Lettre aux amis de la police (et de la gendarmerie) 2009/10
Vous trouverez dans cette « Lettre » des annonces concernant publications, colloques et nouvelles diverses, dont certaines malheureusement déjà obsolètes (Mea culpa…) mais vous pourrez vous
reporter aux programmes de ces séminaires pour connaître la suite de leur programme…
A/ Des livres…
Marie-Christine HUBERT et Emmanuel FILHOL, Les Tsiganes en France : un sort à part 1939-1946, Paris, Perrin2009.
On devait à Marie-Christine Hubert une thèse (hélas non publiée) sur les Tsiganes pendant la Seconde guerre mondiale et à Emmanuel Filhol de nombreux articles sur le sujet… Ils ont associé leurs
recherches pour nous livrer cet ouvrage qui vient compléter notre connaissance sur un sujet longtemps négligé ou envahi de légendes … Fichés depuis 1912, les Tsiganes ont toujours constitué une «
préoccupation » pour les pouvoirs publics. Internés dans des camps spéciaux dès l’automne 1939, ils devaient connaître un sort particulier pendant la guerre, différent de celui des tsiganes
d’Europe centrale ou des juifs de France.
Sébastien LAURENT, Politiques de l’ombre. Etat, renseignement et surveillance en France, Fayard.
Il s’agit de l’édition du mémoire de HDR de ce défricheur de l’histoire du renseignement. Portant sur le XIXe siècle (ce que le titre ne dit pas), ce travail impressionnant et dense (700 pages)
s’attache à cerner ce que l’auteur appelle « l’état secret » dont il montre la construction tout au long du siècle dans l’ombre de l’État bureaucratique, parallèlement à l’avènement de la
modernité politique et administrative. D’excellents développements sur les contradictions entre ces formes d’organisation secrète de l’État et le développement du libéralisme et de la démocratie
s’appuient en particulier sur l’affaire Dreyfus et la rivalité qui opposa dans ce domaine militaires et policiers…
Robert MENCHERINI, Midi rouge, ombres et lumières 2. Vichy en Provence (1940-1942) éditions Syllepse
Présentation de l’éditeur :
Une mise à jour inattendue du régime de Vichy.
Une approche concrète d’un « fascisme à la française » dans la dite « zone libre ».
(à noter les développements sur les différentes forces en charge de l’ordre et de la répression)
Didier EPELBAUM, Obéir. Les déshonneurs du capitaine Vieux. Drancy, 1941-1944, StockOn sait que le camp de Drancy où transitèrent la plupart des juifs déportés de France fut administré par la
Préfecture de police jusqu’à l’arrivée d’Alois Brunner et son équipe de « spécialistes » viennois à l’été 1943. De la fin août 1941, à la Libération de Paris, c’est la gendarmerie qui assura la
garde de ce camp installé dans les bâtiments non achevés de la Cité
de la Muette. Les gendarmes préposés à la garde des juifs (et à l’escorte des convois jusqu’à la frontière) apparaissent de façon très sombre — avec quelques rares exceptions — dans les mémoires
des survivants (cf par exemple l’ouvrage de Noël Calef, Camp de représailles, réédité en 1997 par les éditions de l’Olivier…). Trafics divers, privautés sexuelles, vols, abus de confiance,
brimades voire sévices … se lisent également dans les plaintes déposées après la libération par les survivants contre quelques-uns de ces gendarmes. Le procès et l’acquittement des « gendarmes de
Drancy » en 1947 a donné matière à la réflexion d’Henri Rousso sur l’impossible épuration après la guerre ("Une justice impossible. L'épuration et la politique antijuive de Vichy", Annales ESC,
1993, n°3, p. 745-770). La figure la plus noire, celle de leur chef, le capitaine Vieux, en fuite depuis la Libération, permit pendant l’instruction et le procès, aux inculpés — ce fut également
le cas dans la police — de se décharger de leurs responsabilités personnelles.
Yves MATHIEU, Policiers perdus. Les GMR dans la Seconde Guerre mondiale (chez l'auteur : 4, allée du Niger, Résidence Donatello 2 Bât D, 31000 TOULOUSE)
[Rappel : L’Affaire Guy Môquet. Enquête sur une mystification officielle, (JM Berlière/Franck Liaigre), annoncé prématurément en
septembre, est finalement sorti fin octobre (chez Larousse).
Fondé sur une recherche quasi exhaustives dans les archives, toutes les archives, disponibles, il permet de faire le point des certitudes face aux élucubrations innombrables entendues et lues en
2007 : Guy Môquet a-t-il « résisté » ? Pourquoi et par qui fut-il arrêté ? Pourquoi, comment et par qui fut-il ajouté aux otages fusillés à Châteaubriand ? Fut-il (odieusement) torturé ?
Incarne-t-il la Résistance, l’idéal démocratique ? Fut-il assassiné par le patronat français ? Le PCF était-il engagé dans la lutte (au moins intellectuelle et morale) contre l'occupant à
l'automne 1940 ? etc... comme l’ont affirmé les intervenants les plus divers et les plus inattendus dans le débat ?
Que permet de répondre à ces affirmations péremptoires et actes de foi une recherche menée avec la méthode et l’éthique qui s’imposent aux historiens quel que soit le sujet ?]
Ouvrages à paraître/annoncés :
En décembre : le dernier livre de Michel Porret, L'ombre du diable: Michée Chauderon, la dernière sorcière exécutée à Genève, Genève, Editions Georg
(Cf l’article de la Tribune de Genève, 26.10.2009 : « Et Genève tua sa dernière sorcière »)
Au premier trimestre 2010 :
Les actes du colloque sur la gendarmerie au XXe S
La thèse de A.D. Houte sur la gendarmerie au XIXe siècle
Le Témoin, l’historien et le sociologue (Nouveau Monde éditions), actes de la journée d’études sur les récits de vie policiers recueillis par l’IHESI et le CESDIP, enrichis de
nombreuses contributions internationales sur « l’histoire orale » écrite à partir d’entretiens avec des policiers et sur l’utilisation du témoignage en général par sociologues et historiens à
partir de cas d’école (commissaires, femmes policiers, résistants…)
À signaler un nouveau tirage (les 1500 exemplaires de la première édition ont été distribués lors des commémorations du 25 août) partiellement expurgé d’erreurs et imprécisions qui l’affectaient
de la plaquette Au Coeur de la préfecture de police : de la Résistance à la Libération, consacrée à des résistants et proto-résistants policiers bien oubliés notamment par
l’institution…
Pour se procurer cette plaquette gratuite — ISBN 978-2-9153-4774-6 — se renseigner auprès du service du patrimoine de la PP.
B/ Colloques, séminaires, .journées d’études …
1/ Le groupe de recherche « Metis » -
Le renseignement dans les sociétés démocratiques
du centre d’histoire de Sciences-Po
Lundi 12 octobre 2009 à 18h00, première séance du cycle :
« Fiction(s) et réalité(s) de l’espionnage »
autour de Nicolas SAADA, scénariste-réalisateur d’«Espion(s)» et critique de cinéma qui évoquera le thème suivant :
« Les représentations cinématographiques de l’espionnage »
(Centre d’histoire de Sciences-Po, 18h-20h, 56, rue Jacob, salle du premier étage)
Programme : http://centre-histoire.sciences-po.fr/centre/groupes/renseignements.html
2/ Séminaire d'études doctorales « Empires. Histoire des colonisations »
Salle de réunion, Institut d’histoire moderne et contemporaine,
École normale supérieure
45, rue d’Ulm 75005 Paris
Les lundis de 18 h - 20 h
NB = Le 14 décembre
Emmanuel Blanchard (UVSQ) et Quentin Deluermoz (Paris XIII)
« Polices et fait colonial : perspectives croisées »
3/ Privatisation et « commodification » de la sécurité
Séminaire de recherche, 20 octobre 2009, Sciences-Po CERI
Groupe de recherche SUERTE (Sécurité, Union européenne et relations
transatlantiques)
avec Thomas Lindemann, Jean-Paul Brodeur et Anna Leander
Salle Rotonde 721, Ecole de journalisme de Sciences Po, 117 Boulevard Saint Germain.
De 14 h45 à 19 h 00.
Entrée libre dans la mesure des places disponibles.
Les interventions et les discussions auront lieu en anglais et en français.
4/ Journées d’études : Polices et policing en situation coloniale : le cas de l’empire français (19e-20e siècles)1
1 Ces journées d’études comprennent un atelier historiographique et archivistique le mercredi 26 novembre après-midi, plus particulièrement destiné aux étudiants de masters et jeunes doctorants
qui souhaitent commencer des travaux sur les polices dans l’empire français. Ces journées sont partie intégrante d’un séminaire international du GERN dont trois autres séances sur les empires
britanniques (Open University, Milton Keynes, sept. 2009), néerlandais (Université de Leiden, mai 2010) et portugais (Université de Porto, décembre 2010) sont programmées.
Elles s’inscrivent par ailleurs dans le programme ANR du CERSA sur la « circulation des modèles policiers ».
PARIS, 25-28 NOVEMBRE 2009 • Journées d’études
« Polices et empires coloniaux, 18e-20e siècles »
Polices et policiers ont joué un rôle crucial dans l’histoire des empires coloniaux : partie prenante des différentes formes de gouvernement colonial, ils ont reconfiguré des formes vernaculaires
de maintien de l’ordre, contribué au pouvoir politique et social des colons et assuré la diffusion des normes des autorités impériales. La police est restée cependant une zone d’ombre relative
dans les historiographies impériales et un secteur mal connu de l’État colonial. L’historiographie de la police a également longtemps traité les policiers des colonies comme un problème
secondaire, séparé de l’histoire des forces de l’ordre en métropole. Au regard des travaux récents sur les empires coloniaux espagnols et portugais, pour ne rien dire de l’empire britannique, ou
encore des polices françaises au 20e siècle, il apparaît nécessaire de réévaluer le poids des expériences coloniales dans l’histoire longue des polices nationales et dans celle des modèles
d’action étatique et de gestion des populations.
Les journées d’études Polices et empires coloniaux, 18e-20e siècles ont l’ambition de rapprocher les spécialistes de deux domaines, l’histoire de la police et l’histoire coloniale, qui
connaissent un important renouvellement depuis plusieurs années. Elles sont organisées par deux équipes de recherche, le GERN (Groupe européen de recherche sur les normativités, dans le cadre du
séminaire, «Polices et policing en situation coloniale : une perspective impériale et comparatiste. France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal, 19e-20e siècles») et le programme «Circulation et
construction des savoirs policiers en Europe, 1700-1900» (CIRSAP), programme blanc de l’Agence nationale de la recherche, coordonné par l’Institut historique du Septentrion (IRHIS, UMR 8529
Université de Lille), en collaboration avec le Centre de recherches en histoire quantitative (UMR 6583 Université de Basse-Normandie), TELEMME (UMR 6570 MMSH Aix-en-Provence) et le Centre de
recherches d’histoire moderne (EA 127, Université Paris I Panthéon-Sorbonne).
Ces journées réunissent deux manifestations : Polices et policiers en situation coloniale : le cas de l’empire français (19e-20e siècles), les 25 et 28 novembre, organisées par le GERN et le
CESDIP (Centre d’études sociologiques sur le droit et les institutions pénales, UMR 8183), et les journées Polices et empires coloniaux, 1700-1900, les 26 et 27 novembre, organisées par le
CIRSAP, avec le soutien de l’Université Paris 1.
PROGRAMME
mercredi 25 novembre
14h-17h, salle 216, Centre Panthéon, place du Panthéon
atelier Gern Les polices dans l’empire français : sources et historiographie
14h15 Bilan de Policing british empire, premier séminaire GERN des 16 et 17 septembre (Chris Williams, Open University)
14h45 Les polices dans l’empire français, un trou noir historiographique ? (Emmanuel Blanchard, CESDIP)
15h30 Table ronde : Les sources pour une histoire des pratiques de police et du maintien de l’ordre dans les colonies françaises, 19e-20e siècles (Benoît Haberbusch, SHD ; Daniel Hick, ANOM ;
Christèle Noulet, AN)
jeudi 26 novembre
9h30-17h30, salle 216, Centre Panthéon, place du Panthéon
5e journées d’études de l’ANR Cirsap Polices et empires coloniaux, 1700-1900
9h15 Accueil des participants
9h30 Introduction : Vincent Denis (CIRSAP, Paris I)
Organiser la police coloniale : “adaptation” et innovation (1)
Présidence : Dominique Kalifa (Paris I)
9h40 John Savage, Lehigh University, La terreur blanche aux Antilles : cour prévôtale et justice coloniale à La Martinique pendant la Restauration
10h05 Emmanuel Blanchard, CESDIP, Entre police et milice, les gardes nationales algéroises (années 1830-1870)
10h45 Marieke Bloembergen, Royal Netherlands Institute of Southeast Asian and Caribbean Studies, Policing as a new colonial problem in the Netherlands-Indies, 1870s-1900
11h10 Ellen Klinkers, Royal Netherlands Institute of Southeast Asian and Caribbean Studies, The rise and development of a colonial police system in Suriname, 1863-1900
11h35 Discussion, Bernard Gainot, Paris I
Organiser la police coloniale : “adaptation” et innovation (2)
Présidence : Pierre Boilley (Paris I)
14h15 Charles Heaton, Texas A & M University, Enforcing unfree labor : slave patrols as a policing mechanism in the British atlantic world
14h40 Stefan Petrow, University of Tasmania, Convicts or free men : policing in Van Diemen’s land, 1847-1858
15h20 Joël Glasman, Université de Leipzig, Etre policier dans le Togo allemand à la fin du 19e siècle
15h45 Kemi Rotimi, Obafemi Awolowo University, The British and the adoption of pre-colonial police institutions in Nigeria
16h10 Discussion : Richard Hill, Victoria University of Wellington
vendredi 27 novembre
9h30-17h, 1 rue Thénard (5e arr.), 3e étage, salle D9
Transferts et réseaux policiers impériaux (1)
Présidence : Christine Lebeau (Paris I)
9h30 Chris Williams, Open University, How insular was Britain’s new police ? (1780-1880)
9h55 Donald Fyson, Université de Laval, La police au Québec, 1760-1867 : des modèles européens dans une colonie nord-américaine
10h35 Erin Giuliani, University of Queensland, The markings of a criminal : police surveillance and classification technologies in colonial Australia, 1880-1900
11h Mark Doyle, Middle Tennessee State University, « Firing should be at once effective » : policing communal riots in Victorian Ireland and India
11h25 Discussion : Xavier Rousseaux, Université catholique de Louvain
Transferts et réseaux policiers impériaux (2)
Présidence : Catherine Denys (Lille 3)
14h Scott C. Spencer, University of Virginia, Imperial Enforcers : The South African constabulary, the North-West mounted police, and British imperial policing networks, 1895-1914
14h25 Richard Hill, Victoria University of Wellington, Adaptation and autochtonisation : applying and refining imperial policing methods in the colony of New Zealand, 1840-1907
15h15Discussion : Donald Fyson, Université de Laval
16h Conclusions provisoires par Catherine Denys (Lille 3) et Vincent Denis (Paris I)
samedi 28 novembre
9h30-18h, Centre Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne,
salle Marc Bloch (escalier C, 2e étage)
séminaire Gern Polices et policiers en situation coloniale : le cas de l’empire français (19e-20e siècles)
9h30-10h Accueil des intervenants et des participants
10h-10h15 René Lévy (CESDIP-GERN), présentation du séminaire GERN
et du programme et de la journée
Panel 1 (10h15-12h) Les lentes formations et professionnalisations des polices coloniales
Nicolas Courtin, La construction des dispositifs de police à Madagascar, 1878-1914
Johann Grémont (Paris 7), De la police locale à la police coloniale (Tonkin, 1880-1940)
Joël Glasman (Paris 7), Genèse d’un métier africain : la police togolaise (1940-1963)
Discutant : Quentin Deluermoz (Paris 13)
Panel 2 (13h30-15h) La police des moeurs et des frontières raciales
Christelle Taraud (Centre de recherches d’histoire moderne du 19e siècle, Paris 1), Réglementarisme colonial et police des moeurs au Maghreb (1830-1962)
IsabelleTracol-Huynh (Lyon 2), Le réglementarisme prostitutionnel au Tonkin colonial (1873-1954)
Jean-Pierre Peyroulou (CEMAf, Paris 1), La Sécurité générale de l’Algérie (SGA) de 1939 à 1955
Discutant : Jean-Marc Berlière (Université de Bourgogne, CESDIP)
Panel 3 (15h15-17h) Surveillance et répression politiques
Martin Thomas (Université d’Exeter), Les services de renseignement en Afrique du Nord : pratiques et principes de surveillance politique (1918-1945)
Jim House (Université de Leeds), Neil MacMaster (Université d’East Anglia), Surveillance, encadrement et répression sous le Protectorat du Maroc : du monde rural aux grands centres urbains
Bénédicte Brunet (Toulouse 2), La police au Dahomey, entre missions politiques et « légitimité » incertaine (1920-1940)
Discutante : Sylvie Thénault (Centre d’histoire sociale du xxe siècle, CNRS)
Conclusions : Emmanuel Blanchard (CESDIP) & Neil MacMaster (Université d’East Anglia)
Quel legs colonial ? Continuités, transferts et mémoires du colonial policing dans la France postcoloniale
Organisation
Emmanuel Blanchard, maître de conférences à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et chercheur au CESDIP (UMR 8183 CNRS, ministère de la Justice-UVSQ), blanchard@cesdip.fr
Vincent Denis, maître de conférences à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre de recherches d’histoire moderne (EA 127), vjdenis2@yahoo.fr
Entrée libre dans la mesure des places disponibles
Inscription souhaitée auprès des organisateurs par courriel à : vjdenis2@yahoo.fr ; blanchard@cesdip.fr ; précisez demi-journées de présence
5/ Call for Papers
History of Crime – Historical Criminology:
British Crime Historians Symposium 2
2 – 3 September, 2010, ICOSS Interdisciplinary Centre of the Social Sciences, University of Sheffield
In recent decades, the historical study of crime has become a significant topic within social history and criminology. This is the second symposium that seeks to bring together historians of
crime and criminologists engaged in historical research to review current scholarship. Like the symposium at Leeds Metropolitan University in September 2007, it will be a ‘single strand’ event
organised around themed panels, keynote adddresses and roundtable discussion. This year a key aim is to address the inter-disciplinary engagement between history and criminology. However we
welcome panel presentations on the broad range of issues concerning sources of, and response to, crime, from the 17C to the 20C. We are also keen to include postgraduates students undertaking
research in the history of crime and criminal justice.
We aim to organise panels concerning:
Methods and Interpretation
Comparative Histories
History and Current Policy
Criminal Lives
Empire and Internationalism
Place and Space
Keynote speakers:
Louise Jackson, Geoffrey Pearson, Robert Shoemaker, Pieter Spierenburg
Proposals (not more than 200 words please) should be sent by 28 February 2010 to Lisa Burns at the Centre for Criminological Research: l.k.burns@sheffield.ac.uk
For further information, contact Paul Knepper, University of Sheffield, p.knepper@sheffield.
C/ Il faut sauver le gendarme Mattely
Comme vous le savez, cet officier de gendarmerie, par ailleurs chercheur associé au CESDIP, est menacé de révocation pour avoir co-signé comme chercheur un article critique (mais qui ne faisait
que reprendre ce que beaucoup de gendarmes pensent) sur le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur…
Au delà de tous les problèmes posés par cette affaire, il en est un préoccupant qui touche à la participation et à l’investissement futurs des professionnels de la sécurité dans la recherche qui
risquent fort de se tarir ou de se cantonner à un conformisme prudent ou à des versions organiques (qu’on se rappelle ce qu’ont longtemps été les ouvrages historiques « internes » produits sur la
police ou la gendarmerie) qui siéent mal à la liberté et à l’ouverture nécessaires à toute recherche…
Si vous partagez cette analyse, ou si vous souhaitez le faire pour toute autre raison, pensez à signer une des nombreuses pétitions qui circulent sur le net (des sociologues, des
journalistes…)
PS : cette « Lettre » (dont le titre est inspiré de la Rubriques « Deux mots aux amis d’un journal libertaire au début du XXe siècle) parfaitement informelle et à fréquence irrégulière, a pour
but de diffuser les informations — notamment publications de livres ou d’articles, mais également colloques ou journées d’études — en rapport avec l’histoire, la recherche, la réflexion, les
archives et sources… concernant peu ou prou le domaine policier (gendarmerie comprise !)…