de lecture (fermée au public le lundi et le vendredi) : Tél : 03 87 78 06 78 et courriel : archives@cg57.fr
► Le nouveau site des Archives nationales d'outre-mer : 2000 photos sur l'Indochine, Madagascar, le Mali...
http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anom/fr/
◄ Des Nouvelles mises en lignes sur le site du NARA
http://www.archives.gov/iwg/
The Nazi War Crimes and Japanese Imperial Government Records Interagency Working Group
The Nazi War Crimes and Japanese Imperial Government Records Interagency Working Group (IWG) locates, identifies, inventories, and recommends for
declassification, currently classified U.S. records relating to Nazi and Japanese Imperial Government war crimes. Once declassified, these records are released to the American public. The group,
consisting of high-level representatives from federal agencies and public members, was established by the Nazi War Crimes Disclosure Act and the Japanese Imperial Government Disclosure
Act.
Since 1999, the IWG has declassified and opened to the public an estimated 8 million pages of documents, including 1.2 million pages of OSS records; 74,000 pages of
CIA name and subject files; more than 350,000 pages of FBI subject files; and nearly 300,000 pages of Army intelligence files. The once secret records are helping to shape our understanding of
the Holocaust, war crimes, World War II and postwar activities of U.S. and Allied intelligence agencies.
The IWG has issued two interim reports to Congress (in October 1999 and March 2002), and it issues news releases and occasional newsletters, and
has published a book. Several publications are forthcoming.
Rappel aux « amis » : des tonnes d’archives déclassifiées provenant du
FBI, de la CIA sont accessibles en ligne …
▲ Deux albums photos d'Adolf Hitler retrouvés à Dallas
Par Hélène Hofman - 28/03/2012
Les albums-photos avaient été pris dans la maison d’Hitler à la fin de la seconde guerre mondiale par deux soldats américains qui
voulaient «garder un souvenir ».
http://www.jolpress.com/article/adolf-hitler-albums-photos-etats-unis-deux-albums-retrouves-dallas-548580.html
►Les Cheminots dans la résistance, éditions de la Vie du Rail, 2011, 216p., 35€
La publication d’archives, aussi bien reproduites et présentées est assez rare et trop précieuse pour que je ne
mentionne pas ce livre même s’il y est peu (et rarement quoique…) question de police…
Présentation de l’éditeur : Quelle est la place réelle de la Résistance dans la France des années noires ? Que savons-nous, aujourd'hui, soixante-cinq ans après la fin de la Deuxième Guerre
mondiale, des cheminots dans cette Résistance ? Ce livre va au-delà des images toutes faites associant rail et Résistance (le saboteur et son pain de plastic). Il montre comment des agents de la
SNCF sont entrés en Résistance et pourquoi ; comment ceux qui ont fait ce choix ont pu agir au c ur d'une entreprise dont le réseau était à la fois une cible stratégique et un outil à préserver
parce qu il jouait, dans le contexte de pénuries de l'époque, un rôle économique crucial dans le quotidien des Français.
► Mardi 3 avril 2012, Cornette de Saint-Cyr,
hôtel Salomon de Rothschild, 11 rue Berryer, 75008 Paris, 19 heures
"Peines et châtiments d'autrefois"
La collection d'objets et d'archives de Fernand Meyssonnier (1931-2008), dernier bourreau de France (en réalité des départements français d’Algérie), créateur d'un musée privé à
Fontaine-de-Vaucluse (Vaucluse), dit "musée de la Justice et des Châtiments" devait être vendue aux enchères… [Catalogue: http://www.cornette.auction.fr]
Dans un premier temps plusieurs documents publics ont été retirés du catalogue avant la vente. Puis, devant l’émotion soulevée (Meyssonnier a exécuté plus de 170 condamnés en Algérie et beaucoup
d’objets et d’articles mis en ventes étaient à la « limite » de la décence), la vente a été annulée…
► Le CEVIPOF enrichit son fonds d’archives
Inventaires des archives
électorales et des tracts politiques
Les deux inventaires des archives électorales et des tracts politiques
ont été mis à jour jusqu'en 2012, grâce au travail d'ajout effectué par
Ménéhould Pelletier Doisy.
http://www.cevipof.com/fr/le-centre/le-centre-de-documentation/
On y trouve des documents éphémères intéressants pour leur contenu
mais aussi du point de vue iconographique qui reflètent la vie
politique et sociale française depuis une soixantaine d'années.
Odile Gaultier-Voituriez
Centre de recherches politiques de Sciences Po
► Et pour sourire…
The problem with the scholar as “archivist,” or is there a
problem?
Posted on February 28, 2012by Kate T.
I have a problem, dear readers. And I think the solution to my problem is that I need to get
over my problem. But let’s get to the end of the post and see if you think that’s the right solution.
Regular readers will remember past discussion here about
“the increasingly common use of “archive” as a verb,” the use of the phrase “citizen archivist,” and the evolving relationship between archivists and
historians. I was reminded of some
of these discussions as I started to delve more seriously into resources about the digital humanities to prepare to write a blog post and the role of the archivist in digital humanities. This is
not that post. This post returns to the same old semantic ground as earlier posts. What should my reaction be when I hear scholars talk about the “archives” they have created, collected, or
manage? Because right now my reaction is pretty much akin to my dog’s when the mailman approaches. A low threatening growl, possibly followed by sharp nasty barking if the situation escalates
(well, I’ve never actually barked at a scholar, but you get the picture). When my dog does this, I try to calm her down and explain that the mailman is our friend. He brings us something we need.
She is not swayed by these arguments. Neither does it matter that the mailman delivers mail almost every day and never enters the house. You’d think she’d get over her instinctual reaction to
protect her turf, and yet every time she growls.
Before the advent of our wonderful digital age, scholars collected (primarily) copies of the
materials on which they based their research. Slides, photographs, photocopies, transcriptions. I’m sure university archives are used to weeding through these kinds of personal research
collections. Did scholars call their materials “archives” back then too? Probably, but I would guess they had a better understanding that what they had assembled was more akin to a personal
archives–their own research collection–than an “archive” in the strict sense of the word.
But today, as we have previously discussed, just as you are curating your snack collection
when you pull those Doritos off the supermarket shelf, any collection or assemblage of copies of original materials gets called “an archive.” When a scholar says her students are creating
archives when they are assembling collections of links to digitized archival materials, does she really not understand what’s wrong with that usage? Does a scholar not understand that when she
talks about the “archive” that she’s created, that I’m confused because I don’t know whether she’s talking about a collection of copies or a collection of original materials, and moreover, that
this is an important distinction?
And what of scholars who are collecting copies of potential digital
ephemera? Harvesting copies of things from the web that today are something publicly available but tomorrow may be unique and valuable scholarly collections? Do these collections have a more
valid claim to the word “archives”? Should I growl at them too because they talking about “archiving” things and aren’t involving any real archivists?
And so, back to my problem. I don’t want to be like my dog. Scholars and historians who work
with or collect archival materials–whether originals or copies–are our friends, just like the mailman. And, like the mailman, they will keep encroaching on archival turf (semantically and
otherwise) day after day, taking no mind of a little growling. As we’ve previously discussed, the world does not care about what it truly means to be an archivist or for materials to be “an
archives.” They use the words the way they want to. And it’s possible that we should even be flattered, as the term “archives” may be employed by scholars to add an air of increased importance or
academic heft to their digital projects.
Intellectually, I know the popularist approach is the right one. In other words, if David
Ferriero wants to call someone who tags images a “citizen archivist” because it makes that person feel more valued and empowered, then I should just get over my qualms. The important thing is
that people are contributing to the descriptions of records and getting more involved with the archives. If historians are working with digital collections of archival materials, that’s the
important thing. It’s all good, right? And I, maybe more than most archivists, want to see our profession move out of the background and get more attention for the work that we do and the
collections that we care for. So I should just relax and embrace everyone, like a laid-back Golden Retriever, right?
“Fertörakos #16″ courtesy of Thomas
Lieser
Ah, but there’s still a problem. People do appreciate our collections.
Scholars and the public love it when they have access to our collections,
in person or online. Everyone loves the old stuff in archives, and they love to interact with it. But most of them (scholars included?) have little or no understanding that there’s a profession
and discipline behind that old stuff. Yesterday afternoon on Twitter an archivist wrote:
was just told, by one of the Town employees who is taking over the archives, “An archive
is just like a library, how hard can it be?”
Sometimes when my dog growls, it’s not the mailman. I’m sure that the archivist in this case
took some time explaining to the archives’ new custodian that it is not, in fact, just like a library. If a scholar truly does not understand the difference between a digital collection and an
archive, then we archivists have a problem. That’s hardly a new observation. As a profession we’ve known for a long time that we need to do a better job of promoting the value of what we do. And
for scholars who do have some understanding of the true meaning of archive but still think it’s appropriate to use it for their own collections of copies, we need to try to make them understand
that for many archivists this appropriation of the word shows disrespect for the professionals who are trained to care for archives.
So, to wrap up with my extended dog simile, I don’t want to be like my dog who growls at the
mailman everyday but I don’t want to be like the lovable Golden Retriever who growls at no one. I think I should emulate the watchful sheepdog, who lets the flock have their freedom until they
stray out of bounds. Then, it’s time to go to work.
”Sheepdog in action” courtesy of Carron Brown
-
Dernière minute :
Plusieurs “full studentships & post PhD available”
4 full studentships available (in the broad areas mentioned) and up
to
9 fee-waivers (5 for FT students and 4 for PT PhDs).
http://www.northumbria.ac.uk/sd/academic/sass/res_con/studentship300611/
***
… That’s all folks ! comme dirait Tex Avery…